30

c'est assez extrémiste dans la façon de pensé genre front national étudiant
Manger, c'est bon pour votre santé !

31

Tiens sinon pendant qu'on parle de revendication, j'ai adoré la feuille qu'on a eu en sortant du RU hier à propos des étudiants qui se plaignent d'être payé pendant leurs stages, où va la France grin
Manger, c'est bon pour votre santé !

32

C'était des tracts de quelle organisation ?
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33

Peut-être... Enfin, il y a 50 ans, c'était tout à fait banal. Une partie de la société a évolué extrèmement vite, maintenant ce n'est pas politiquement correct de dire certaines choses à propos de l'homosexualité par exemple. Alors que ces idées (ou plutôt cette adhésion à ces idées) sont très récentes.
Pour l'armée honneur de la France : ben oui quoi, il y a de quoi être fier de notre armée, armement, flotte militaire... Après ce qui paraît un peu étrange à Aldaran je suppose que ce soit le fait que des jeunes le pensent et le disent. C'est vrai que ce côté patriotique on le retrouve plus aux gérérations précédentes, nos grands-parents qui ont connu la 2e Guerre Mondiale par exemple, ce qui est normal. Nous on ne connaît que L'Union Européenne smile .

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C'est bien ce que je disais, non ? smile

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aure (./33) :
ben oui quoi, il y a de quoi être fier de notre armée, armement, flotte militaire...


Pas forcément et pas pour tous...
aure (./33) :
maintenant ce n'est pas politiquement correct de dire certaines choses à propos de l'homosexualité par exemple


Ne confonds pas ce qui n'est pas politiquement correct avec ce qui est carrément contraire aux droits de l'Homme...
aure (./33) :
Nous on ne connaît que L'Union Européenne smile.gif .


Je trouve le "que" de trop... ^^
aure (./33) :
Après ce qui paraît un peu étrange à Aldaran je suppose que ce soit le fait que des jeunes le pensent et le disent.


Ou peut-être que comme moi, il n'est pas un admirateur des forces militaires...

36

"La guerre, qui c'est qui la fait ? Ben c'est les militaires..."
Renaud
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Ju_29 (./31) :
Tiens sinon pendant qu'on parle de revendication, j'ai adoré la feuille qu'on a eu en sortant du RU hier à propos des étudiants qui se plaignent d'être payé pendant leurs stages, où va la France grin


Ce n'était pas une orga, mais les étudiants de l'IRTS.
En fait, la LEC (égalité des chances, le truc avec le CPE là) avait fait en sorte que les stages en entreprise soient payés.
Les problèmes qui se posent, c'est que parallèlement à ça, l'état n'a pas donné dem oyens : les stages de ces étudiants se passent dans des assos, qui, faute d'avoir les moyens, ont prévenu des étudiants qu'elles ne pouvaient plus les prendre en stage.
Comme d'habitude, on fait une joli loi, mais on ne met rien en pratique pour qu'elles soient appliqué.
Pour plus d'info :
"Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision, mais son application tel quelle est envisagée par le décret et pour nos formation est source de discrimination.
En effet, l'Etat ne s'applique pas l'obligation de gratification des stages pour ses établissements.
L'Etat n'a pas prévu d'enveloppe pour financer cette gratification, les structures accueillant des stagiaires des formation du social n'ont pas les moyens de gratifier les stagiaires. Ces structures ne veulent plus s'engager sur l'accueil de nouveaux stagiaires. A terme, c'est nos formations, nos diplômes et le principe pédagogique de l'alternance qui est remis en cause.Le décret laisse un flou sur les traitements des gratifications des stagiaires en fonction de leur statut (Boursiers, Assedic, CIF,...) entrainant une discrimination à l'accueil des stagiaires par les associations (un stagiaire boursier devant obligatoirement être gratifié tandis qu'un stagiaire au assédic ne couterai rien)"


