) malthusienne.
Déjà, de laquelle tu parles ?
Ensuite, je pense qu'on ne peut ignorer que nous vivons sur une planète aux ressources limitées (je veux dire qu'elles sont peut-être illimitées dans le temps car elles se renouvellent d'elles-mêmes mais que sur une courte période, elles peuvent être insuffisantes pour un nombre de personnes données).
Je sais que tu te bases sur une théorie (a-t'elle d'ailleurs un nom ?) qui veut que la population mondiale stagne et que l'accroissement naturel général se stabilise aussi, à partir du moment où on aura basculé de façon quasi totale vers un système post-industriel sur toute la surface du globe (tu me dis si je me trompe).
Le problème, à mon sens, ne vient pas forcément d'une potentielle explosion démographique mais d'une potentielle explosion consumériste. C'est à dire qu'une fois la population stabilisée, le modèle post-industriel ne permette pas de vivre avec le niveau de vie actuel sans aboutir à un déséquilibre (qui ne serait alors plus un déséquilibre entre des pays de niveaux différents mais entre la consommation d'une personne et la capacité à la planète de produire - on peut produire "mieux", mais le "mieux" a quand même quelques limites).
Ne penses-tu pas que ce risque existe ? (Si "non", pourquoi ?) Et s'il existe, ne risque-t'on pas de se retrouver dans un système salvateur de régression (l'humanité a connu des cycles d'expansion et de régression, ça ne serait pas la première fois) qui rendrait pour un temps la vie plus dure aux hommes (tout est relatif, je ne crois pas à un retour au Moyen-Âge) histoire de permettre à la planète de se remettre d'aplomb ?
A moins que (c'est une théorie à laquelle je crois de plus en plus, même si elle me dérange pas mal car apparaît un peu comme "magique") l'homme n'ait inscrit quelque part, dans une espèce d'inconscient programmé, qu'il doive se limiter lorsqu'il arrive à un certain stade d'évolution, afin d'éviter une forme d'explosion.
Ne peut-on pas voir dans certaines sociétés occidentales les prémices d'un déclin (voir le film Le Déclin de l'empire américain de Denys Arcand qui est plus une fresque psychologique que sociale, mais qui reste intéressant), en particulier lorsque l'on voit que la théorie de l'évolution est remise en question avec un retour au créationisme (j'ai parfois l'impression d'une bascule progressive dans une période d'occultisme) - mais ce n'est pas le seul exemple.
A moins encore que ça ne soit la nature elle-même qui ne soit en mesure de nous réguler ; tu dis que l'évolution démographique se stabilise avec l'arrivée au stade post industriel, mais il est à noter aussi que la fertilité naturelle est en chute libre dans ces espaces.
J'ai un peu l'impression que lorsque tu parles de malthusianisme, tu ne l'envisages qu'au niveau économique (et que tout le discours que tu présentes est résolument économiste. En fait, mais c'est ce que je perçois de ton point de vue, tu te bases sur une certaine sociologie pour expliquer et guider une réalité économique sans prendre en compte d'autres aspects, en particulier justement les limites de notre environnement. A moins que tu n'estimes (mais je trouve cette affirmation hasardeuse, il faut apprendre avec le passé ; regardons le recul des mentalités scientifiques entre l'apogée de l'antiquité et le début de la période du Moyen-Âge) que l'Homme soit arrivé à un niveau d'émancipation qui le rendrait de toutes façons assez intelligent pour toujours aller de l'avant ?


j'ai même découvert de nouvelles symboliques auxquelles je n'avais pas vraiment fait attention - en particulier une que je n'arrive pas à retrouver dans Nausicaä alors que jusque là, tout ce qui était dans l'un était dans l'autre)
