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Bonjour,
Je ne suis pas très fière de ce que je suis en train de faire ... mais j'ai vraiment besoin d'aide ...
Déjà à peine rentré que le professeur nous charge d'une dissertation à rendre lundi.
J'espère que vous pourrez me donner quelques idées. Merci d'avance.

Le sujet est : Les témoignages d'écrivains sur les événements historiques présentent-ils un intérêt pour le lecteur ?
Vous discuterez de cette question en vous appuyant sur les textes proposés, ceux que vous avez étudiés en classe ainsi que sur vos lectures personnelles.

Le corpus : - Mémoires d'outre-tombe de CHATEAUBRIAND (1)
- Choses vues de HUGO (2)
- Le jardin des plantes de SIMON (3)


(1) Au début de l'été 1789, le peuple révolutionnaire s'est emparé de la Bastille, prison d'Etat. L'événement sympbolise la chute de l'Ancien Régime. Chateaubriand qui est lui meme noble, rapporte les scènes dont il a été témoin.

Paris, novembre 1821

-- Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur: si l'on eut tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fut entré dans la forteresse. Je vis tirer 2 ou 3 coups de canon, non par les invalides, mais par des gardes françaises1; déjà montés sur les tours. De Launay2, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l'Hotel de Ville; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tete cassée d'un coup de pistolet: c'est ce spectacle que des béats sans coeur trouvaient si beau. Au milieu de ces meutres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous Othon et Vitellius3. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient, avec le respect de la peur, davant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent; on en envoya à tous les niais d'importance dans les 4 parties du monde. Que de fois j'ai manqué ma fortune! Si, moi, spectateur, je me fusse inscrit sur le registre des vainqueurs, j'aurais une pension aujourd'hui.

(2) Le 12 mai 1839, les socialistes Barbès et Blanqui avaient lancé un mouvement insurrectionnel à Paris ; une foule d’insurgés marcha vers l’hôtel de ville d’où ils furent repoussés par le Garde nationale. Victor Hugo rend compte de cet évènement dans ces carnets.

Journal d’un passant pendant l’émeute

Le 12 mai

A trois heures je rentre dans mon cabinet.
Ma petite fille vient d’ouvrir ma porte tout effarée et m’a dit :
« Papa, sais-tu ce qui se passe ? On se bat au pont Saint-Michel. »
Je n’en veux rien croire. Nouveaux détails. Un cuisinier de la
maison et le marchand de vin voisin ont vu la chose. Je fais monter
le cuisinier. En effet, enp passant sur le quai des Orfèvres, il a vu un
groupe de jeunes gens tirer des coups de fusil sur la préfecture de
police. Une balle a frappé le parapet près de lui. De là, les assaillants
ont couru place du Châtelet et à l’Hôtel de Ville, tiraillant toujours.
Ils sont partis de la Morgue, que le brave homme appelle la Mome.
Pauvres jeunes fous ! Avant vingt-quatre heures, bon nombre de
Ceux qui sont partis de là seront revenus là.
On entend la fusillade. La maison est en rumeur. Les portes et
Les croisées s’ouvrent et se ferment avec bruit. Les servantes causent
et rien aux fenêtres.
On dit que l’insurrection a gagné la Porte-Saint-Martin. Je sors,
Je suis les boulevards. Il fait beau. La foule se promène dans ses
habits du dimanche. On bat le rappel.
A l’entrée de la rue du Pont-aux-Choux, il y a des groupes qui
regardent dans la direction de la rue de l’Oseille. On distingue
beaucoup de monde et beaucoup de tumulte autour d’une vieille
fontaine qu’on aperçoit du boulevard et qui fait l’angle d’un carre-
four dans la vieille rue du Temple. Au milieu de ce tumulte, on
voit passer trois ou quatre petits drapeaux tricolores. Comment-
taires. On reconnaît que ces drapeaux sont tout simplement
l’ornement d’une petite charrette à bras où l’on colporte je ne sais
quelle drogue(1) à vendre.
A l’entrée de la rue des Filles-du-Calvaire, des groupes regardent
dans la même direction. Quelques ouvriers en blouse passent près
de moi. J’entends l’un d’eux dire : « Qu’est-ce que cela me fait ? » Je
n’ai ni femme, ni enfant, ni maîtresse. »
Sur le boulevard du Temple les cafés se ferment. Le Cirque
Olympique se ferme aussi. La Gaité² tient bon , et jouera.

(3) Je n'ai pas trouvé ce dernier texte sur Internet.


J'ai trouvé un plan qui pourrait marcher mais je ne sais pas comment je vais pouvoir intégrer les textes et quels extraits prendre.

Le plan est : I- Les témoignages intéressant au niveau des connaissances apportées mais aussi sur la vie de l'auteur
-un point de vue alternatif sur l'événement
- réveil de la mémoire de l'auteur et de soçn esprit critique
- on en apprend plus sur l'auteur

II- Difficulté pour l'auteur de transmettre son vécu au lecteur
- transmettre au lecteur ses émotions, ses sentiments

III- Cela dépend de ce que le lecteur recherche (désolé pour la formulation ^^')
- si l'on cherche une vérité historique,
- si l'on cherche à mieux connaitre l'auteur

Je ne suis pas vraiment convaincue par mon plan. Le sujet n'a été distribué qu'aujourd'hui et je n'ai pas eu le temps de beaucoup réfléchir. Mon plan ressemble beaucoup à oui/non/peut-être et je ne sais pas si c'est une bonne idée.

En tout cas, j'espère que je vous ai donné assez d'argument !

Merci d'avance ! smile

Kristin