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L'essort du régionalisme

En 1876, Frédéric Mistral, auteur de Mireio (1859), Roumanille et cinq autres poètes fondaient le félibrige, dont le rayonnement s’étendait à la Provence, mais aussi à l’Aquitaine, au Languedoc et au Roussillon. Ainsi était à nouveau élevée au rang de langue littéraire la langue d’oc. Il y eut bientôt scission au sein du mouvement. Les jeunes félibres réclamèrent, le 22 février 1892, des libertés pour les communes et une assemblée régionale souveraine. Ils rompirent deux ans plus tard avec leurs vieux compagnons. Du groupe émergèrent Charles Maurras, de Martigues, et le Limousin Jean Charles-Brun qui devait se consacrer par la suite à la Fédération régionaliste française. Leur programme fut publié dans Le Régionalisme en 1911. Parmi les jeunes félibres figurait également Frédéric Amouretti. C’est auprès de lui que Barrès se documenta avant d’exalter sa patrie nancéienne.

Il faut y adjoindre le «celtisme de la Bretagne bretonnante». C’est Anatole Le Braz (Les Légendes de la mort en basse Bretagne , 1893, puis L’Histoire du théâtre celtique , 1904) qui l’a chanté. Il a trouvé en Charles Le Goffic (L’Âme bretonne ) un disciple convaincu.

En 1910, Vidal de La Blache apportait la caution de la Sorbonne au régionalisme. Il proposait de diviser la France en dix-sept régions organisées autour de métropoles (Lilles, Rouen, Rennes, Nantes, La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Grenoble, Lyon, Dijon, Nancy, Paris, Bourges, Limoges, Clermont-Ferrand). Cette idée, développée dans la Revue de Paris du 15 décembre 1910, eut un énorme retentissement. Adoptée, elle eût donné à la France un nouveau visage. Mais ne risquait-elle pas de remettre en cause l’unité du pays?

La querelle du régionalisme déboucha rapidement sur le plan politique. En 1900, Charles Maurras obtenait du prétendant au trône une déclaration décentralisatrice: «La décentralisation, c’est l’économie, c’est la liberté, c’est le meilleur contrepoids, c’est la plus solide défense de l’autorité. J’y donnerai ma première pensée. Je tiens à ce qu’on le sache.» Certains radicaux-socialistes, en revanche, défendirent la «centralisation jacobine».

Après 1918, la querelle s’atténua. Les décrets Poincarré-Sarraut, en septembre 1926, remplacèrent les conseils départementaux de préfecture par vingt-deux conseils de préfecture interdépartementaux et supprimèrent cent six sous-préfectures. D’autres problèmes agitaient alors la France, à propos desquels s’opposaient partis de droite et de gauche: montée du fascisme, question sociale, Front populaire...

C’est pendant la Seconde Guerre mondiale, avec l’avènement du gouvernement de Vichy (1940), que devait renaître le régionalisme. Le programme de la «révolution nationale» réclamait «une décentralisation du pouvoir qui, rendant leur autonomie aux régions et aux professions, permît aux Français de garantir eux-mêmes leurs libertés au lieu de les déléguer au Parlement irresponsable» (Robert Aron). Dans une France coupée en deux par la ligne de démarcation jusqu’en 1942, puis totalement envahie par les Allemands, il était difficile d’entreprendre des réformes en profondeur. Par ailleurs, les courants d’idées suscités par la Résistance prirent généralement position contre le régionalisme et le corporatisme de la «révolution nationale».
Les droits inaliénables du troll :
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L'ARB en procès!!!
Le procès de l'Armée révolutionnaire bretonne s'ouvre à Paris


PARIS (AFP) - Le procès de onze indépendantistes bretons, militants présumés de l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB) a commencé lundi matin devant la cour d'assises spéciale de Paris en l'absence de l'un des accusés, interdisant l'ouverture des débats sur le fond.
Ces militants indépendantistes comparaissent pour une série d'attentats dont l'un a coûté la vie à une jeune employée d'un McDonald's à Quévert (Côtes-d'Armor), en avril 2000. Dix-sept attentats ou tentatives, commis entre 1993 et 2000, sont visés dans ce dossier, marqué selon l'accusation par l'amateurisme et la dérive d'une poignée de militants soupçonnés d'avoir été les principaux activistes de l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB).

