1

Victor Hugo, "les Luttes et les rêves", Les Contemplation, Poème intitulé: " Ecrit sur la plinthe d'un bas-relief antique"

Voila le texte sur lequel je dois travailler.
J'ai déjà mes idées: l'omniprèsence de la musique
puis l'interresante divison du poème (d'un côté la vie, l'agitation, le bruit en somme et de l'autre les sonnorités plus paisibles, la fuite du temps, la fin...)
si vous avez des idées allez y! (les miennes sont déjà en vacances sorry )
Merci

2

XXI ECRIT SUR LA PLINTHE D’UN BAS-RELIEF ANTIQUE
A Mademoiselle Louise Bertin


La musique est dans tout. Un hymne sort du monde.
Rumeur de la galère aux flancs lavés par l’onde,
Bruits des villes, pitié de la sœur pour la sœur,
Passion des amants jeunes et beaux, douceur
Des vieux époux usés ensemble par la vie,
Fanfare de la plaine émaillée et ravie,
Mots échangés le soir sur les seuils fraternels,
Sombre tressaillement des chênes éternels,
Vous êtes l’harmonie et la musique même !
Vous êtes les soupirs qui font le chant suprême !
Pour notre âme, les jours, la vie et les saisons,
Les songes de nos cœurs, les plis des horizons,
L’aube et ses pleurs, le soir et ses grands incendies,
Flottent dans un réseau de vagues mélodies ;
Une voix dans les champs nous parle, une autre voix
Dit à l’homme autre chose et chante dans les bois.
Par moment, un troupeau bêle, une cloche tinte.
Quand par l’ombre, la nuit, la colline est atteinte,
De toutes parts on voit danser et resplendir,
Dans le ciel étoilé du zénith au nadir,
Dans la voix des oiseaux, dans le cri des cigales,
Le groupe éblouissant des notes inégales.
Toujours avec notre âme un doux bruit s’accoupla ;
La nature nous dit : chante ! Et c’est pour cela
Qu’un statuaire ancien sculpta sur cette pierre
Un pâtre sur sa flûte abaissant sa paupière.
Victor Hugo, Les Contemplations, in « Les Luttes et les rêves » (1856)


Le texte, pour aider ceux qui voudraient... smile
avatar--- Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des coeurs.---

Un kangourou qui fait des bonds va plus vite qu'une tortue qui ne fait pas de bonds.

--- Life is so beautiful that death has fallen in love with it, a jealous, possesive love that grabs at what it can ---

3

Oh ! Et moi qui ne connaissais pas ce passage des contemplations !
Sinon, dans l'omniprésence de la musique, tu peux étudier, outre le champ lexical, les alitérations, assonances et autres couleurs et sonorités qu'on retrouve dans le texte.
Puis, plus que la division agitation/calme, tu peux voir l'aspect vie sociale/nature, qui est renforcé par la dénomination des locuteurs (la soeur... - où en plus on utilise "la" et non "une") d'un côté et le mystère de l'autre (une voix, "un" pâtre...)
avatar

4

Oublie pas aussi de placer l'auteur(Victor Hugo ici donc wink )dans son contexte >le romantisme happy..toute la douceur des rimes..et le rythme aussi smile (..à la fois expressif et agréable de ce texte)
Nil :
les alitérations

j'y ajouterais même un +l tongue wink

5

yep marchi ^^
avatar

6

Ah, et il peut être intéressant de voir pourquoi ce titre en particulier ?
On peut voir (surtout dans la seconde partie) un style avec des symboles très classiques (donc propres à l'antiquité, puisque, faut-il le rappeler, la période classique marque un retour à l'antiquité au niveau artistique et philosophique), comme le pâtre, le rapport à la musique et aux muses. Sans oublier le rapprochement musique/poésie qui étaient indissociables dans l'antiquité.
Edit : je viens de voir que la dédicataire du poème, Louise Bertin, était une musicienne qui avait décidé de composer un opéra sur un livret de Hugo : La Esméralda (représentation en 1836, a priori ce fut un flop).
avatar