Leur tract national :
"Nous étudiants, étudiantes en travail social (Educateurs de Jeunes Enfants, Educateurs Spécialisés, Assistants du Service Social, Educateurs Techniques Spécialisés, Conseiller en Economie Sociale et Familiale, Educateur de la Jeunesse, de l’Education populaire et du Sport, Ingénieur Social, Directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale, Responsable d’Unité d’Intervention Sociale) sommes officiellement concernés par les dispositions de l’article 9 de la loi du 31 mars 2006 sur l’égalité des chances, relative à la gratification des stages.
Selon le décret d’application, à partir du 2 février 2008, tous les stages de plus de trois mois doivent être gratifiés à hauteur de 398,13 euros par mois de stage pour un temps plein.
Nous ne pouvons que nous réjouir de cette gratification des stages étant donné la situation souvent précaire des étudiants.
Nos revendications sont :
- La gratification des stagiaires de façon immédiate et pérenne selon le décret n°2008-96 pour tous les étudiants qu’ils soient de niveau III ou de niveau IV (Moniteurs Educateurs…)
- La gratification doit être attribuée par un organisme indépendant du lieu de stage pour ne pas créer un rapport d’employés à employeurs, ce qui remettrait en cause l’essence même du rôle de stagiaire.
- La gratification ne doit pas être à l’origine d’une discrimination quelque soit le statut des stagiaires (ASSEDIC, Boursiers…etc.) et sans incidence sur les droits acquis.
- Les stagiaires du secteur public doivent bénéficier de la gratification au même titre que ceux du secteur privé.
- Ce décret ne doit pas mettre en péril le principe de l'alternance et des stages longs (plus de 3 mois) dans nos formations.
La prise en compte de ces revendications nous permettrait de mener à bien nos formations.
OUI A LA GRATIFICATION,NON A LA MISE EN DANGER DE NOS FORMATIONS !"


Et enfin, leur site : http://www.gratificationpourtous.blogspot.com/

Donc, si on lit correctement leur tract, ces étudiants ne se plaignent pas d'être payés, mais de ne pas être payés, parce que, justement, ils n'auront pas de stage. Ce qu'ils demandent, c'est la même chose que les autres étudiants, de pouvoir étudier dans de bonnes conditions. Après, ils n'ont pas les mêmes stages que nous, les mêmes bourses, etc., alors je comprends que ça puisse paraître un peu flou. Mais ce n'est pas une raison pour dire de bêtises sans savoir de quoi tu parles, Ju.

39

C'est super tous ça mais à lire leurs tracs, il resteront étudiant toutes leur vie. Un stage, c'est une expérience professionnelle, c'est l'occasion de montrer aux entreprises qu'on a pas envie de passé notre vie à cirer les bancs de la fac. Et eux, si ils n'arrivent pas à avoir de stage, arriveront-ils à avoir plus de chance de trouver un emploi après ??
On ne réussi pas dans la vie en attendant que tout tombe tout cru dans le bec. Et pour les rassurer, trouver un stage est quand même plus facile que de trouver un CDI, ce qui est normal, les entreprises sont interressées par de la main d'oeuvre pas chére (400€ par mois au lieu de 5000€ pour un ingé par exemple), leur permettant de réaliser des projets ou des études auxquelles les salarié n'ont pas le temps de s'occuper. Ca serait donc ridicule que l'état graisse la pate aux entreprisex en leur versant de bonne subvention pour qu'ils embauchent des stagiaires.
Maintenant tout TRAVAIL mérite salaire et je suis aussi pour le fait de ne pas verser de bourses si les étudiants sont payé pendant leurs stage.
Manger, c'est bon pour votre santé !

40

Oui, mais là on parle des étudiants en IRTS, qui bossent pour la plupart dans des associations. Les assos n'ont pas toujours les moyens de payer les stagiaires.
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OK mais auront-ils le moyen de les embaucher après ? C'est bien beau d'avoir un diplome mais ça sert à rien de financer des stages pour qu'ils aient un diplome qui finalement ne débouchera pas à un boulot.
Manger, c'est bon pour votre santé !

