HIPPOPOTAME
: Le logarithme est développable en série entière sur tout son ensemble de définition !!
HIPPOPOTAME
: On peut l'étendre au maximum à C privé d'une demi droite d'origine 0.
Manoloben
: ensemble de definition de ln c est bien |R*!?
liquid
: non, c'est R+*
Pour avoir des valeurs dans (C, c'est (C*.
(parce que sinon c'est quand même moyennement canonique)Tout dépend de l'ensemble de définition choisi.
Le logarithme peut être défini sur (C*, mais il n'est pas holomorphe sur (C*, vu qu'il n'est même pas continu sur (C*! En revanche, en supprimant une demi-droite (par exemple |R_*), il devient holomorphe.
On peut l'étendre jusqu'à (C*. La demi-droite que tu veux retirer devient alors ensemble de points de discontinuité, et la fonction n'est plus développable en série entière sur tout son ensemble de définition.
Je dirais plutôt des valeurs dans C / 2.i.Pi.Z dans ce cas-là (parce que sinon c'est quand même moyennement canonique)
En fait, on peut aller encore plus loin : on peut étendre ln au revêtement universel de C*
, il est alors défini et holomorphe en tout point, sauf 0.
c'est quoi ce truc?
Je crois que la discontinuité est la même dans toutes les calculatrices : elle se situe sur la droite R-*, et
ln(-x)=ln(x) + iPi ln(-x-0*i) = ln(x) - iPi
Ce n'est vrai que si on plonge l'image dans C/2iPiZ, bref autant dire directement que l'image est C/2iPiZ, sinon on a pas un morphisme de groupes 
Oui, mais c'est quand même pas très canonique.
c'est quoi ce truc?
autant dire directement que l'image est C/2iPiZ, sinon on a pas un morphisme de groupes
(ou, autrement dit, C* = RU(C*)/exp(2iPiZ), en définissant exp injective [en fait bijective] de C dans RU(C*)).
Mais les constructions à base de revêtement ont l'avantage de s'appliquer à d'autres fonctions, comme la racine carrée complexe.
Mais les constructions à base de revêtement ont l'avantage de s'appliquer à d'autres fonctions, comme la racine carrée complexe.
Effectivement, ça marche dans la mesure où c'est purement multiplicatif.
donc RU(C*) est une sorte de produit
C* = RU(C*)/exp(2iPiZ)
Mais est-ce qu'il y a moyen de définir exp (version "injectivisée") à partir de sa série entière dans ce cas-là?
En fait, si on a une fonction holomorphe sur C\P, où P sont ses pôles, elle n'admet pas toujours une primitive définie sur C\P tout entier (exemple de 1/z). En revanche, elle admet une primitive définie sur un revêtement de C\P.
Le cas de la racine carrée est différent. Le problème est qu'il y a deux racines carrées complexes, de signe opposé. On peut la définir sur le revêtement universel, comme ln, mais il est plus logique de prendre un revêtement plus petit
Ou plus exactement C* est un quotient de RU(C*). (Quand on fait un quotient, on ne peut pas remonter à l'ensemble initial par un produit.)
)
(enfin, c'est mal dit car exp(2iPiZ)={1} !)
On peut parler de série entière dans RU(C*)
Et tu la définis comment, ton addition?
- on peut définir exp : RU(C*) -> C sans problème, mais c'est largement non injectif.
(et puis je pense que tu voulais dire "-> C*", sinon c'est même pas surjectif
)
)
- on ne peut pas définir exp : C -> RU(C*) de façon satisfaisante (continue).

Qu'est-ce que tu entends par revêtement dans ces cas-là?
, ce que presque tous les espaces vérifient)
Parce que si P est un ensemble "bizarre",
c'est possible qu'on ne puisse plus du tout l'indexer par C\P x Z, non?
RU2(C*)
Mais ça devient une bijection de R2(C*) dans C*,
Dans ce cas-là, si, puisque les classes d'équivalences sont isomorphes. On peut identifier C* x Z et RU(C*) (même si c'est pas très canonique non plus )
on définit exp(2i.n.Pi) comme le 1 qui appartient au feuillet n° n.
Ah ouais? Cool Et tu la définis comment, ton addition?
Ah bon? Ca m'étonne, tu peux me dire où foire la définition que j'ai donnée de exp_barre? Là je ne vois pas