Six des accusés comparaissent détenus. La durée très longue de leur détention provisoire, "exceptionnelle" selon leur défense - elle approche quatre ans et demi pour l'un d'eux - a suscité un vif émoi en Bretagne, où se sont tenus plusieurs rassemblements réclamant leur libération. Des protestations sont également venues d'hommes politiques de diverses tendances.

Parmi les onze accusés, quatre sont poursuivis pour "complicité" dans l'explosion mortelle de Quévert et encourent la prison à vie devant cette cour spécialement composée de magistrats professionnels.

Il s'agit de Gaël Roblin, 31 ans, porte-parole du mouvement indépendantiste Emgann, de Christian Georgeault, 48 ans, l'un des responsables présumés de l'ARB et ex-secrétaire national d'Emgann, de Stéphane Philippe, 35 ans, et de Pascal Laizé, 37 ans. Tous les quatre nient les faits qui leur sont reprochés.

Le 19 avril 2000 en milieu de matinée, Laurence Turbec, qui s'apprêtait à fêter le lendemain ses 28 ans, était tuée par l'explosion d'une bombe placée contre le McDonald's de Quévert où elle travaillait.

Bien que la responsabilité de l'attentat ait toujours été rejetée par l'ARB, les enquêteurs sont convaincus qu'il a été commis à l'aide d'explosifs volés en septembre 1999 à Plévin (Côtes-d'Armor) par un commando conjoint de séparatistes basques d'ETA et de militants bretons.

Au-delà, il leur est rapidement apparu que l'attentat de Quévert illustrait la dérive d'un mouvement qui avait revendiqué depuis 1993 une trentaine d'attentats sans faire de victimes mais qui depuis plusieurs mois semblait marqué par un radicalisme croissant et des actions de plus en plus dangereuses.

Dans leur procédure, les enquêteurs ont ainsi fustigé l'"extraordinaire désinvolture" de l'ARB lorsqu'elle place une bombe devant une agence ANPE de Loire-Atlantique en début de matinée, au risque de tuer un employé.

Autre caractéristique des militants présumés de l'ARB, selon l'instruction: leur fréquentation assidue des bars, notamment un café de Fougères (Ille-et-Vilaine) dont ils font une sorte de quartier général.

Les enquêteurs notent que certains accusés - les rares qui ont admis partiellement les faits - ont reconnu être allés déposer leurs bombes le plus souvent "dans des états d'ébriété fortement avancés".

"On veut faire passer ces gens pour des bricolos farfelus et alcooliques pour lesquels les choses ont mal tourné. C'est une manipulation!", estime au contraire l'un des avocats de la défense, Me Isabelle Coutant-Peyre, qui regrette que l'on ait occulté l'aspect "évidemment politique" du dossier.

Les avocats soulignent en outre la faiblesse des éléments portés par l'accusation. "Rien dans le dossier, à aucun moment, ne fait apparaître que mon client, premièrement aurait appartenu à l'ARB, deuxièmement aurait désigné des cibles à qui ce soit. En ce qui me concerne, je plaiderai donc l'acquittement", avance Me Vincent Omez, avocat de Gaël Roblin.
Le procès doit s'achever le 26 mars.

smile
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Vive l'ARB !!! smile

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lundi 8 mars 2004, 15h09
Georgeault reconnaît son appartenance à l'ARB et plusieurs attentats


PARIS (AFP) - Christian Georgeault, l'un des principaux accusés au procès de onze indépendantistes bretons, a reconnu lundi son appartenance à l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB) et sa responsabilité dans plusieurs attentats, mais pas dans celui mortel de Quévert (Cotes-d'Armor).
"Je reconnais mon appartenance à l'ARB depuis octobre 1993", a déclaré pour la première fois l'accusé, 48 ans, à la reprise des débats en début d'après-midi devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Il a ensuite reconnu sa responsabilité dans trois attentats comme auteur principal, dans cinq attentats comme "complice par instruction" et dans une tentative. Il a aussi reconnu avoir détenu des explosifs.

Citant à chaque fois les actions pour lesquelles il reconnaît sa responsabilité, il n'a pas cité le seul attentat mortel parmi les 17 visés dans la procédure : celui commis à Quévert le 19 avril 2000, qui a provoqué la mort d'une jeune employée de McDonald's de 27 ans.

En détention depuis le 6 mai 2000, Christian Georgeault, ex-secrétaire national du mouvement indépendantiste Emgann, avait durant toute l'instruction nié son appartenance à l'ARB et sa participation aux attentats revendiqués ou attribués à ce groupe depuis 1993.

