Myth Le 09/05/2007 à 15:57 Avant tout, essaye de chercher ce qu'est un voyage: c'est une exploration d'un autre lieu, connu ou inconnu, d'où nos repères de la vie quotidienne sont parfois mis à mal (dépaysement, tout ça...) Et puis... voyage initiatique ou voyage touristique ?
AloOoOors personne ne peut m'aider ???????? Vraiiiment personne ??
Nil Le 10/05/2007 à 15:10 Je pense que Myth a très bien résumé la façon d'aborder la problématique, et ton plan n'est pas si mal.
Par contre, essaye aussi de secouer a thèse opposée (même s'il y a peu de chances qu'on puisse trouver des arguments disant que la lecture d'un roman n'est pas un voyage ^^), ede voir si c'est vrai pour tous les romans.
Essaye aussi de placer quelque part que ce n'est qu'une comparaison et non une assimilation : la lecture n'est pas qu'un voyage.
Ensuite, je ne comprends pas pourquoi tu veux faire un II et un III ? Il y a déjà énormément à faire avec ce que tu proposes.
Tu peux aussi, si tu as envie de te casser la tête, travailler sur la notion temporalité, qui va nous ramener à nouveau à "qu'est-ce qu'un voyage".
Je m'explique :
un voyage est linéaire. Il y a un plan, une feuille de route, que l'on va suivre. Même si l'on part "à l'aventure", tu ne peux pas être à deux endroits au même moment. Même dans l'optique de faire un "voyage dans le temps", on ne peut que se cantonner à ce que l'on vit à l'instant t. Le roman est un voyage particulier, dans lequel l'auteur ne nous montre que ce qu'il veut ; le reste étant créé par le lecteur. C'est un voyage où la notion de déroulement n'est pas forcément bien claire, il peut y avoir des ambiguïtés. Néanmoins, la notion de feuille de route peut aussi se rapporter à la notion de trame. C'est toute la subtilité de la définition : un roman peut-être à la fois un voyage contraint (par ce que l'auteur dit ou ne dit pas - parfois le fait de dire est une contrainte à l'imaginaire ; parfois le fait de ne pas dire est une entrave au voyage... il faut aussi noter que c'est un voyage que l'on accepte de faire avec l'auteur, au risque d'être déçu) et libre (jusqu'au bout, le roman peut basculer dans l'irrationnel, jusqu'au bout la trame peut être rompue ; la continuité n'est pas une certitude).
Bien entendu, on peut toujours rapprocher les deux éléments, même dans ce que je présente comme étant des différences, mais après, c'est à toi de voir jusqu'où tu veux aller.
Enfin, il peut être intéressant de parler du roman comme voyage non pour le lecteur mais pour l'auteur.

Nil Le 11/05/2007 à 08:56 Ce n'est qu'un avis personnel, hein, mais étant un disciple assez fidèle d'Umberto Eco (l'oeuvre ouverte ou les limites de l'interprétation), je pense qu'il y a fort à dire sur l'auteur, qui a à la fois le pouvoir de modeler le "voyage", mais qui en est aussi le premier à s'y plonger (problématique de l'écrivain créateur mais aussi premier lecteur qui propose un signifiant et un signifié particulier à des lecteurs qui vont devenir à leur tour des créateurs, car tout acte de lecture est un acte d'interprétation qui est un acte de création...).
Bien entendu, c'est une partie qui, si elle est très intéressante - à mon sens - à développer, risque de déséquilibrer le devoir. Elle n'est effectivement à aborder qu'à condition d'avoir déjà une dissertation solide par ailleurs et se présente alors comme un "bonus". Sinon, on peut évoquer tout ça dans la conclusion, et encore uniquement si l'on se sent un minimum à l'aise avec la problématique.