geogeo (./37) :
Autant qu'il se dirige vers une filière professionnelle. Le réel problème en France c'est qu'on dénigre ce genre de filière et donc on attire des étudiants qui n'ont pas leur place en Fac...
Le problème c'est qu'on lorgne sur le modèle allemand (des filières manuelles, professionnalisantes, de haut niveau, des ouvriers très qualifiés, l'intelligence de la main...) mais seulement à moitié : la contrepartie nécessaire de ce modèle, ce sont des salaires élevés, la sécurité de l'emploi et des statuts de haut niveau, et malheureusement ça ne suit pas puisque de ce côté là on lorgne plutôt vers le modèle anglo-saxon, qui préfère la flexibilité.
A un moment il faut faire un choix, tant qu'on reste entre deux chaises c'est la confusion et les discours qui ne servent à rien. Si on veut rendre les filières manuelles attractives il faut arrêter les politiques de salaire faible et les imbécilités genre CPE.
Ximoon (./45) :
- l'opinion publique + les syndicalistes conservateurs et inexpugnables. Un autre fléau.
Le taux de syndicalisation, dans à peu près toutes les branches en France, est très faible, et les syndicats n'ont pas vraiment les moyens de déclencher de grandes actions si la base ne suit pas (d'ailleurs jamais dans toute l'histoire de France les syndicats n'ont pu lancer une grève générale, et encore moins en arrêter une...)
Le fait est que la base a tendance à râler spontanément, et que l'opinion publique a largement tendance à soutenir les mouvements quand ils ont atteint une grande ampleur.
Lionel Debroux (./46) :
Certains syndicalistes conservateurs ont un accès important aux médias, et participent donc à façonner l'opinion publique.
Je ne crois pas qu'on puisse façonner l'opinion publique de toutes pièces. Les gouvernements ont un accès encore plus important aux médias, et donc devraient participer encore plus à ce façonnement, et pourtant ils sont désavoués régulièrement.