Peut-être parce que ça ne change pas grand chose par rapport à une IA intégrée à un jeu vidéo (ce qui remonte au mode "démo" des bornes d'arcade déjà), le seul point supplémentaire est une reconnaissance des formes à l'écran.
Si tu parles d'une IA qui ne serait pas dédiée à un jeu particulier, un point important est de lui faire comprendre quel est le but du jeu, et cela peut être autrement plus difficile. En comparaison, les ordinateurs ont rapidement dépassés les humains dans de nombreux jeux de plateau à base de capture et cibles à détruire (ex : échecs) ou de paris (ex : poker, dans un but strictement statistique), et je ne parle pas des jeux qui ont été résolus (tic-tac-toe, Puissance 4, dames...). En revanche, elles sont encore loin d'égaler un bon amateur au jeu de go, car le but (construire un territoire) est relativement abstrait. Difficile à expliquer à une machine. N'imaginons même pas un meta-jeu comme le nomic à ce titre.
La question est le but, c'est lui qui reste difficile à programmer. Tetris serait simple : les formes sont distincts, le but facile à comprendre. Si on dit à la machine que le score est l'important, elle va rapidement comprendre que les lignes forment des scores, que les multiples lignes donnent de meilleurs scores, et l'intérêt de l'optimisation. Mario ne serait pas difficile : avancer en ligne droite en évitant/tuant les ennemis/projectiles le plus rapidement possible (importance du temps qui passe et de ne pas perdre de vie). Zelda, en revanche, est moins facile à comprendre. Quel but donner ? ce n'est pas de gagner le maximum de cœurs, d'avoir une bourse pleine de rubis, tout cela sont des sous-objectifs pour servir l'objectif principal. Comprendre que les donjons ne sont pas des lieux pour gagner un cœur de plus à la fin, mais rassembler la triforce. Alors d'accord, rassemblons la triforce... mais quand on arrive à des donjons cachés ou aux conditions d'entrée particulière ? L'objectif devient difficile à comprendre pour une IA telle que je la conçois aujourd'hui. Si c'est pour avoir des millions de trial-and-errror successifs,
un poisson ferait tout aussi bien.

« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »
— Legion, geth trolleur à portée galactique