jibax
:
>56, merci pour l'info, tu parle beaucoup de rajout d'axiome, mais ces axiome sont t ils en contradiction avec ceux existant?
Ben à chaque fois qu'on considère un nouvel axiome, c'est LA grande question qu'on se pose, et ce n'est pas facile d'y répondre.
* Pour l'axiome du choix : on sait qu'il est indépendant de la théorie des ensembles ZF.
C'est à dire que ZF+ l'axiome du choix est cohérente.
Et que ZF + le contraire de l'axiome du choix est cohérente aussi.
C'est à dire qu'on peut fonder deux mathématiques différentes, contradictoires entre elles, mais ayant chacune sa cohérence, selon qu'on accepte cet axiome ou son contraire (voire même ni cet axiome, ni son contraire). (*)
* L'hypothèse du continu, certaines hypothèses sur les grands cardinaux : c'est pareil.
* L'analyse non standard IST : C'est une extension conservative de ZF. C'est à dire que tout théorème démontré dans IST et qui s'exprime dans le langage de ZF, est démontrable dans ZF. (les axiomes non standard n'ajoutent rien, sinon de la puissance de démonstration)
Parceque la c'est pas rajouter un axiome, c'est dire que cet axiome est faux (je sais pas si on peu vraiment parler de vrai /faux en parlant d'axiome).
Les notions de vrai et de faux n'ont pas beaucoup de sens dans ce domaine, on ne sait pas trop ce que ça veut dire.
Ce qui a un sens, c'est la notion de *démonstration* : une proposition est démontrable ou non démontrable à partir des axiomes.
(On finit par dire que quelque chose de démontrable est "vrai", et quelque chose dont le contraire est démontrable est "faux", mais je pense que c'est surtout par commodité de langage)
* Si on ne peut pas démontrer une proposition, ni son contraire, on dit qu'elle est indécidable.
* Si il existe des proposition indécidables, on dit que le système d'axiomes est incomplet.
* Si on peut démontrer à la fois une proposition et son contraire, on dit que le système d'axiomes est incohérent (ou inconsistant).
La priorité pour les maths, c'est d'avoir un système d'axiomes qui soit consistant : on ne veut pas de contradiction.
Le bonus qu'on voudrait avoir, c'est la complétude : quelque soit la proposition qu'on se donne, on veut pouvoir la démontrer ou la rejeter.
Ce que montre Gödel, c'est qu'on ne peut pas tout avoir.
1) On ne peut pas montrer que le système d'axiomes "classique" est consistant.
2) Même s'il était consistant (ce qu'on espère), il serait incomplet, et il n'y a pas moyen de rajouter des axiomes pour qu'il soit à la fois consistant et complet.
>>- utiliser une autre théorie des ensembles, avec des axiomes différents (par exemple NBG - von neuman, gödel, bernays)
La théorie NGB introduit deux sortes d'objets : les ensembles, et les classes (contrairement à ZF qui ne parle que d'ensembles).
Tant qu'on ne parle que d'ensembles, NGB c'est pratiquement la même chose que ZF. Mais l'avantage de NGB, c'est par exemple de pouvoir parler de "la classe de tous les ensembles" (alors que dans ZF, on ne eut pas parler de "l'ensemble de tous les ensembles").
(*) Je dis "ZF + l'axiome du choix est cohérent" pour simplifier. Il faut comprendre plutôt : "Si ZF est cohérente, alors ZF + l'axiome du choix aussi"
vince :
qu'est il advenu de ces personnes ? suicidées ?
Un prof de logique nous avait un jour dit une conjecture : "tous les grands logiciens finissent fous"
[n-uple cross]