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En gros, tu es en train de dire que les études en IRTS ne servent à rien ... tu sais que c'est des fillières "profesionalisantes" ? Tu sais au moins ce que font les étudiants de ces fillières ???
Dire que l'IRTS est une fillière "bouchée", c'est la meilleure que j'ai jamais entendue sur ce forum ... et pourtant, on en a entendu pas mal

Comme le dit Thibaut, ces associations, qui réalisent un service public, sont financées par l'état. Et du jour au lendemain, elles se retrouvent à devoir payer les étudiants qu'elles prennent en stage., sans que l'état n'ait augmenté leur moyen.
Alors au lieu de nous servir le discours "si on trouve pas de stage, c'est qu'il y a pas d'emploi, la fillière est bouchée", réfléchit un peu : les emplois, il y en a toujours autant. La seule chose qui change, c'est qu'il faut faire autant à moyens constants. Tu vois où est le problème ?

(EDIT : Désolé si je suis désagréable, mais j'ai du mal quand on dit de telles bêtises sur des étudiants dont on ne sait rien, juste pour des raisons politiques)

43

Aldaran (./21) :
Je n´aime pas l´UNI, mais la c´est l´hopital qui se fout de la charité. combien de responsables de l´UNEF ont par la suite pris des responsabilités au PS? combien de grèves plus moins téléguidées par des futurs responsables PS? la différence fondamentale, c´est que l´UNI, elle, s´assume totalement.


ce que je voulais dire, c'est que, en gros c'est un parti politique sur les campus, et qui présente des listes dans les conseils de l'université, alors que ce n'est pas leur rôle. alors que les assos et syndicats ont, eux, un vrai rôle auprès des étudiants et un devoir de les défendre dans les conseils.
Quant à l'UNEF, beaucoup de personnes anciennement de chez nous, après avoir quitté l'université (normal non?), ont milité dans un parti politique proche de leurs idées (PS, PC, Verts, LCR). Il est donc normal que certains accèdent à de hautes responsabilités. Nous sommes totalement indépendant de tout parti, mais seulement, nous ne sommes pas apolitiques! Cela signifie que nous réfléchissons à la condition étudiante mais dans un certain cadre de pensée inconscient, mais sans être téléguidé par qqs personnes de quelque parti.
(et il est vrai, l´UNEf fait parfois des choses positives pour les étudiants, quand par hasard il y a des militants locaux bien et qu´il reste du temps )

Tu pourrais expliciter: - exemples de choses positives qu'on a fait?
- militants locaux biens?
- qu'il leur reste du temps?

Je t'assure ça m'intéresse au plus haut point.

44

OK Colas, méa coulpa, je vois où est leur problème, mais j'avais compris en lisant leur tract qu'ils généralisaient davantage.
Manger, c'est bon pour votre santé !

45

L'erreur est compréhensible, c'est vrai qu'il peut paraître étonnant de protester alors qu'on est payé...

C'est un vrai micmac cette histoire : j'ai l'impression que le gouvernement se contente d'effet d'annonces sans donner les moyens ensuite.
Dommage que beaucoup d'organisations "représentatives" des étudiants jouent le jeu pour avoir leur part du gâteau, plutôt que de dénoncer tout cela.
Les corpos, par exemple, disent qu'elles sont apolitiques et ne souhaitent que défendre les intérêts des étudiants, mais, en fait, faire le choix politique de soutenir systématiquement des réformes destructrices n'est ni apolitique ni au bénéfice des étudiants...

46

Colas (./45) :
beaucoup d'organisations "représentatives" des étudiants jouent le jeu pour avoir leur part du gâteau
Quel jeu ? Quel gâteau ?
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47

(Je parlais des corpos, non ?)

Par exemple : pendant le mouvement contre la LRU, le gouvernement promet 15 milliards d'euros sur 5 ans. Les syndicats applaudissent et renvendiquent cette "victoire", sensée compenser en partie le fait que la LRU soit passée.
Sauf qu'une partie de cette augmentation de budget était déjà prévue avant le mouvement, et qu'au final, les 922 millions d'euros promis pour 2008 sont en quasi-totalité des retards de paiement et l'augmentation normale due à l'inflation. L'augmentation nette n'est que le dixième de ce qu'on nous avait promis. Et cet argent ne permettra pas d'avoir davantage de profs : il n'y aura pas de création de postes pour 2008. Sauf bien sur en droit privé, ce qui est maintenant permis par la LRU. On nous promet 15 milliards, et pour l'instant on a à peine 150 millions d'euros ... plus 50 millions à tout casser pour le plan licence. Malgré tout, les organisations nous présentent ceci comme une "victoire des étudiants". J'y vois une volonté des organisations cogestionnaires de montrer tout ce qui est fait par le gouvernement comme une victoire et de se l'attribuer (c'est le jeu), dans un but purement électoraliste (c'est le gâteau).

