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Voici une traduction libre (de ma pomme) d'un article de Aeson sur Civfanatics qui m'a passionné, parce qu'il concerne précisémment ce dans quoi je galère en ce moment : le niveau Empereur. Depuis que je l'ai lu, j'ai bien progressé.

Merci donc à CIVFANATICS et à ISION;




Tout joueur de civ a fait l’expérience de périodes d’adaptation délicates au fur et à mesure de sa progression dans la difficulté. On débat souvent pour savoir quel est le changement de niveau auquel il est le plus difficile de s’adapter. Certes, le passage de Seigneur de la Guerre à Régent vient à l’esprit de chacun : les premières fois où un joueur est confronté au jeu à égalité avec l’IA (N.D.T. Régent) peuvent nécessiter un moment d’adaptation. Il y a un autre changement de niveau que beaucoup de joueurs, qui ont atteint le niveau Divin, considèrent comme le moment où le jeu change complètement, un peu comme si vous jouiez à un jeu différent avec la même mécanique de base. Le changement de niveau auquel je me réfère est la transition de Monarque à Empereur. A bien des points de vue, le jeu en Monarque est une sorte de Régent en plus musclé, la seule réelle différence étant la vitesse de construction plus rapide de l’IA. Le léger avantage de l’IA ne fait pas le poids face à l’habileté humaine, même chez un joueur Régent moyen. Lorsque vous arrivez au niveau Empereur, l’avantage de l’IA devient considérable, si bien que pas mal de techniques que vous avez appris à maîtriser au cours des 4 précédents niveaux ne sont plus viables ! Pour beaucoup de joueurs, Monarque est le point d’aboutissement de leur expérience à Civilisation, et cela peut se comprendre. Les raisons de cela sont nombreuses, et cet article est une tentative pour synthétiser ce à quoi on doit s’attendre lors d’une transition de Monarque vers Empereur, tout en donnant quelques astuces utiles pour aider les joueurs à faire le « grand saut ».

1. Citoyens satisfaits

En Monarque, toutes les nouvelles villes démarrent avec deux citoyens satisfaits, en Empereur les nouvelles villes démarrent avec un citoyen satisfait. L’impact de ceci est très important et peut semer le trouble chez un joueur habitué à jouer en Monarque. Avant, il vous était facile de maintenir un empire à peu près heureux avec un minimum d’efforts. Maintenant, il va vous falloir maîtriser le tiret « bonheur ». La première chose contre laquelle vous allez devoir vous battre une tendance naturelle à ne pas utiliser le tiret bonheur : il s’agit d’une habitude acquise à des niveaux de difficulté plus facilement « heureux ».
Deuxièmement, avant le niveau Empereur la première raison pour laquelle vous laissiez des troupes dans les villes était leur défense ; en Empereur, il faut commencer à faire attention à la valeur de « police militaire » des unités en garnison.
Enfin, c’est la première fois que l’importance d’assurer l’accès à des ressources de luxe est aussi primordiale : avant, vous vous concentriez sur ces ressources, mais maintenant elles vont devenir quasiment une obsession. Vous avez constaté que la lassitude due à la guerre et les émeutes faisaient partie du jeu, mais pas à un tel degré d’importance : à présent, une surveillance constante et rapprochée du niveau de bonheur dans vos villes sera de rigueur.

2. Le bonus de construction de l’IA

En Empereur, l’IA construit en 8 tours ce que vous mettez 10 tours à construire. Ce bonus de 20% va vous amener à changer l’ordre de vos constructions préférées, vos objectifs en matière de construction de Merveilles et votre stratégie militaire. Vous ne serez plus en mesure de construire 4 grandes Merveilles Antiques. Passez outre ! Apprenez à chercher à obtenir vos merveilles en accord avec vos objectifs premiers dans le jeu. Si vous avez pris l’habitude de construire votre stratégie sur la possession des Pyramides ou de la Grande Bibliothèque à chaque démarrage de jeu, vous devez mettre au point de nouvelles stratégies. En Empereur et au dessus vos chances d’arriver à construire ces Merveilles diminuent fortement.
Ensuite, vous ne pourrez plus vous maintenir en tête de la course aux technologies face à l’IA. Apprenez à rester en retard, intéressez-vous aux branches technologiques les moins prisées par l’IA, et SURTOUT, faites le tour des autres civs à chaque tour. Echangez, échangez, échangez encore et toujours. Vos jours de « rush » technologiques sont terminés. Avant de jouer au niveau Empereur, beaucoup de joueurs n’ont jamais acheté de technologie à l’IA : vous allez devoir apprendre les finesses d’une bonne stratégie en matière d’acquisition de technologies. Il est amusant de constater que de nouveaux joueurs utilisent souvent la stratégie du tiret science à 0, alors qu’en fait ils pourraient presque toujours être en tête de la course aux technologies dans les niveaux inférieurs à Empereur. Cette stratégie a été mise au point pour les niveaux les plus élevés de façon à rester dans la course vis-à-vis de l’IA. Ce à quoi vous vous amusiez (le tiret science à 0) sans vraiment en avoir besoin va devenir à présent une stratégie cruciale à maîtriser.

