Comme ça a été dit, je le trouve aussi un peu léger.
Je fais une proposition (qui vaut ce qu'elle vaut, je ne suis pas dans la dynamique des études du lycée, donc je peux être décalé par rapport à ça).
Ton introduction est à revoir, à étoffer. Là, tu te contentes du minimum. Il faut attirer le lecteur, soulever des problématiques, montrer à ton prof que tu as envie d'entrer dans le sujet et de nous y tirer. Tu peux par exemple (mais certains trouvent ça trop peu orthodoxe) aborder rapidement quelques exemples, donner un ou deux noms, situer des périodes propices à ça...
En fait, je ferais une première partie qui serait plutôt de la prospection. Une recherche, un tri des genres littéraires à travers les temps et plus particulièrement autours de la période de ton corpus (a priori plutôt le siècle des lumières, mais il peut être important de voir la littérature un peu plus tardive - Hugo, effectivement, est un pilier de contestation - la littérateur révolutionnaire - la littérature étrangère, et surtout sud-américaine du XXème siècle - bref tout ce qui peut apporter de l'eau à ton moulin.
Dans cette première partie, tu peux aussi voir les techniques employées par les auteurs pour contester : fables, contes, histoires à doubles sens, poésie, attaques frontales et affirmées, décalage historique ou mythologique (on reprend un mythe ou un pan de l'histoire, et en fait on critique une attitude contemporaine - voir certains aspects d'Antigone de Anouilh, par exemple).
Tu peux ensuite voir si on ne peut pas résumer ces techniques en un mot, en étudiant leur discours dans leur ensemble (étudier la rhétorique mais plus dans la globalité de l'oeuvre que pour l'analyse d'une phrase). Par exemple, on peut avoir des textes où vont se retrouver antiphrases, hyperboles, euphémismes à foison, afin d'en accentuer le caractère ironique.
Si tu ne connais pas trop tes figures de style, ce n'est pas grave, c'est un plus. Ou alors tu peux te plonger dans ce site internet qui offre des définitions claires et concises :
http://www.lettres.net/lexique/ .
Ensuite une seconde grande section divisée en deux
En première seconde partie, je m'engagerais sur un "la littérature, plaisir des lettres et des mots". L'art pour l'art en quelque sorte.
Le haut-moyen âge et le roman courtois, où l'on a des écrits pour le plaisir de se faire peur, des contes,
le XIXème siècle avec le romantisme et les récits-fleuves, où le sentiment domine sur un quelconque message,
le XXème siècle avec l'oulipo, et surtout Queneau, où on préfère le travail du mot, l'éclatement des canons pour la littérature en elle même, où l'on a le paroxysme de la pensée de l'art pour l'art (que l'on retrouve dans les autres arts à la même époque).
MAIS (transition)
On se rend compte en creusant un petit peu que derrière ces discours il y a toujours un message qui transparaît. Derrière le roman courtois, on a souvent une critique affirmée de la société et surtout des relations entre les membres de la noblesse ; les récits fleuves de la période romantique, emplis de spleen, sont souvent le lieu où l'on va affirmer une opinion avec coeur (Madame Bovary de Flaubert, l'ensemble de l'oeuvre de Hugo...) ; et finalement, même les membres de l'oulipo, en décidant de faire de la littérature de l' "art pour l'art" ne fait rien de plus que contester l'ensemble des canons établis jusqu'ici.
On arrive ainsi à la seconde seconde partie. On peut ici s'enfoncer dans les oeuvres exclusivement et ouvertement contestataires (récits à caractère politique, en fait, tout ce qu'on a trouvé dans la première grande section...), les oeuvres issues de la mythologie (les récits homériques qui, sous couvert de nous raconter une histoire, ont souvent un sens philosophique profond, mais sont aussi parfois la mise en avant de problématiques politiques propres à l'époque). On peut enfin revenir sur les oeuvres charnières d'une époque, d'une période littéraire et dire qu'elles aussi, quel que soit leur contenu, sont éminement contestataires, essentiellement vis-à-vis du courant littéraire qu'elles essaient de bousculer pour en établir un nouveau.
On arrive ainsi à la conlusion. On peut dire que, finalement, toute oeuvre littéraire - ou presque - s'inscrit dans un mouvement contestataire, que ça soit de façon affirmée (le message est clairement choisi par l'écrivain) ou par la force des choses (l'écrivain, en s'inscrivant dans une dynamique de renouveau littéraire, ne fait rien d'autre que contester les genres déjà établis). En dehors de ça, il existe tout un pan de la littérature "grand public" qui ne cherche pas à entrer en contradiction avec quoi que ce soit, mais simplement à proposer des récits sans prétention mais souvent sans grande saveur.
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Bon, c'est pas vraiment pensé, j'ai lancé ça en 5 minutes, ça ne correspond peut-être pas à tes attentes, et c'est probablement à remanier, mais ça te permet de voir une autre façon d'aborder le problème.