Ah oui, vraiment envie de troller ?
Ca tombe bien: au cours des derniers jours, j'ai perdu plus d'une journée entière avec Windows, et c'est pas fini...
[EDIT: si ça vous semble indigeste, vous n'êtes pas obligés de tout lire ^^ juste cette intro, et l'avant-dernier paragraphe, qui fait office de conclusion]
Ca fait plus d'un an que je n'utilise pour ainsi dire plus Windows (XP SP2) sur ma machine personnelle: je boote Windows tous les deux-trois mois, pour faire un peu les mises à jour de sécurité et d'anti-virus. Le reste du temps, je tourne SimplyMEPIS 6.5 + Debian testing.
J'utilise les partitions NTFS comme stockage de données depuis plus de 9 mois, grâce à NTFS-3G, en constante amélioration. Aucune corruption du système de fichiers à signaler, comme chez des dizaines (centaines ? le site officiel affiche plus de 1M visites depuis la release stable 1.0, et plus de 200K téléchargements) de milliers d'autres utilisateurs.
Pour pouvoir bosser à la maison pendant les ponts, et une partie de l'été, plutôt que de me rendre à la boîte (un peu moins de 2h de trajet dans un sens, autant dans l'autre...), j'ai dû installer un outil qui n'existe que sous Windows.
Non seulement l'installation a pris environ une journée de travail (avant de commencer, j'ai installé 27 mises à jour Windows, une mise à jour de l'anti-virus et une du firewall), essentiellement des désinstallations / réinstallations multiples car la procédure d'installation du driver refusait de trouver des fichiers qui était pourtant bien présents, même en sélectionnant à la main le dossier où ils se trouvaient.
Mon binôme, qui est pourtant un expert en Windows toutes générations (API, utilisation, etc.), ne comprenait pas le comportement de la machine.
Enfin bref, vers la fin de la journée, on a fini par réussir à installer cette saloperie de driver, sans savoir comment.
Je connaissais déjà les outils de SysInternals (Filemon, par exemple), et j'ai pensé à les utiliser, mais ils ne nous ont pas aidés.
Au reboot suivant, vendredi, pas de problème.
Au reboot suivant, hier matin, la machine est dans un état lamentable: anti-virus qui ne veut pas démarrer (protection résidente impossible à activer), firewall qui ne veut pas démarrer, Internet Explorer qui refuse d'accéder à Internet alors que Firefox n'a aucun problème, une bonne partie des réglages du système inaccessible (cause: rundll32 ne marche pas), etc.
Alors je pense à un virus (logique quand on a une machine, Windows de surcroît, qui se comporte de la sorte...), et je téléphone à mon binôme pour lui demander ce qu'il en pense. En plus du scan (bien sûr, lui aussi pense qu'un comportement pareil peut être dû à un virus à la con...), il finit par suggérer un boot en mode sans échec et une restauration du système à un point précédent, par exemple le point créé automatiquement avant l'installation des drivers. Et on se fait du souci pour le système informatique de la boîte, parce qu'il n'y a qu'à la boîte que j'ai tourné Windows sur la machine... donc c'est peut-être pas la seule machine infectée. Youpi.
Boot en mode sans échec avec prise en charge réseau, 4h de scan avec un AV en ligne, un AV pourtant censé être plutôt rapide... Rien trouvé. C'est déjà ça, mais ça ne me dit pas comment je vais réparer cette machine de #$&%\!...
Restauration du système, redémarrage en mode normal. La machine se comporte normalement. Ouf.
Réinstallation des drivers, pour pouvoir bosser...
Avant reboot, la machine se comporte normalement, et je peux bosser.
Je tente quand même le reboot: après reboot normal, la machine se comporte normalement, aucun problème pour bosser.
Voilà où j'en suis: plus d'une journée perdue (et c'est pas fini, vu que sous Windows, il faudra installer un OO.o plus à jour, et les équivalents de divers autres programmes que j'utilise sous GNU/Linux, etc.); on ne sait pas ce qu'on a fait pour que ça marche; on ne sait pas pourquoi ça ne marchait plus (jamais eu aucun problème sur d'autres machines à la boîte); on ne sait pas pourquoi ce seraient des drivers (qui comme je l'ai déjà écrit, fonctionnent pourtant bien sur ma machine et sur d'autres machines à la boîte) mettraient un bazar pareil; on ne sait pas si ça ne va pas se reproduire... Que du bonheur !
L'utilisation de la partition Windows dans une machine virtuelle sous GNU/Linux (où j'ai déjà installé VMWare Server) n'est malheureusement pas une option: ma machine a plus de 4 ans, il me faudrait 1 GB de RAM pour ce faire.
Avec 512 MB de RAM, il faut déjà environ quatre minutes, avec une utilisation du disque quasi-permanente, pour booter Windows + AV + FW. Ce n'est même pas la peine de penser à exécuter l'installation de Windows, sous machine virtuelle, avec 240 MB de RAM... Même si je résolvais le problème du temps de boot, très probablement en enlevant AV + FW (ce qui serait dangereux pour utiliser Internet sans avoir à passer de la VM à la machine réelle...), je ne peux pas être _sûr_ que le #$&%\! de driver qui m'a embêté, et qui m'embêtera peut-être encore, fonctionne bien sous la VM.
L'utilisation de GNU/Linux dans une VM sous Windows nécessiterait d'installer VMWare Server, ce qui boufferait pas mal d'espace disque... et de l'espace disque, je n'en ai pas trop. J'ai déjà été obligé de supprimer toutes mes autres VM, y compris certaines de celles qu'on utilise pour tester ce qu'on fait sur des configurations exotiques.
Loin de moi l'idée que GNU/Linux cay le bien absolu, sans défauts, et que Windows cay le mal absolu, tout pourri. Tous les OS, MacOS X (qui est lui aussi sur une base *nix...) compris, ont leurs défauts. Mais quand même... pour mon retour forcé sous Windows, avec ces problèmes incompréhensibles d'installations et de drivers, j'ai quand même pris une grosse claque.
De plus, comme Windows ne sait pas se débrouiller correctement avec des partitions qui ne sont ni NTFS ni FAT*, même avec des drivers comme Ext2IFS (la dernière fois que je l'ai utilisé, une partition ext3 qui n'a à peu près jamais d'erreurs - hors coupure de courant brutale, par exemple - nécessite un fsck, qui corrige réellement des erreurs, au reboot suivant sous GNU/Linux... et de plus, Windows ne supportant pas les filesystems journalisés, l'ext3 est utilisé en mode dégradé ext2...), il va falloir que je trouve une solution plus intelligente qu'une duplication d'un mirroir SVK d'un repository SVN: 1 sur une partition NTFS, 1 sur la partition ext3.
Peut-être qu'un trifouillage des variables d'environnement ou des paramètres de SVK, ou une création appropriée de symlink sous GNU/Linux, me permettrait de n'utiliser qu'un repository, stocké sur la partition NTFS (ou la partition FAT32, mais c'est un système de fichiers vraiment tout pourri !). A voir.