3. Le bonus d’unités de l’IA

En Monarque, l’IA a un léger avantage dans ses unités de démarrage et ses coûts de support d’unités. En Empereur, cet avantage devient important, tellement important que ce que vous considériez comme acquis pour l’IA – le fameux rush ultra précoce d’archers – va se transformer maintenant en un avantage numérique d’un facteur 2 ou 3 pour l’IA. Au départ, il va vous falloir revenir à vos fondamentaux de Chef Tribal, quand vous appreniez à assurer la défense de votre Empire et à construire des unités défensives. Si vous vous payez le luxe de construire un temple ou une bibliothèque avant les unités militaires dans chaque nouvelle ville, vous serez souvent dépassé par vos voisins. Avec le temps, vous ré-apprendrez à attaquer. Mais même à ce moment-là, ce ne sera plus pareil. A vrai dire, avant le niveau Empereur, la seule raison pour construire des unités de type différent était surtout affaire de goût personnel. En Monarque, on peut ne construire qu’une ou deux sortes d’unités offensives, les upgrader, et ensuite ne plus rien construire d’autre durant le reste du jeu. En Empereur, c’est terminé : vous allez devoir maîtriser la puissance des armes combinées et de l’artillerie. Des contre-attaques commenceront à apparaître par la force des choses. Attendez-vous à être agressé tôt et souvent. Le plus important est de planifier vos guerres bien en amont, et la gestion de vos unités devra être beaucoup plus précise : il va devenir tout à fait nécessaire de disposer d’une « réserve stratégique ».
Enfin, jusqu’à présent vous vous êtes débrouillé pour arriver à combattre presque sans arrêt dans des régimes représentatifs (république, démocratie). Oubliez cela aussi. Un joueur Empereur et au-delà, qui a l’intention de beaucoup guerroyer devra apprendre la bonne gestion d’un régime totalitaire, le bonus d’unités de l’IA ne lui laissera pas le choix. De plus, vous ne dominerez plus comme vous y arriviez auparavant à l’âge industriel : souvent, l’augmentation de votre population fera la différence entre votre survie ou votre mort !

4. L’IA est stupide

Oui, l’IA est stupide et le reste en empereur et au-dessus. MAIS l’avantage quantitatif de l’IA est tellement important que vous allez mettre un certain temps avant de vous accommoder de cette stupidité. Ne tenez plus comme acquis ce que vous considériez comme acquis auparavant (l’IA n’envoie qu’un petit bateau minable, l’IA envoie une contre-attaque dont vous ne ferez qu’une bouchée, l’IA n’attaque que rarement durant l’antiquité, etc.)

5. « Micro-gestion »

Vous avez lu d’excellents articles sur le sujet ? Vous feriez bien de les retrouver et de les relire une fois ou deux. Le plus gros avantage que vous aviez face à l’IA, jusqu’en Monarque, était votre meilleure capacité à gérer les tâches des travailleurs. A présent, la vraie clef du succès en Empereur est le soin apporté à la « micro-gestion », qu’il s’agisse des aspects économiques, diplomatiques ou militaires. Prenez votre temps, soyez patient, jouez plusieurs coups à l’avance. Avant, vous pouviez jouer au coup par coup, maintenant, il faut avoir un plan à long terme. Toutes vos actions et décisions doivent être menées en suivant le but que vous vous êtes fixé à long terme.



Voili- voilà.

N. B. : Je n’ai pas traduit en détail ce qui concerne la phase de développement, qui me semble un peu moins convaincant que le reste de l’article. L’idée pour bien se développer est de se concentrer de façon quasi-exclusive sur les troupes, les travailleurs et les colons de façon durant la phase d’expansion à ne pas être largué par l’IA.

Aeson résume en disant que si vous acceptez de construire quelque chose qui se fasse au détriment de votre développement, vous vous ferez griller aux niveaux Demi-Dieu ou divinité.

