https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/backstories/3811/Le Japon est un véritable cas d'école.
Nous avons un pays qui a été extrêmement hermétique pendant plus de 70 ans. Un pays avec une identité nationale forte, une culture très à part, une éducation rigoureuse et des conditions de travail difficiles.
Au début ça a été, l'économie a été florissante. Puis la population a perdu la motivation à faire des mômes, de ce fait ne se renouvelle pas assez.
Les gouvernements successifs se sont contentés de refiler la patate chaude aux suivants, se contentant de reculer l'âge de la retraite.
Cette solution-sparadrap a fini par montrer sa limite.
Le Japon a alors ouvert les robinets de l'immigration à la main-d'oeuvre peu qualifiée originaire du Vietnam.
Les Vietnamiens n'ont évidemment pas reçu l'éducation stricte du Japon et donc ne s'adaptent pas à la façon de vivre japonaise. On les repère de loin: sur les quais des gares ils s'agglutinent devant les portes de train et empêchent les gens de sortir et parlent bruyamment (en vietnamien).
Plus grave encore, une majorité des vols à l'étalage (et cambriolages) est le fait d'immigrés vietnamiens, tellement qu'il y a des affiches écrites dans leur langue dans les magasins.
Apparemment les Japonais détestent ouvertement les Vietnamiens.
Comment en est-on arrivé là?
Le Vietnam est un pays socialement fracturé. Autant dans les grandes villes comme Saigon et Hanoi on vit très très bien depuis une vingtaine d'années, la population s'étant embourgeoisée, autant il y a des provinces très pauvres dans lesquelles la population ferait n'importe quoi dans l'espoir d'une vie meilleure.
Et c'est justement de là que viennent les immigrés.
Des agences font miroiter des jobs bien payés au Japon, pays riche. Des familles s'endettent à hauteur de plusieurs milliers de dollars (une fortune) pour qu'un fils apprenne un japonais rudimentaire, obtienne un visa de travail à durée limitée et parte travailler quelques mois avec espoir de s'y établir définitivement et faire venir la famille plus tard.
Problème: ces immigrés ne s'adaptent pas à la vie au Japon et perdent leur travail. Leur visa de travail étant lié à l'employeur, ils deviennent illégaux. N'ayant pas d'argent pour rentrer (et de toutes façons, s'ils y parviennent il n'y a que des dettes colossales qui les attendent), ils sont obligés de s'enfoncer dans la clandestinité et de commettre des délits.
C'est là qu'ils sont approchés par le crime organisé pour faire les petites mains. L'une de ces organisations est un réseau de recel de matériel volé à l'étalage. Des produits (cosmétiques principalement) sont volés au Japon, puis expédiés au Vietnam pour y être revendus car la population y est friande de produits de qualité japonais.
Ce qui est intéressant de constater c'est que ce problème est marginal avec les immigrés vietnamiens en Corée du Sud, même peu qualifiés.