“I learned from our FOIA lady here how to make emails disappear after I am FOIA’d, but before the search starts, so I think we are all safe. Plus, I deleted most of those earlier emails after sending them to Gmail.”
Pour le coup ça rend très curieux de savoir ce que contenait ces emails.
Ca me fait penser aux fameux SMS entre Von der Leyen et le PDG de Pfizer pendant le Covid:
Ils ont disparu, bien qu'un tribunal ait autorisé l'accès aux-dits SMS contre l'avis de la Commission. Apparemment le téléphone a été remplacé.
On critique souvent les ricains, mais eux ont une loi claire que tout document créé par un fonctionnaire est public par défaut du moment où on le demande, d'où les classifications "secret" etc utilisée pour refuser.
Je verrai bien utile une loi FOIA similaire en Europe, avec des obligations de conservation pour les haut-fonctionnaires.
Au moins la numérisation du monde moderne a un avantage, on laisse des traces quand on échange à distance.
Fun fact: j'ai travaillé pour une multinationale américaine, et j'étais surpris de voir qu'il n'y avait aucun moyen d'archiver ses mails. Avant on pouvait au moins créer un fichier pst. Avec les ricains à part imprimer (pdf ou papier), rien à faire.
Etant naïf j'ai cru la raison avancée, à savoir la planète, le coût carbone d'un Mo vous savez, et puis ça coûte des $$.
Depuis, et dépucelé par la découverte des coulisses du leadership multinational, j'ai compris les vraies raisons: pas de traces.
Pas de sauvegarde = rien à donner en cas de procès (par un ex-employé ou par un extérieur).
Pas d'argument non plus pour un employé qui voudrait prouver sa bonne foi, qu'il avait bien écrit à telle date que le problème de maintenant arriverait.
Il y avait 1984 sur France Culture Fictions il y a quelques mois, c'est exactement ça la multinationale: seul le présent a une réalité, seul le présent importe, et le présent est ce que dit Grand Frère avec le langage de Grand Frère.
Les gens rigolent parfois des anglicismes crétins, maintenant je n'y vois que de la novlangue.