Curieusement, il ne parle pas du niveau SID… lol censure

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Quelques commentaires si tu le permet, j'ai lu attentivement cette article il y a vraiment des points primordiales. Je les aient mis en gras. Tout d'abord la manière de jouer en empereur marque réelement un tournant. Alors qu'en Monarque la victoire est acquise avant même de jouer la partie, personne ne peux assurer qu'il gagnera la partie à 100% en empereur et encore moins aux autres niveau. C'est ce qui rend le jeu aussi exitant.

Les changements primordiales:
Si vous avez pris l’habitude de construire votre stratégie sur la possession des Pyramides ou de la Grande Bibliothèque à chaque démarrage de jeu, vous devez mettre au point de nouvelles stratégies. En Empereur et au dessus vos chances d’arriver à construire ces Merveilles diminuent fortement.


Il fau s'habituer à vivre sans merveille, on s'y fait trés bien. En fait bien souvent dans les parties ou je suis à la ramasse il m'arrive de construire uniquement ONU et de gagner de manière diplomatique.
Avant, vous pouviez jouer au coup par coup, maintenant, il faut avoir un plan à long terme. Toutes vos actions et décisions doivent être menées en suivant le but que vous vous êtes fixé à long terme.


Une guerre ne s'improvise pas. Sous PTW faire une une vingtaine de guerrier vétéran puis upgrader en épeistes quand vous souhaitez reliez le fer est une technique gagnante. Sous Conquest les créateurs ne permettent plus cette abus avec le cout prohibitif de l'upgrade.

Cette stratégie a été mise au point pour les niveaux les plus élevés de façon à rester dans la course vis-à-vis de l’IA. Ce à quoi vous vous amusiez (le tiret science à 0) sans vraiment en avoir besoin va devenir à présent une stratégie cruciale à maîtriser.


Fondamentale, il arrives dans certaines parties de ne pas rechercher une seule tech. On passe son temps à acheter la tech qu'une seule civ posséde pour l'échanger, la revendre contre toutes les autres techs, avec de temps en temps un peu d'or en bonus. A noter que le commerce de luxe, des ressources de fer permet de rapporter du fric. Il m'arrive trés souvent de vendre des ressources alors même que je ne possède pas de surplus. Si je n'ais pas envie de faire la guerre, se séparer d'un fer n'est pas dérangeant. PAr ailleurs il y a la technique du 20 tours guerre - paix - guerre qui marche trés bien pour empocher gratis plusieurs techs.
Apprenez à rester en retard, intéressez-vous aux branches technologiques les moins prisées par l’IA, et SURTOUT, faites le tour des autres civs à chaque tour. Echangez, échangez, échangez encore et toujours.


Si à un moment donné vous êtes en retard sur toutes les civs, vous aurez perdu la partie(le coup de la GB sera alors votre seul sortie de secours). Il faut rester aux contacts de manière à toujours pouvoir échanger avec au moins deux ou trois civs. Vous achetez à la nation que vous souhaitez favorisez, puis vous revendez et échangez aux autres. Ensuite au fur et à mesure du jeu vous compensez progressivement votre retard pour vous retrouvez dans le quator de têtes. La partie est alors pour ainsi dire gagner. Le rôle de la guerre et du cycle guerre-paix-guerre peux aussi aider à compenser un retard scientifique important.

A noter qu'à mon avis le saut entre empereur et divin est encore plus important qu'entre monarque et divin même si les techniques de base reste les mêmes. Sous conquest ils ont légérement diminué le saut entre ses deux niveaux. Le niveau sid est tout simplement injouable, donc mieux vaut ne pas en parler.

chris.

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Petit erreur : je viens d'aller sur Civ fanatics, l'article est signé ISION, pas AESON.

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Lu avec attention Alex, c'est effectivement un style de jeu particulier. Une des difficultés est justement, comme le souligne Chris, d'échanger, mais encore faut-il le pouvoir !. Dans mes rares parties à ce niveau, je bloque là : personne ne veut échanger ou alors, je n'ai pas assez d'oseille car m'étant fait un peu secoué avant, j'ai dû me militariser et ça coûte cher ! grin
avatarLe cerveau des femmes s'appelle la cervelle.

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Le point fondamental de ce niveau c'est la diplomatie.Le bon diplomate en sachant faire les bon echange gagnera les faveur des ia qui quand elles le veulent sont tres genereuse.

Le commerce est un attout majeur lui aussi.

Savoir tirer un maximum de sont age d'or est primordiale et l'ideale est de le faire apparaitre quand on le souhaite.