Et je passe sur la plan licence (augmentation du salariat étudiant, financement ridicule), le plan campus (vente des actions EDF, bénéficie allant seulement à 10 facs d'excellence), le budget de la recherche (dont une part bien trop imporante va à la recherche privée). Au final, la seule augmentation qui se fait est de celle de l'argent public donné en cadeau au privé (par exemple le crédit recherche). Ce qui est un choix politique du gouvernement, et c'est contre ce choix que nous luttons.

Je renvoie à la lecture de :
mirari/okcN

Après on peut ouvrir un débat sur le plan licence, plan campus etc. si tu veux...

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Pour revenir au sujet précédent, voici l'appel de l'AG du pôle sanitaire et social de Lorient :

Les étudiants du pôle sanitaire et social de Lorient, réunis en Assemblée générale le 21 mars 2008 réaffirment :
- Leur volonté de poursuivre leurs parcours de formation, en permettant le départ en stage des étudiants. Celui-ci est remis en cause par la circulaire du 27 février 2008, rendant applicable aux formations en travail social, le décret du 31 janvier 2008. Ce décret institue une gratification de 398€ pour les stages de plus de trois mois en site qualifiant. Or, nos terrains de stage ne peuvent accueillir de stagiaires sans financement permettant la mise en place du décret.
- Leur attachement à la formation par alternance. Celle-ci ayant déjà fait ses preuves dans le secteur sanitaire et social, il est impératif de maintenir telle quelle l’organisation tripartite de notre formation (étudiants, pôles de formation et sites accueillants pour les stages).
- Leur préoccupation quant à la situation de précarité de nombreux étudiants.

En conséquence, demandent :
- Le déblocage immédiat des parcours de formation. Le départ en stage des étudiants doit être rendu possible dans les plus brefs délais.
- Le retrait de la gratification car elle remet en cause l’organisation de nos formations : La gratification met en danger le statut du stagiaire. Aujourd’hui, le travailleur social en formation est en position d’apprenant et n’a pas vocation à apporter une plus-value lors de ces temps de stage. Si l’accueil de stagiaire nécessite une gratification de 398€ par mois, il est fort probable que cette situation évoluerait. La gratification implique en conséquence, la modification des critères d’évaluation du stage. La gratification met en concurrence les formations de niveau IV (dont les étudiants ne sont pas soumis à la gratification) et de niveau III (pour lesquelles la gratification s’applique). La gratification remet en cause la forme actuelle de l’alternance. Nous nous inquiétons des réflexions autour de stages morcelés dans le but de les faire passer sous la barre des 3 mois (durée à partir de laquelle le décret du 31 janvier s’applique).
- Le retrait de la gratification car elle n’est pas une réponse adaptée à la lutte contre la précarité des étudiants. La gratification est discriminatoire (ne s’applique pas aux stages dans le public ; ne s’applique pas aux formations de niveau IV). La gratification ne résout pas la précarité sur toute de la durée des formations. La gratification fait porter le poids de la précarité étudiante à des structures privées quand cette mission répond à un intérêt général. N’est-ce pas une manière pour l’Etat de se dédouaner de cette responsabilité ?
- La mise en place d’un politique publique de lutte contre la précarité des étudiants, sans remise en cause notre formation par alternance, sans discrimination, sans différenciation entre temps de stage et temps de formation, sans effet sur les autres sources de financement des étudiants (CIF, bourses, ASSEDIC…).

49

Colas, c'est bien beau de se borner à regarder l'année 2008 pour taper sur les autres, mais ton raisonnement ne tient plus la route dès qu'on regarde l'argent déboursé sur les 4 années qui suivent.
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Et bien, pour l'instant il n'est pas encore déboursé ... Je dis juste que quand on promet 1 milliard et qu'on ne donne que 150 millions, il y a du soucis à se faire.

