Uther > Je répète
./1398 pour expliquer que
./1393 est à mon sens plus une critique des biais médiatiques intellectuels etc de notre société qu'une critique de la liberté.
Et puis ta version est sincèrement bisounours. Si on regarde le féminisme comme un mouvement humain réel (i.e je parle du "mouvement", plus ou moins constitué, de figures, militants, etc. ) incarné par des personnes réelles, qui ont mené de vrais "combats", du moins campagnes politiques, qui a une histoire, une généalogie, on voit que certains biais sont tout-à-fait évidents et
./1393 prend tout son sens.
Il faut par exemple lire
le deuxième sexe pour se rendre compte du dégout du corps, et particulièrement du corps féminin et de l'accouchement, qui habite Simone de Beauvoir. Cet dégout du corps biologique, particulièrement féminin*, vécu comme négation de l'esprit libre et total, comme nous ramenant à la bestialité, c'est-à-dire, au fond, à notre réalité biologique, n'est pas nouveau : on le retrouve par exemple (minoritaire) dès le christianisme antique, notamment chez quelques sectes d'ermites etc, et ailleurs dans le monde dans divers mouvances spirituelles.
Ce qui est proprement nouveau a été d'essayer de rattacher ce vieux dégout spirituel du corps féminin au "combat pour la libération des femmes". Personnellement je n'aimerais pas être libéré par quelqu'un qui déteste à ce point mon sexe, et qui se déteste elle-même, mais bon...
* : généralement associé à a dégoût de la procréation comme acte; c'est en effet difficile de jouir sainement d'un corps qui nous répugne.