./77>
Bravo pour ces deux posts 
Bah, plutôt merci à toi d'avoir lancé réellement la discussion, sans quoi je n'aurais jamais commis ces pavés.
./77>Effectivement je n'ai pas parlé ni de relativité ni des trous noirs en rotation (modèle de Kerr). Dans ce modèle, il y a deux horizons : un interne et un externe ; et il y a une zone autour du trou noir où les objets sont entraînés par la rotation de l'espace temps : l'ergosphère, délimitée par la limite statique, et deux sphères de photon..
Moi aussi j'ai passé trop rapidement sur ça ...
Pour un trou noir sans rotation, l'horizon des événements est la sphère de rayon R où les photons ayant une vitesse purement radiale (par rapport à l'espace-temps qui glisse) ont une vitesse nulle (par rapport à l'espace-temps qui ne glisse pas, donc très loin du trou noir).
La sphère des photons est la sphère de rayon 3R/2 où les photons ayant une vitesse purement tangentielle restent confinés (équivalent grossier de l'orbite de satellisation circulaire des photons).
D'ailleurs, cette sphère des photons correspond au rayon critique du paradoxe de la force centrifuge (ce n'est pas un hasard, c'est 'simplement' (hem ...) que les photons suivent les géodésiques de l'espace-temps, lesquelles définissent la ligne droite et le fait de tourner, donc la force centrifuge).
Quand à l'ergosphère (existant uniquement pour les trous noirs en rotation), c'est là que l'on pourrait trouver des
boucles de genre temps autorisant (théoriquement) le retour vers le passé (mais pas avant l'instant de création d'une telle boucle, et encore faut-il qu'elle soit navigable par un objet macroscopique).
Petit truc marrant concernant la sphère des photons : dans l'approche newtonienne (en terme de vitesse de libération), dont on a déjà vu qu'elle était fausse tout en donnant le bon rayon de Schwarzschild, la sphère des photons n'a pas un rayon 3R/2, mais un rayon R/2 (utilisez la formule de l'orbite circulaire M.G/(4.Pi^2)=r^3/T^2 avec c=2.Pi.r/T et R=2.M.G/c^2, vous aurez r=R/2).
Argh, je ne peux y résister : M.G/(4.Pi^2)=r^3/T^2=r*(r/T)^2=r*(c/(2.Pi))^2=r*c^2/(4.Pi^2) => r=M.G/(4.Pi^2)*(4.Pi^2)/c^2=M.G/c^2=R/2 ...
./77>Sinon, pour la classification des trous noirs : même si on ne peut pas les observer directement, il semble que l'existence des trous noirs stellaires et galactiques est bien établie. Mais qu'est ce qu'on a comme preuve pour les autres tailles de trous noirs?
./73>[/i]
Les trous noirs primordiaux furent formés [...] ceux qui subsisteraient encore aujourd'hui.
Les trous noirs moyens, dont l'existence est plus qu'hypothétique, [...]
il est possible que l'Univers entier soit un trou noir
Il est à peu près certain que des trous noirs primordiaux ont été formés par fluctuations de densité de la 'soupe primitive', puisque ce sont de telle fluctuations qui ont donné naissance aux étoiles
ou aux galaxies, à moins que la soupe ait été assez lisse pour ne pas donner de trous noirs primordiaux (mais pas trop lisse, sinon adieu les étoiles ou galaxies).
Je dis bien 'ou', puisqu'on se dispute encore pour savoir si les fluctuations primordiales ont formés les étoiles, lesquelles se sont ensuite rassemblé en galaxies, ou ont formés les galaxies, lesquelles se sont ensuite fragmentées en étoiles.
Par contre, reste à savoir s'il reste encore à l'heure actuelle des trous noirs primordiaux, puisque plus un trou noir est petit, plus l'évaporation quantique d'Hawking est importante, donc plus il rapetisse vite, et le processus s'emballe, jusqu'à ce que le trou noir atteigne la masse de Planck (avec un rayon de la longueur de Planck), où il s'évapore totalement en un temps de Planck, créant une bonne grosse explosion des familles ^^.
Râââh, le domaine de Planck

...
Pour les trous noirs moyens, je n'en ai vu qu'une seule et unique mention dans la littérature, il y a un bon bout de temps de cela, avec tout plein de mentions 'attention, hautement hypothétique' !
Quant à l'Univers entier, c'est directement lié à sa courbure, et le fait de dire s'il est ou non globalement un trou noir n'est qu'un autre point de vue de la même chose (Big Crunch vs. Big Chill).
./85>m'est avis qu'ainsi que tous ceux qui ici postent des tirades,il a travaillé sur notepad (ou autre) pour ensuite copier coller
Quasiment, oui, même si j'ai en fait directement travaillé dans la petite fenêtre de composition des messages pour utiliser de temps à autre le preview et vérifier la mise en forme des calculs entre [pre] et [/pre].
Je n'ai donc à aucun moment sauvegardé mon texte, alors que je suis sous ZinDaube MeuhMeuh, et que j'ai déjà perdu plein de texte à cause de plantages ... moi y'en a

!
Et c'est lorsque j'ai terminé, après 3 heures de rédaction acharnée, que j'ai appris la limitation des 15 Ko.
./86>Je crois que l'ordre de grandeur de la densité critique est à peu près d'un atome par mètre cube. Et on ne sait pas trop si la densité réelle de l'univers est au dessus ou en dessous (enfin je ne suis pas très au courant des dernières spéculations sur le sujet)
1 ou 3 atomes, je ne sais plus, par m^3, mais atome d'
hydrogène.
Et je ne suis pas non plus très au fait de l'actualité, mais j'ai cru comprendre que personne n'était encore d'accord là dessus.
./88>
Avant on pensait que la terre était plate alors qu'elle est "infinie", sphérique.Aujourd'hui, l'univers est en 3d, il y aurait une "courbure" qu'on ne voit pas qui traduit l'infini. j'ai lu un bouquin d'Einstein qui évaluait le rayon de l'unviers. Ca a un lien avec cette courbure ?
La courbure a en effet un rapport avec la planéité (courbure nulle), la sphéricité (courbure positive) ou l'hyperbolicité (courbure négative) de l'Univers.
Par contre, contrairement à ce que tu dis, si la Terre était plate, elle aurait pu être infinie, alors que comme elle est sphérique, elle est finie (mais sans borne), de surface 4.Pi.Rt^2, avec Rt =~ 6400 km, ce qui est une valeur parfaitement finie (et qui est la cause des luttes de territoire qu'on étudie en géopolitique, etc).
Le rayon de l'Univers n'a, lui strictement rien a voir : c'est en fait le rayon de l'Univers observable, c'est-à-dire la distance à laquelle se trouvent les objets dont la lumière ne nous arrive qu'aujourd'hui alors qu'elle à été émise au début de l'Univers, soit au plus tôt 300 000 ans après le Big Bang (date à laquelle l'Univers fut assez froid pour qu'il devienne subitement transparent aux photons).
Rayon de l'Univers observable = vitesse de la lumière * (âge de l'Univers - 300 000 ans).
./89>une théorie actuelle [...] serait [que l'Univers] a une forme de polyèdre [...] et qu'un corps, en atteignant un côté serait automatiquement renvoyé sur la face opposée
C'est, je crois, la théorie de
l'Univers chiffoné d'un physicien français (Jean-Pierre LUMINET je crois, auteur de très bons bouquins sur le sujet), mais je n'en sais pas beaucoup plus là dessus.
@++