On voit bien, avec le plan campus qui distribue l'argent (obtenu par la vente des actions EDF) seulement à 10 facs d'excellence, que le but de toutes ces réformes est de créer des universitrés d'élite, et à coté de cela des universités de seconde zone (comme c'est indiqué dans je-ne-sais-plus-lequel rapport gouvernemental sur la question). Ce n'est pas compatible avec un enseignement ouvert à tous, de qualité, et qui remplirait son rôle de donner l'égalité des chances à tous....
Et c'est pareil avec le plan campus : tous les étudiants ne bénéficieront pas des 5h de cours supplémentaires, qui ne sont qu'une moyenne, modulées en fonction des fillières et des universités.

De l'argent, le gouvernement en donne, c'est sur ... Mais pour l'instant, pas grand chose pour les facs, et surtout des cadeaux aux plus riches (les crédits d'impôts sur la recherche, par exemple, qui sont comptés dans le budget Recherche, donc du ministère de l'enseignement supérieur).

Je suis pragmatique, et je refuse de dire aux étudiants : "tout va bien, on a obtenu plein de choses, alors qu'on nous promet régulièrement des choses et qu'au final, pas grand-chose ne change..."

51

Continuons à nous battre. A propos de la création de postes d'enseignants, je te rappelle que l'UNEF a fait une campagne d'information assortie d'une pétition un peu avant les vacances de Noël wink

Faut surveiller la suite...
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je sais pas si des étudiants du pole sanitaire et social (actuellement en grève il me semble) lisent ce forum, mais je souhaiterai leur dire que la gratification des stages n'a en aucun cas été créée pour pallier à la précarité sociale des étudiants.

Cette gratification est créée pour reconnaitre le travail du stagiaire. Peut-être qu'un stagiaire n'est pas aussi efficace qu'un salarié à part entière, et pour cause, il est formation. Mais il faut quand même avouer que la plupart des stagiaires effectuent un travail de qualité, qui se rapproche très fortement d'un travail de salarié. A ce titre, ils ont le droit à une juste rémunération (modulée sur le niveau de qualification et la durée du stage, voire la difficulté de la mission).

Bien-sûr, ici, c'est les assos qui trinquent en premier lieu, et plus particulièrement dans le domaine social. Et ça c'est dégueulasse pour elles, et les stagiaires qu'elles voudraient accueillir. Surtout que ces assos effectuent un travail "public" c'est à dire pour le bien de la communauté en remplacement de l'Etat qui se désengage peu à peu de ses responsabilités sociales.
A titre personnel, je suis en stage dans une asso qui me donne 150€ par mois alors que mon stage est de 5 mois. On a un espèce d'accord tacite, et je ne les trainerai pas devant les tribunaux, même si ils ne respectent pas la loi.

De plus, je ( et toute l'UNEF) soutiens totalement les étudiants en grève du pôle lorsqu'ils demandent que les stagiaires du publics soient aussi rémunérés.

Je ne connaissais pas l'histoire de différenciation des gratifications entre les niveaux IV et III. Quelle est-elle exactement? Est-elle spécifique au travail social?

53

Il ne vaut mieux que tu ne dises pas aux étudiants de l'IRTS en mouvement qu'ils ne méritent pas une vraie paye parce qu'ils "ne font pas un aussi bon travail que les salariés", ils risqueraient de ne pas très bien le prendre. (Et pourtant, ce ne sont pas tous des gauchistes)
Pourquoi dis-tu que la rémunération doit être modulée sur le niveau de compétance ? Ca veut dire que, en L1, tu n'as besoin de manger qu'un jour sur trois, et deux jours sur trois en L2 ?
Allez, je titille, je suis d'accord sur le reste. smile Au fait, on dit pas "pallier à"

Il y a une nouvelle réunion inter-écoles prévues bientôt. Pour avoir des infos, le mieux est d'aller sur le site de leur mouvement, je pense.