Je crains qu'on ne soit plus ou moins obligé de passer par un truc gore du style exp_barre(z+2i.n.Pi) = (exp(z), n) où Im z € ]-Pi,Pi] pour le définir...
où D est un espace discret.
Il y a une analogie étonnante entre la théorie des revêtements et la théorie de galois en algèbre.
X <-> corps de base
revêtement Y <-> extension de corps
revêtement universel <-> clôture algébrique
n feuillets <-> de degré n groupe fondamental <-> groupe de galois
Je vois quand même à peu près ce que tu veux dire.
P ne peut pas vraiment être un ensemble bizarre : l'ensemble des pôles d'une fonction holomorphe est discret et sans point d'accumulation, si je ne m'abuse.
Note que le revêtement universel de C\P est très différent de celui de C*. A vue de nez, il faudrait prendre non pas Z copies de C découpé, mais un ensemble de copies indexées par le groupe libre de base P.
Les deux ensemble ne sont pas du tout isomorphes. RU(C*) est connexe alors que C* x Z ne l'est pas!
), je voulais dire qqch entre isomorphe et en bijection (parce que "en bijection", ça dit pas gd chose
C[X]^N c'est pas vraiment pareil que R
). Par exemple "avec une bijection «simple»" (bon, pour «simple», on va dire continue sauf sur un ensemble de mesure nulle -- c'est n'importe quoi mais c'est juste pour te donner une idée de ce que j'entendais par là).
Ah la la ces gens qui cherchent des complications![]()
Je ne suis pas sûr qu'on puisse définir une addition intéressante. Sur RU(C*) on penserait plutôt à y mettre une multiplication.
Quand je dis qu'on peut parler de série, ça veut dire qu'on peut avoir une série Sigma(an*z^n) : Morceau de RU(C*) -> C en composant par la projection PI : Sigma(an*z^n):=Sigma(an*PI(z)^n)
)
Autant
(juste pour être sûr de la définition) c'est un espace où tous les points sont isolés, c'est ça?
Mais rien qu'avec un ensemble de pôles dénombrables, ça ne doit plus trop ressembler à RU(C*)
(au fait, RU, c'est la notation standard ou pas?)
Oui, ça paraît logique (une hélice par pôle), donc C\P x (Z^P).
Je ne voulais pas dire isomorphe (d'ailleurs je ne l'ai pas dit )
je voulais dire qqch entre isomorphe et en bijection
En fait je ne suis pas sûr que RU(C*) ait un intérêt particulier
D'ailleurs ce genre de construction doit pouvoir se généraliser à n'importe quel morphisme, on peut définir pour phi quelconque un phi_barre de E dans (F x Ker phi) = G, dont on peut poser que c'est un isomorphisme, et hop! on a G qui vérifie ce qu'on veut...
"Autant" ou "Au temps" ?

)Nan!
C'est un espace où tous les singletons sont ouverts (donc en fait où toutes les parties sont ouvertes). Tous les points de l'ensemble de Cantor sont isolés, mais il n'est pas discret.
De toute façon, ce n'est pas de Z^P dont je parlais. Z^P est le groupe libre commutatif de base P. Je parlais du groupe libre général de base P, qui est beaucoup plus gros!
Au temps pour moi
(cf plus bas
)
Ca a un intérêt analytique : c'est le domaine naturel de la primitive de 1/z
Mais ça reste plutôt (très) simple.
Vu que là ce n'est déjà pas F x Ker phi mais un truc qui en diffère largement... De toute façon la motivation n'est pas algébrique mais analytique et topologique.
Donc ça marche bien et sur le plan topologique et sur le plan algébrique (en fait, le fait que ça soit un morphisme intervient principalement pour pouvoir définir le "produit" de manière consistante, i.e. les classes d'équivalences sont le même ensemble translaté, donc ça n'a rien d'une définition "algébrique").
"Autant", évidemment! Ou "Otan", à la rigueur...
Va voir le lien, ou si tu ne crois pas ce site : [google]autant "au temps"[/google]
(pourquoi "autant" ? ça impliquerait que quelqu'un s'est trompé autant que moi?
)

A : Kevin il adore le Kernel
B : N'importe quoi, t'es trop con!
A : Ah, OK! C'est autant pour moi alors
(en tout cas pour raconter des conneries comme moi -- hippopotame est bcp plus fort, d'ailleurs c'est normal, c'est vachement fort un hippopotame
)A : Kevin il adore le Kernel
B : N'importe quoi, t'es trop con!
A : Ah, OK! Au temps pour moi alors
Pollux :
d'ailleurs c'est normal, c'est vachement fort un hippopotame)

