Bonjour, bonjour!
Alors voilou j'ai une question en français qui est: Comment l'écriture de ces trois extraits incarne-t-elle l'affrontement?
Ces trois extraits sont:
Texte1: Andromaque: Acte III scène VII:
Madame, demeurez.
On peut vous rendre encor ce fils que vous pleurez.
Oui, je sens à regret qu'en excitant vos larmes
Je ne fais contre moi que vous donner des armes.
Je croyais apporter plus de haine en ces lieux.
Mais, Madame, du moins tournez vers moi les yeux
Voyez si mes regards sont d'un juge sévère,
S'ils sont d'un ennemi qui cherche à vous déplaire.
Pourquoi me forcez-vous vous-même à vous trahir?
Au nom de votre fils, cessons de nous haïr.
A le sauver enfin c'est moi qui vous convie.
Faut-il que mes soupirs vous demandent sa vie?
Faut-il qu'en sa faveur j'embrasse vos genoux?
Pour la dernière fois, sauvez-le, sauvez-nous.
Je sais de quels serments je romps pour vous les chaînes,
Combien je vais sur moi faire éclater de haines.
Je renvoie Hermione, et je mets sur son front,
Au lieu de ma couronne, un éternel affront.
Je vous conduis au temple où son hymen s'apprête
Je vous ceins du bandeau préparé pour sa tête.
Mais ce n'est plus, Madame, une offre à dédaigner :
Je vous le dis, il faut ou périr ou régner.
Mon coeur, désespéré d'un an d'ingratitude.
Ne peut plus de son sort souffrir l'incertitude.
C'est craindre, menacer, et gémir trop longtemps.
Je meurs si je vous perds; mais je meurs si j'attends
Songez-y : je vous laisse, et je viendrai vous prendre
Pour vous mener au temple où ce fils doit m'attendre;
Et là vous me verrez, soumis ou furieux,
Vous couronner, Madame, ou le perdre à vos yeux.
Texte2: Marivaux Lîle des esclaves scene 8:
ARLEQUIN, EUPHROSINE ARLEQUIN arrive en saluant Cléanthis qui sort, Arlequin va tirer Euphrosine par la manche.
EUPHROSINE. Que me voulez-vous ?
ARLEQUIN, riant. Eh ! eh ! eh ! ne vous a-t-on pas parlé de moi ?.
EUPHROSINE. Laissez-moi, Je vous prie.
EUPHROSINE. Eh là, là, regardez-moi dans l'oeil pour deviner ma pensée.
EUPHROSINE. Eh ! pensez ce qu'il vous plaira.
ARLEQUIN. M'entendez-vous un peu ?
EUPHROSINE. Non.
ARLEQUIN. C'est que je n'ai encore rien dit.
EUPHROSINE, lmpatiente. Ahi !
ARLEQUIN. Ne mentez point ; on vous a communiqué les sentiments de mon âme, rien n'est plus obligeant pour vous.
EUPHROSINE. Quel état !
ARLEQUIN. Vous me trouvez un peu nigaud, n'est-il pas vrai ? mais cela se passera ; c'est que je vous aime, et que je ne sais comment vous le dire.
EUPHROSINE. Vous ?
ARLEQUIN. Eh pardi oui ; qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ? Vous êtes si belle, il faut bien vous donner son coeur, aussi bien vous le prendriez de vous-même.
EUPHROSINE. Voici le comble de mon infortune.
ARLEQUIN, lui regardant les mains. Quelles mains ravissantes ! les jolis petits doigts ! que je serais heureux avec cela ! mon petit coeur en ferait bien son profit. Reine, je suis bien tendre, mais vous ne voyez rien ; si vous aviez la charité d'être tendre aussi, oh ! je deviendrais fou tout à fait.
EUPHROSINE. Tu ne l'es déjà que trop.
ARLEQUIN. Je ne le serai jamais tant que vous en êtes digne.
EUPHROSINE. Je ne suis digne que de pitié, mon enfant.
ARLEQUIN. Bon, bon, à qui est-ce que vous contez cela ? vous êtes digne de toutes les dignités imaginables : un empereur ne vous vaut pas, ni moi non plus :mais me voilà, moi, et un empereur n'y est pas et un rien qu'on voit vaut mieux que quelque chose qu'on ne voit pas. Qu'en dites-vous ?
EUPHROSINE. Arlequin, il me semble que tu n'as point le coeur mauvais.
ARLEQUIN. Oh ! il ne s'en fait plus de cette pâte-là, je suis un mouton.
EUPHROSINE. Respecte donc le malheur que j'éprouve.
ARLEQUIN. Hélas ! je me mettrais à genoux devant lui.
EUPHROSINE. Ne persécute point une infortunée, parce que tu peux la persécuter impunément. Vois l'extrémité où je suis réduite ; et si tu n'as point d'égard au rang que je tenais dans le monde, à ma naissance, à mon éducation, du moins que mes disgrâces, que mon esclavage, que ma douleur t'attendrissent. Tu peux ici m'outrager autant que tu le voudras ; je suis sans asile et sans défense, je n'ai que mon désespoir pour tout secours, j'ai besoin de la compassion de tout le monde, de la tienne même, Arlequin ; voilà l'état où je suis, ne le trouves-tu pas assez misérable ? tu es devenu fibre et heureux, cela doit-il te rendre méchant ? Je n'ai pas la force de t'en dire davantage ; je ne t'ai jamais fait de mal, n'ajoute rien à celui que je souffre.
Texte 3:
Alfred de Musset, Les caprices de Marianne II,1.
Voici ma reponse:
Dans l'extrait d'Andromaque acte III scènre VII qui est un monologue, l'écriture théâtrale incarne l'affrontement par des questions réthorique tel que: "Faut-il que mes soupirs vous demandent sa vie?Faut-il qu'en sa faveur j'embrasse vos genoux?",
(je ne sais pas si c'est suffisant de seulement dire que c'est un monologue, et qu'il y a des questions rethorique?...)
Dans l'éxtrait de L'île des esclaves, scène 8, l'écriture théâtrale incarne l'affrontement par la stichomythie, exemple de courtes répliques qui se succèdent: "EUPHROSINE. Non." "EUPHROSINE, lmpatiente. Ahi !" "EUPHROSINE. Quel état !" C'est un dialogue très vif.
Dans l'extrait: Les caprices de Marianne, l'écriture théâtrale incarne l'affrontement par le ton de la raillerie: "Octave.- Raillez, raillez! Nous ne vous craignons plus." De plus les répliques sont de plus en plus longues.
Voila, j'aimerais savoir ce que vous en pensser, et ce serais gentil de me signaler mes fautes d'orthographe, et de me dire si j'ai oublier certains éléments merci, et bon w-e a tous!