Pour l'histoire des niveaux III et IV, je crois qu'en fait la gratification ne s'applique que pour les stagiaire d'un niveau supérieur au bac. Et le bac est un diplôme niveau IV. (Ca doit être pour les formations professionnelles ?). Donc quand on est en formation supérieur, on est au niveau III (pas très logique, mais bon).

Le plus grave est que ça introduit des tonnes d'inégalités (stages dans le public vs stage dans le privé, étudiants aux assedic vs étudiants boursiers, stagiaires nivIV vs stagiaires nivIII et j'en oublie surement).

Mais bon, pour avoir une meilleur opinion de la question, le mieux ce serait quand même d'en parler à un étudiant concerné.
Enfin, plutôt à un étudiant de l'ITRS, parce que nous sommes en fait tous concernés... Nous sommes tous ammenés à faire des stages pendant notre licence, alors savoir si on va pouvoir bouffer pendant ce temps, ça devrait nous interpeller ...

Moi je dis : à quand une AG à la fac, pour que l'IRTS puisse expliquer aux étudiants leur point de vue, les tenants et les aboutissants, etc ?

54

Whaou, ça part dans tous les sens! Il en s'agissait pas de se dire pour ou contre un ticket restau étudiant?

Pour ma part, je suis contre pour deux raisons:

1. le principe du ticket restau, c'est qu'il est payé par l'employeur et par l'employé donc au final, le ticket de RU, c'est un peu la même chose. L'Etat ne va pas subventionner un repas dans le privé quand même! L'étudiant payera plus cher un repas dans le privé qu'un repas subventionné par l'Etat (et je ne parle pas de l'aspect santé). Que l'on ne se plaigne pas après que les pauvres étudiants n'aient pas d'argent s'ils réfléchissent comme des veaux. Provoc'

2. je pense qu'en faisant pression et grâce à de bons directeurs comme M. Dombrowsky (quelle perte que son départ), on peut faire changer les mentalités et travailler sur la santé alimentaire. Le Bio par exemple. Ou la sensibilisation: OGM, circuits courts... On peut aussi modifier l'économie (à la marge) en demandant à l'Etat d'augmenter la part consacrée aux agriculteurs locaux dans les appels d'offre (pour le moment, c'est de la distorsion de concurrence). De cette manière, c'est un bénéfice écologique, économique et social que l'on réalise. Bref, du développement durable!

Si le bio était plus valorisé dans les cantines, l'offre augmenterait et le prix devrait baisser! Cela peut être un combat étudiant, non?
-----------------------
Ouvrir une bibliothèque, c'est vider une prison!
http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com

55

Oui, déjà, faudrait revenir à la parité entre le pris payé par l'étudiant et celui payé par l'État.

Tu parles de fausser la concurence là ? smile
Plus sérieusement, je pense que les effets d'une modificiation de l'économie "à la marge" soient en fait très limités. Mais ce n'est pour ça qu'il ne faut pas le faire. Seulement, pourquoi cela n'a-t'il pas encore été fait ? Justement, au nom de la sacro-sainte concurence libre et non fausée sad

56

Vu qu'on en parlair sur ce topic, voici le nouvel appel de l'AG de l'IRTS de Lorient :
Appel au NON à la gratification
Nous affirmons que nos préoccupations actuelles ne se réduisent pas au gel de nos formations. En
effet, un éventuel déblocage des fonds ne ferait qu’appliquer une même gratification reconnue
unanimement comme discriminatoire (inégalités public / privé, entre les différentes formations, en
fonction des sources de financement...). De plus, la gratification cautionne la précarité des étudiants :
de quelle égalité des chances parlons-nous ?
Nous refusons que les structures privées endossent le rôle de financeurs puisque cela remet en cause
le principe d’alternance de nos formations (maintien de la durée des stages) ainsi que notre statut de
stagiaire apprenant (contre le rapport employeur / employé).
Par conséquent, il est impératif de se prononcer pour le retrait de la circulaire du 27/02/08, en vue
d’une réelle concertation tripartite (terrains de stage, centres de formation, étudiants) avec les
pouvoirs publics.
Nous vous invitons donc fortement à dire NON à la gratification et réfléchir ensemble sur les solutions
et véritables points à aborder à la coordination nationale, ainsi qu’à toutes les AG :
• Financement sur l’ensemble du parcours de formation par des organismes indépendants : allocation
d’autonomie, RME...
• Statut du travailleur social en formation : charte du stagiaire, code déontologique...
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte où l’ensemble du monde social se doit de s’interroger :
remise en cause de la convention 66, revendication Bac+3, problème de veille sociale... Une chance
quasi unique de réunir les différents acteurs de nos formations s’offre à nous, notamment pour
garantir la nécessaire représentativité de nos métiers ainsi que la défense des usagers. Les étudiants de Lorient réunis en A.G. (07/04/2008)

