boumchakal (./507) :
Vous nous critiquez en disant qu'on à un esprit fermé, qu'on est des inquisiteurs, des haineux et des violents. Bref, vous nous en voulez presque, limite en défendant les pédophiles qui sont des victimes, alors que nous on est NORMAL. Donc, votre tolérance et votre ouverture d'esprit est quand même super limité puisqu'elle ne s'applique pas à nous... J'ai du mal à vous suivre, vous qui est si ouvert que ça. D'un coté on a un type complètement instable qui a sûrement des causes aggravantes mais qui ne se contrôle pas et qui fait des horreurs sur des gamines ou gamins faible, et d'un autre coté, il y a ceux qui disent que c'est inadmissible, et qu'il doit payer pour ses actes. Et vous faite quoi ? Vous nous prouvez par A B qu'on est des intolérants violent et refoulé.

étrange de vouloir créer un catalogue "normal" alors que c'est probablement quelque chose qui n'existe pas dans la dimension humaine (et encore mois dans la dimension sexuelle...).
Je n'essaye certainement pas de dire que tu es refoulé de quoi que ce soit. Si tu n'as aucun souci sur ce point, tant mieux pour toi. Mais quand tu es malade (grippe, jaunisse, cancer ou autre) tu es d'accord pour dire que c'est bien agréable que la société (l'état en l'occurrence) prenne au moins une partie des frais médicaux à sa charge, et que tu n'aies pas à t'enfermer dans une salle isolée du monde parce que la société reconnaît ta maladie (ton entourage en l'occurrence).
Ce que j'essaye de dire aussi, c'est que ce n'est pas en tirant sur les pédophiles qu'on va faire avancer quoi que ce soit. Au contraire, on va les forcer à se cacher et la société va perdre sa seule chance de s'occuper d'eux comme il se doit : comme des hommes (et des femmes) en détresse qui ont besoin d'être pris en charge AVANT qu'ils ne dérapent.
Bien entendu, il y a certains pédophiles qui ne sont même pas conscients de leurs actes, mais d'après le site d'Action Blanche (qui est une association pour la protection des enfants), ce n'est pas la majorité.
Je n'essaye pas non plus de minimiser la gravité des actes. Mais la société actuelle a une propension assez effrayante de créer pour chaque problème un responsable. On a besoin, pour une victime, d'un (ou plusieurs) coupable(s). C'est un raisonnement qui est très pratique pour deux raisons : d'abord parce qu'il est très simple, donc très facile à faire entendre au public, aux téléspectateurs, etc. ensuite parce qu'il évite les remises en question sur les capacités à notre société d'intégrer ceux qui sont différents, ceux qui ont des problèmes...
Ce qui ne veut pas dire que le statut de victime est refusé aux enfants, au contraire ! C'est à nouveau jouer le jeu de la simplification que de dire "si celui qu'on prenait pour un coupable est une victime, alors la victime n'est plus rien ?!". Que ça soit bien clair (j'ai l'impression que ce message n'est pas passé, mais je me répète presque mot pour mot) : l'enfant abusé est victime de l'adulte qui a eu le comportement abusif mais est aussi victime de la société qui n'a pas su prévenir ce comportement (pour mieux comprendre le rôle de la société et de la médecine sur ce plan, cf. une émission Ripostes de F5 diffusée il y a un bon mois sur l'obésité ; les sujets sont très éloignés, mais les problématiques sous-jacentes sont très similaires). L'adulte qui n'a pas su réfréner son comportement est coupable devant l'enfant et devant la société de son acte (et doit être puni en conséquence - modulo ce que je vais dire par la suite), mais est victime de ses pulsions et du fait que la société n'a non seulement pas réussi à éviter ça, mais a en plus fermé les yeux sur la problématique du suivi médical des gens qui se savent à risque mais qui n'ont aucun lieu à dimension humaine pour parler de ça et se faire traiter si besoin est (toujours d'après le site que j'ai cité - et plus exactement l'interview souligné) il y a dans la société - et ce n'est pas propre à notre société contemporaine - un certain nombre de pédophiles latents qui ne passeront jamais à l'acte (principalement parce que leur éducation aura été suffisante pour aller à l'encontre de leurs désirs, ce qui n'enlève rien à la souffrance psychologique qu'ils doivent endurer au quotidien).
Ne me fais donc pas dire ce que je n'ai pas dit, s'il te plaît ; et fais attention lorsque tu parles de "normalité", c'est ce qui guide à l'eugénisme, et le passé nous a appris que ce n'était pas forcément la meilleure solution pour bâtir une société digne de ce nom.