Selon lui, son recrutement au sein de l'ARB est "un choix personnel qui n'a rien à voir avec Emgann". "L'existence même de notre peuple est niée, notre langue est en train de disparaître, elle est interdite d'école. Voilà pourquoi je me suis engagé", a-t-il déclaré.

- "Ce type d'actions (les attentats), c'était selon vous un facteur de progrès ?", l'interroge l'avocat général François-Louis Coste.

- "Je pense que c'était nécessaire pour réveiller les consciences", répond Christian Georgeault.
Interrogé par le président de la cour Alain Verleene sur le fait de savoir pourquoi il s'était tu durant toutes ces années, il a en outre expliqué que "la conduite de l'instruction par le juge (antiterroriste) Gilbert Thiel a été faite uniquement à charge".

Allez, au trou, gros clown raciste!
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Le meneur des indépendantistes bretons reconnaît être l'auteur de trois attentats
LE MONDE | 09.03.04 | 13h47

Il flotte, Christian Georgeault, il flotte dans des habits bien trop grands pour lui. Il est vrai que sa situation n'est pas simple. Au terme de la première semaine de débats, consacrée à l'interrogatoire de personnalité des onze militants indépendantistes bretons poursuivis devant la cour d'assises spéciale de Paris pour une série de 17 attentats perpétrés en Bretagne, les défenses des accusés ont volé en éclats.

Aveux complets pour certains, partiels pour d'autres, dénégations totales pour quelques-uns, contradictions pour tous. Du procès politique annoncé, il ne reste rien ou presque. Même les militants, venus nombreux les premiers jours apporter leur soutien, ont quasi déserté les bancs du public.
Celui que l'accusation présente comme le meneur du groupe a senti la menace. Alors, lundi 8 mars, à la reprise de l'audience, Christian Georgeault, droit dans le box des accusés, a annoncé qu'il avait une "déclaration générale" à livrer. Rompant avec quatre années de silence et de dénégations, il a reconnu, pour la première fois, son appartenance à l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB) "depuis octobre 1993", sa "complicité par instruction" dans 5 attentats, ainsi que sa participation "comme auteur" à 3 autres, dont une tentative. Une liste dont est exclue l'opération contre le restaurant McDonald's de Quévert, en avril 2000, qui a coûté la vie d'une jeune employée. Le président, Alain Verleene, accueille avec placidité ces aveux, qui doivent beaucoup à la débandade de certains de ses coaccusés. "C'est tout, M. Georgeault ? - Oui, répond-il, comme pincé. - Remarquez, ce n'est déjà pas mal", note M. Verleene.
"C'est un choix personnel, poursuit M. Georgeault. Je militais depuis 1973 dans le mouvement breton et je me suis aperçu que les choses n'évoluaient pas, que l'histoire de notre peuple était niée. Voilà pourquoi je me suis engagé dans l'ARB.
- Et vous pensez que ce type d'actions pouvait être un facteur de progrès ?
- Je pense que c'était nécessaire pour éveiller les consciences.
- Lesquelles ?
- Euh, et bien réveiller les consciences d'un peuple.
- Et elles se sont réveillées ?
- Pas assez, sinon, on ne serait pas là", souffle l'accusé, agacé.
La première opération qu'il reconnaît a été perpétrée dans la nuit du 26 au 27 mars 1993 contre la perception de Saint-Brice-en-Cogles (Ille-et-Vilaine). Un échec, la charge n'a pas explosé. "Qui a déterminé l'objectif ?, demande le président
- C'est moi. Mon contact au sein de l'ARB m'avait demandé de choisir une cible.
- Et pourquoi une perception ?
- C'est pour la redistribution de l'impôt.
- Oui, mais encore ?
- C'est le symbole de l'Etat qui est visé.
- Certes, mais dans ces villages, M. Georgeault, où est installée la perception ?
- Dans des locaux communaux.
- Et qui paie les dégradations, dans ces cas-là ?
- Le contribuable.
- Oui, c'est le contribuable local, M. Georgeault."
Au matin, la charge a été découverte, intacte, sur le rebord de la fenêtre, par la perceptrice. Elle est devant lui, justement, cette femme, Sylvie Forest, qui a manipulé le paquet avant de le reposer, sous les injonctions inquiètes de son mari. "Je vous présente mes excuses", lui dit M. Georgeault. Le président ne s'en contente pas. "Dès ce premier attentat, on aurait pu se retrouver dans un cas comme celui de Quévert", observe-t-il. "J'en suis tout à fait conscient. Je reconnais qu'on a manqué de rigueur à ce sujet."