57

d'après ce que j'ai lu sur les journaux, les étudiants de Lorient sont les seuls de France à demander l'arrêt pur et simple de la gratification.
Alors, sont-ils plus rétrogrades ou plus ambitieux?

58

D'après mes sources à moi, plusieurs autres écoles seraient plus ou moins alignées sur leur position.

Ceci dit, je pense que le "NON à la gratification" est surtout une formule choc, et pointe la nécessité d'autre chose à la palce.

Rappellons quand même que le problème des étudiants de l'IRTS n'est pas de ne pas être rémuné ou non pour leur stage, mais tout simplement que si les assos n'ont pas les moyens, il n'y a tout simplement PAS de stage, donc PAS de diplôme sad

Dans ce contexte, la seule solution progessiste et ambitieuse est de demander le retrait de la gratification, une vraie rémunération (ce qui n'est absolument pas la même chose), et un financement approprié des associations.
Je ne dirais pas qu'ils sont rétrogrades (mais si ça se trouve, l'UNI lesmanipule en sercet ?)

59

Ca serait ton collègue la taupe dans ce cas? vite une enquète interne! grin
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60

DES LOUANGES, DES PROMESSES DES DECRETS ET DEBROUILLE TOI AVEC CA !

Encore une fois notre gouvernement s’illustre par sa maladresse. Par
bienveillance (ou démagogie politique ?) la loi sur l’égalité des chances
de mars 2006 est censée (entre autres) donner une réponse positive face à
la précarité et aux difficultés financières que vivent de plus en plus
d’étudiants aujourd’hui.
Sans aucune concertation, l’état impose par décret, qu’à partir du 1er
février 2008, tous les stages de plus de 3 mois effectués dans le secteur
privé doivent être rémunérés à hauteur de 30% du SMIG. Sont concernés tous
les étudiants relevant de l’enseignement supérieur et ne percevant aucune
ressources financières.

Seul « petit hic », l’état qui ne s’inclue pas dans le dispositif (secteur
public non concerné par la gratification !) oublie de préciser qui doit
payer ! Aucune enveloppe budgétaire n’est prévue à cet effet. A la France
d’en bas de se débrouiller !

Alors que nous pourrions nous réjouir de cette gratification, l’absence
d’une politique claire et d’un dispositif réfléchi met en péril le
principe même de la formation dans le secteur social qui repose sur
l’alternance. Faute de financement, les étudiants se voient refuser (à
raison !) leur entrée en stage et sont donc mis en échec dans l’obtention
de leur diplôme !
En laissant à la charge des employeurs le soin d’appliquer une
gratification par un dispositif échappant totalement au code du travail,
l’Etat n’apporte aujourd’hui que floue, précarité, exploitation et
discrimination supplémentaire.

Etudiants, formateurs et employeurs du secteur social revendiquons :

• Une gratification des stages financée par l’état.
• Une gratification étendue à tous les terrains de stage (y compris au
domaine public)
• Un dispositif de gratification qui n’induise pas de rapports salarials
entre stagiaire et terrain de stage.
• Une gratification étendue à toutes les formations initiales ( y compris
niveau IV et V)

Tract rédigé par le collectif des travailleurs sociaux en formation de BASSE NORMANDIE.


Le mouvement est toujours d'actualité ...
Je pense que le fait de demander la généralisation de la rémunération à tous les stagiaires est nécessaire, mais je comprends que les Lorientais demandent, en attendant, la suppression de la gratification pour des stages, que, de toute façon, ils ne pourront pas faire !