Savoir que l'ia est une grosse merde au combat et que si vaut unité ne sont pas obsolete et que vous avez un bon reseau routier c'est po tres difficile de ruiner ses unitées.

En ce qui concerne les merveilles celui qui me dit que c'est impossible d'en constuire et que l'ia en aura toujours plus je dit que c'est faux et archi faux et j'ai la preuve si vous voulez.
Le grenier je ne le fait jamais je mise tout sur la GB et 5/6 je l'ai.Puis chaoelle sixtine si je peux ensuite Smith et primordial pour moi donc je fonce sur economie meme si je perd GB j'echange alors toutes mes techc (education banque economie contre le reste jusqu' metalurgie environ)
Enfin ma derniere merveille est theorie de l'evolution pour avoir hover dam.Si j'arrive a avoir tout sa (tres souvent a ce niveau alors la sa devient super complique pour l'ia ,).)
avatarTchimbé red pa moli

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En ce qui concerne les merveilles celui qui me dit que c'est impossible d'en constuire et que l'ia en aura toujours plus je dit que c'est faux et archi faux et j'ai la preuve si vous voulez.


Essaye en sid wink

chris.

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Y'a un truc aussi que j'utilise de plus en plus souvent dans mes parties et qui est vraiment bien dans conquests (dans PTW ça ne servait pas à grand chose) , c'est d'empecher les IA de se rencontrer. Ca parait bète comme ça, mais une ville qui bloque un isthme, des unités pour l'empecher de passer, et si l'IA insiste pour traverser mon territoire je le vire ou je lui tue son unité.
Plus les IA restent isolées les unes des autres et mieux c'est, et maintenant elles ne peuvent pas se refiler les contacts avant le moyen age.
Plusieurs fois je me suis retrouvé leader en science sans faire de recherche, chose qui ne m'était jamais arrivée en empereur avec PTW.

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Oui j'utilise cette technique aussi et sa marche on progresse en semble et puis quand j'ai plus besoin Couic couic
avatarTchimbé red pa moli

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Après avoir gagné quelques parties en empereur, je reconnais que le post de départ est un peu pessimiste. Il est tout à fait possible à ce niveau de combler son retard en sciences à l'époque moderne voire même au moyen âge en production accélérée sur une carte standard, sans avoir un territoire très étendu. L'utilisation des scientifiques de C3C (3 fioles !) donne un avantage considérable en début de partie et permet de ne pas être aussi largué en sciences qu'au même niveau à PTW, à condition de penser à rechercher de préférence les sciences que l'IA délaisse. En jouant avec les babies, j'ai créé dans ma dernière partie un héro scientifique dont je me suis servi à la fin de la partie pour construire l'ONU. Deux points de passage, sinon obligés, du moins fortement conseillés : la recherche de la philosophie, et la construction de la théorie de l'évolution.
A l'époque moderne, j'aime bien également aller assez vite vers l'assainissement, qui permet de construire des hopitaux qui compensent un éventuel désavantage de taille de territoire (personnellement, je n'ai plus la patience de passer des heures à gérer des territoires avec 90 villes corrompues...).

Les principales différences que je fais entre monarque et empereur :
- l'IA construit beaucoup plus d'unités, il faut être assez rigoureux dans la défense, et ne pas espérer gagner avec des attaques faiblardes (alors que ça reste possible en monarque),
- l'humeur des dirigeants est plus instable, et la victoire diplomatique mérite plus d'attention sur l'opinion des autres dirigeants qu'en monarque,
- l'humeur des citoyens aussi doit se regarder avec attention : la police militaire assurée par les unités stationnées est à prendre en considération dans les régimes concernés,
- la micro-gestion des villes devient très payante, ne pas hésiter à se servir des spécialistes et ne pas laisser les gouverneurs le faire (en tout cas, éviter les gouverneurs dans les quelques premières dizaines de tours).

Moyennant un peu d'attention, on peut gagner par diplomatie de cette manière avec une quinzaine de villes et une seule ressource de luxe sur une carte de taille standard. Une dernière chose : ne pas hésiter à refiler à l'IA une ressource, même si on s'en prive (j'avais une seule mine de fer dans ma derinère partie, je ne m'en suis quasiment pas servi durant les 3/4 de la partie).
smile

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Bravo top

chris.

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Merci wink

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C'est ça les X men wink top

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Je viens de faire quelques essais en demi-god : c'est nettement plus galère. Là, pour le coup, je pense qu'il ne faut plus, mais alors vraiment plus, chercher à rivaliser avec l'IA en sciences... triso