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La publication des chiffres du chômage fait débat
LEMONDE.FR avec AFP | 30.05.07 | 12h18 • Mis à jour le 30.05.07 | 12h35


Le nouveau gouvernement va être confronté à sa première publication de chiffres mensuels du chômage, portant sur le mois d'avril. Le quinquennat de Jacques Chirac s'était achevé sur un taux ramené à 8,3 % en mars. Mais l'ampleur de la décrue reste contestée. Des chercheurs se sont interrogés, mardi 29 mai, sur la pertinence de la publication mensuelle des chiffres du chômage de l'ANPE, lors des"Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité" organisés par le collectif ACDC (Les autres chiffres du chômage), avant l'annonce des chiffres du mois d'avril.


"Il faut arrêter de publier ces chiffres tous les mois et se concentrer sur les statistiques trimestrielles de l'enquête emploi de l'Insee", a estimé Esther Duflo, économiste au Massachusetts Institute of Technology (MIT), soulignant que"les évolutions mensuelles n'ont pas grand-chose à nous dire sur l'efficacité des politiques publiques, mais dépendent surtout de variations saisonnières et d'évolutions macroéconomiques". Certains estiment d'ailleurs que la publication d'une fourchette, plutôt que d'un chiffre précis, permettrait de prendre en compte ces aléas.

La publication mensuelle des chiffres du chômage pourrait même, selon Esther Duflo, être contreproductive. "L'attention portée à ce chiffre tous les mois conduit les hommes politiques à décider des actions qui vont avoir un effet immédiat, même s'ils savent que ce ne sont pas les bonnes politiques, a-t-elle ajouté. Le nombre de chômeurs donné par l'ANPE est à la fois un levier d'action politique, sur lequel des mesures peuvent avoir un effet immédiat comme les radiations, les contrats aidés ou les entrées en stage, et c'est aussi un thermomètre", a-t-elle noté, en soulignant que "ce mélange des genres est néfaste".
"Le taux de chômage est un indicateur de moins en moins pertinent pour juger de l'efficacité du marché de l'emploi", a ajouté Raymond Torrès, économiste à l'OCDE, soulignant "une porosité croissante entre le chômage et d'autres catégories", comme les allocataires du RMI notamment. "Il faut aller vers un concept de 'non-emploi' plus large que celui du chômage, pour pouvoir mesurer la précarité et la pauvreté dans l'emploi", a-t-il dit, en citant "les travailleurs pauvres et le déclassement salarial" comme "indicateurs qui seraient utiles". Le collectif d'associations, syndicats et statisticiens ACDC conteste depuis Noël les chiffres officiels du chômage issus des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE.



juste pour revenir un p'tit débat vieux d'un mois ou quelqu'un a soutenu dans une grande certitude, assez déconcertante, qu'il y avait plus d'emploi en france, que c'était un fait indiscutable.

Pour ma part je n'ai pas de cesse de répéter que ces chiffres ne reflètent en rien la réalité.... et qu'avancer ces chiffres c'est comme continuer à donner une valeur à qqch en ancien francs alors que l'on est à l'euro^^


Des études, mais pour quoi faire?

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Ca sent la provoc' grin
Dommage que Panenka soit en vacances. Il répondra à son retour (dans quelques jours je crois)...
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quand le chat n'est pas la les souris dansent ^^
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La vie est fragile, ne la brisez pas... Soyez mes amis!

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Si c'est quelqu'un de MIT (Université que je vénère le plus au monde!) qui dit celà, alors là, il faut vraiment avoir des arguments pour le contredire!
Science is like sex: sometimes something useful comes out, but that is not the reason we are doing it. - Richard Feynman

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c'est en rien de la provoc, c'est juste pour appuyer mes propos sur autre chose que le "béni oui oui" et l'attitude passéiste ambiante.

tiens comme quoi tout se suit... et se ressemble^^

Le gouvernement annonce une baisse du chômage de 1,2 % en avril
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.05.07 | 20h19 • Mis à jour le 30.05.07 | 20h52

Le nombre de chômeurs en France a baissé en avril de 1,2 % et le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a été ramené à 8,2 % de la population active, selon l'estimation provisoire publiée, mercredi 30 mai, par le ministère de l'économie, des finances et de l'emploi. Le nombre de chômeurs s'établissait ainsi à 2 011 300 fin avril, soit 25 300 de moins qu'en mars.

En baisse de 0,1 % par rapport au mois de mars, le taux de chômage au sens du BIT (calculé différemment et qui permet des comparaisons internationales) a reculé de 1,1 point sur un an. Il atteint ainsi son niveau le plus bas depuis 1983.


Ces chiffres ne prennent en compte que les demandeurs d'emploi dits de catégorie 1, catégorie qui sert de baromètre officiel en France depuis 1995, qui ne concerne que les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein et – dans le cas où elles auraient eu une activité – ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois.

DES CHIFFRES CONTROVERSÉS

La baisse enregistrée en avril a profité aux chômeurs de longue durée (- 2,4 %). Pour les jeunes présents sur le marché du travail, le taux BIT s'établit à 21,1 % en avril, en baisse de 0,1 % par rapport à mars (- 0,1 point). Chez les 50 ans et plus, le taux de chômage reste stable à 5,5 %. Comparé aux trois mêmes mois de 2006 (février-mars-avril), les sorties de l'ANPE pour absence au contrôle ont baissé de 2,6 %, mais les radiations administratives ont augmenté de 8,1 % (données brutes).

"La série mensuelle du chômage au sens du BIT publiée par l'Insee reste provisoire", a souligné le ministère. La révision complète de ces statistiques, habituellement effectuée en mars de chaque année par l'Insee, a en effet été repoussée à l'automne pour des raisons techniques.
Ce report a alimenté une vive polémique politique et syndicale sur l'ampleur de la baisse du chômage et les statisticiens du ministère de l'emploi ont fait grève en avril contre la parution de leurs propres chiffres. La controverse a été avivée par la décision il y a deux mois de l'Office européen des statistiques, Eurostat, de réviser à la hausse le taux de chômage français, à 8,8 % en février au lieu des 8,4 % annoncés par le gouvernement.



moi je prédis quen août et en septembre les chiffres du chomage indiqueront une baisse significative, et suis pas nostradamus, ni du MIT^^ (mais je suis leur logique lol)


Des études, mais pour quoi faire?