"CANAL GROTESQUE" Le manque de rigueur, c'est, selon les enquêteurs, ce qui signe les attentats ou les tentatives reprochés à ces indépendantistes bretons. "Des bricoleurs patentés", résume l'un d'eux, en relevant qu'"un tiers de leurs engins n'ont pas fonctionné". "Des montages d'amateur", dit un autre "C'est une bande de copains qui aurait pu le rester si, à un moment donné, ils n'avaient pas décidé de poser des bombes", constate un troisième. On croirait même percevoir un soupçon de dépit dans les dépositions de ces policiers qui, avant de s'occuper du "terrorisme" breton, avaient été confrontés à d'autres organisations clandestines. "L'ETA -les séparatistes basques-, c'est un terrorisme professionnel, structuré, militaire, comme l'IRA -l'Armée républicaine irlandaise-. L'ARB, c'est un terrorisme, je dirais, épidermique. Le terme d'armée qu'ils emploient, c'est du folklore", observe Bruno Le Boursicaud, l'un des enquêteurs de la Division nationale antiterroriste. Il ajoute : "Les Corses, ils ont le canal historique. Eux, excusez-moi, monsieur le Président, ils ont le canal grotesque."

Grotesques, ces bretons. C'est bien le mot smile
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mardi 23 mars 2004, 17h39
Procès de l'ARB: des peines de 5 à 18 ans requises

PARIS (AP) - Des peines allant de cinq ans d'emprisonnement à 18 ans de réclusion criminelle ont été requises mardi par l'avocat général de la cour d'assises de Paris contre sept indépendantistes bretons accusés d'une série d'attentats entre 1993 et 2000, dont celui contre le McDonald's de Quévert (Côtes d'Armor) le 19 avril 2000 qui a provoqué la mort d'une employée. Quatre acquittements ont été demandés.

Le verdict est attendu en fin de semaine à l'issue des plaidoiries de la défense.

Les peines les plus lourdes -18 et 15 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de 10 ans- ont été requises contre Christian Georgeault, 48 ans, et Gaël Roblin, 31 ans.

Le premier a reconnu à l'audience son appartenance à l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB) et plusieurs attentats. Le second était, au moment de son arrestation en mai 2000, porte-parole d'Emgann. Ce groupuscule indépendantiste armoricain est considéré par l'accusation comme le vivier des petits soldats de l'ARB.

A l'encontre de Pascal Laizé, 38 ans, et Stéphane Philippe, des peines de douze et dix ans de réclusion criminelle, assortie de huit et six ans de sûreté, ont été demandées. Les deux hommes sont présentés comme les artificiers de l'ARB.

Outre une série d'attentats reprochés aux quatre hommes, ils étaient poursuivis pour complicité dans l'attentat contre le McDonald's de Quévert dans laquelle une employée, Laurence Turbec, a été tuée.

Attentat pour lequel Gaël Roblin et Christian Georgault avait écrit un communiqué démentant l'implication de l'ARB. Une cible choisie, selon "la certitude et la conviction" de l'avocat général par Gaël Roblin.

"On voudrait faire juger ces attentats comme du folklore breton dont on revendique simultanément le sérieux de la cause", a expliqué l'avocat général, François-Louis Coste dans un réquisitoire qui a duré plus de quatre heures.

Des peines de cinq, six et huit ans d'emprisonnement ont été requises à l'encontre de Philippe Jaumouillé, 47 ans, Alain Solé, 52 ans, et Arnaud Vannier, 30 ans. Seul le second est incarcéré.

Quatre acquittements ont été requis. Celui de Jérôme Bouthier, incarcéré depuis près de trois ans, dont l'ADN avait été retrouvé dans un sac plastique contenant un engin explosif qui n'avait pas fonctionné. Et ceux de Solenn Georgeault, 30 ans, Pascal Scattolin, 40 ans, et Yann Solon, 35 ans.
L'avocat général a stigmatisé la désinvolture avec laquelle les accusés ont commis leurs actions, rappelant qu'une bombe sur deux n'avait pas explosé. "Si on n'a qu'un mort dans cette série d'attentats, il y a en revanche un nombre incalculable de miraculés". AP

Des peines bien faibles pour leur crime, mais c'est déjà ça...
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