Je suis sorti parce que je n'avais pas envie de rester glander chez moi.
J'ai été déçu car je n'ai pris quasiment aucun plaisir.
Je ne comprends pas ce qui a motivé mes copains à faire ces choix pour orienter la soirée.
On est allés dans un restaurant chinois. Je n'éprouve pas vraiment de plaisir à manger au restaurant ; en général la nourriture servie est de qualité très moyenne pour le prix payé (qui est souvent cher), le repas est rarement équilibré (beaucoup trop de protéines et de graisses), et, ayant déjà travaillé dans un restaurant (en cuisine, pas en salle) je peux affirmer que la priorité est la vitesse du service, au détriment de la qualité/fraicheur/hygiène des aliments. En plus, je prends plus de plaisir en général à cuisiner qu'à déguster, donc le restaurant n'est vraiment pas fait pour moi. Les seuls avantages de celui-ci, c'était qu'il proposait une cuisine étrangère (ce qui attise ma curiosité culinaire) et qu'il n'était vraiment pas cher (pour 8 € j'ai eu un repas complet en bonne quantité).
Le restaurant était tout petit, nous étions tout serrés les uns contre les autres. Et pourtant, pas moyen de discuter ensemble (à moins de crier), tant le bruit général couvrait nos voix.
Je ne fume pas. Enfin, pas directement, je suis seulement fumeur passif. J'ai été servi, car il suffisait qu'une ou deux personnes fument une cigarette pour que la salle soit irrespirable. A la première cigarette, je n'ai rien dit, car de toute façon je serais passé pour un chieur si j'avais demandé aux fumeurs de bien vouloir épargner mes poumons en fumant dehors. A la deuxième cigarette, j'ai préféré respirer l'air pollué de Paris plutôt que de rester enfermé dans la salle du restaurant.
Le repas était bon, mais les aliments étaient pauvres en goût. En fait tout le goût des plats venait de leur sauce (d'ailleurs servie en quantité bien trop importante sur la salade que j'ai prise en entrée). Le dessert était excellent, c'était du nougat chinois, une pâte gelée mélangée avec des morceaux de cacahuète, noix de cajou et amandes, le tout enrobé de graines de sésame
.
Je résume : on mange dans un endroit puant la cigarette, où il est pénible de discuter, le repas n'est pas de très bonne qualité et il coût bien plus cher que si on l'avait préparé nous-même.
J'oubliais quelques détails : dans mon menu, j'avais la possibilité de prendre différentes boissons : de l'eau (d'évian), de la bière, du vin ou du coca. Comme je n'aime pas l'alcool et que je ne bois pas de coca, j'ai pris de l'évian. Au moment où le serveur a apporté ma bouteille de 50 cl, un de mes amis m'a désigné d'un air moqueur parce que je n'avais pas choisi de boisson alcoolisée. J'étais profondément déçu. Je ne peux pas boire de l'eau sans passer pour un coincé qui se refuse un écart de temps en temps. Alors que je n'aime tout simplement pas l'alcool.
Ensuite, il y a eu le moment où tout le monde cogne son verre contre ceux des voisins. Je trouve ça particulièrement lourd de s'attarder sur ce rite à chaque repas, et surtout d'insister pour que l'on se regarde dans les yeux au moment où les deux verres se touchent.
Ensuite, on est allés rejoindre une amie à St-Michel, puis on a décidé d'aller dans un bar, prendre un verre. Là encore, je ne comprends pas les motivations du groupe : comme précédemment, on va se retrouver dans un lieu puant la cigarette, très bruyant, mais où, petit changement par rapport au restaurant, les consommations sont quatre fois plus chères que dans la vie de tous les jours. La bière de 50 cl était à 5 €.
De toute façon, je n'ai d'autre choix que de les suivre, le dernier RER étant déjà passé. J'aurais pu rentrer tout seul avant qu'il ne soit trop tard, mais d'une part, l'idée de faire le trajet de 1h30-2h00 tout seul ne m'enchantait pas vraiment puisque je n'avais prévu aucune lecture, et d'autre part, je me disais que la soirée pouvait difficilement être pire, donc il y avait de fortes chances que ça s'améliore.
Le trajet du restaurant au bar a été sympathique, l'ambiance n'était pas trop bruyante, on pouvait discuter, et les fumées de cigarettes étaient rapidement dissoutes dans l'air pollué, donc je ne sentais quasiment rien.
Au bar, chacun a commandé une boisson (sauf moi), puis on s'est assis pendant près de 2 heures pour les boire. La musique était tellement forte qu'il était vraiment impossible de discuter, même avec la personne en face de soi, sans crier. Mais heureusement, elle était de bonne qualité. Mais c'est malheureusement le seul point positif de la soirée. J'ai attendu que ça se passe, j'ai regardé les autres, même eux avaient l'air de s'ennuyer. Quelques tentatives de discussions tout de même ont émergé. La seule qui fit l'unanimité s'interrogeait sur celui d'entre nous qui avait la plus grosse bite. Nous avons en moyenne 20 ans. C'est normal ? (avec quelques grammes d'alcool dans le sang pour quelques-uns).
Nous avons quitté l'établissement vers 3h pour rentrer chez nous et dormir. Sur le retour, dans la voiture, tout le monde était crevé et somnolant.
Pour vous, toutes ces remarques ne sont peut-être que des détails de moindre importance et ne vous poseraient peut-être pas de problème. Mais pour moi, elles s'ajoutent au fait que c'était une soirée complètement vide, qui ne m'a quasiment rien apporté, si ce n'est le nom d'une pâtisserie Indienne alléchante lue sur la pancarte d'un restaurant à côté duquel on est passés.
Je crois que j'ai évolué vers une direction différente de celle de mes vieux amis. Je ne suis plus sur la même longueur d'onde qu'eux.
Existe-t-il d'autres personnes pour lesquelles le plaisir de vivre se manifeste plus la journée que la nuit ? Ils étaient tous à moitié endormis dans le bar. Où est le plaisir ?
Existe-t-il d'autres personnes pour lesquelles le plaisir n'est pas d'être passif devant une table de plats servis deux fois plus chers que chez soi et de moins bonne qualité, mais d'être actif à faire du sport ou des jeux de société ?
Existe-t-il d'autres personnes qui ne tirent aucun enrichissement des discussions sur les bites de ses voisins, mais sur des sujets un peu plus profonds, comme l'actualité politique (où je ne connais rien, donc je serais heureux d'apprendre) ?
Enfin, existe-t-il d'autres personnes pour lesquelles la nécessité de boire pour se libérer de ses frustrations et enfin rire de tout et de rien (surtout de rien) est nulle ?
J'avais l'impression d'illustrer à merveille "La mauvaise réputation" de Brassens.
J'ai l'impression que mes amis passent à côté des réels plaisirs de la vie.
Ou bien c'est moi ?
(sinon, tu exagères de généraliser à tous les restaurants... enfin, si tu n'aimes en général pas manger, c'est compréhensible
. Enfin ce que tu décris c'est quand même un *mauvais* restaurant chinois hein (et ça c'est vrai qu'il y en a un paquet, mais il y en a aussi des bons. Qui souvent ne sont pas tellement plus chers (sauf si tu prends les plats de luxe évidemment)). À vrai dire le coup des plats qui ont tous le même non-goût avec la même tonne de sauce, ça me fait plutôt penser aux "traiteurs" chinois, qui achètent leur bouffe toute prête je sais pas trop où (c'est partout la même)).)
) normalement c'est seulement quand on fête quelque chose.
. Tu devrais passer tes soirées à glander sur yAronet, plutôt que de sortir
) elle coûte dans les 7 euros et elle fait pratiquement un repas complet. Mais le reste aussi est de qualité normalement (edit : après avoir cherché un peu sur le net il semble que c'est inégal en fait), bon c'est chinois donc inhabituel, mais... 
?
), jamais d'alcool, vu que personne n'en boit ^^


), jamais d'alcool, vu que personne n'en boit ^^
ce que je ne comprends pas, c'est surtout ceux qui se bourrent la gueule systématiquement :/
Je bois de l'alcool (et même chez moi parfois) mais jamais plus d'un ou deux verre (de toute façon après je n'apprécie plus du tout le goût et je trouve ça débile de me forcer juste pour être saoule), mais je bois juste par plaisir pas pour être "joyeuse"(en même temps vu que certains ne considérent pas le cidre et peut être le vin comme de l'alcool