Nil Le 03/02/2010 à 10:22 Mon rêve de cette nuit... je pense qu'il y a de quoi en faire un bon nanard...
J'habitais un appartement sympa quoique mal agencé (deux pièces ridiculement petites, une pièce immense) dans le centre d'une grande ville (c'était à la place de Lyon, mais pas Lyon), au 4ème ou 5ème étage. J'y vivais avec ma femme (je n'y ai pas reconnu ma "vraie" femme, mais en même temps, le rêve ne m'en disait pas grand chose, c'était juste "ma femme", pour lui), et quelques moutards (trois ou plus, là aussi, le rêve a été assez vague ; ils étaient en tout cas plus de deux et avaient moins de 5-6 ans).
Nous devions héberger une amie de mes parents, qui participait à un colloque dans la même ville. Elle ne trouvait rien de mieux à dire que, chez nous, c'était quand même sale et moche. A force de diplomatie, et après avoir passé toutes les chambres de la maison, elle se décide à s'installer dans la grande pièce. Malheureusement pour elle, en faisant un peu de rangement, nous découvrons un stock d'armes allemandes de la seconde guerre mondiale.
Appel en urgence des services de déminage, qui débarquent (à grand renfort de presse) et nous dégagent la chambre de tout ça. Ca aurait pu s'arrêter là. Ca aurait pu.
Malheureusement, dans la nuit, un groupe très bien organisé de néo-nazis prend l'appartement d'assaut, au prétexte que nous avons contribué à la disparition de pièces inestimables à leurs yeux. Cinq d'entre eux, avec force de cordes et de grappins, arrivent au niveau de la grande pièce, cassent les vitres et jettent des cocktails Molotov (de piètre qualité, il faut le dire : rien ne s'enflamme et je m'empresse de les renvoyer par la fenêtre). Je repousse les assaillants, qui choient de la hauteur de l'appartement. Ils devaient probablement être des surhommes puisque la chute ne les affecte pas outre-mesure (une roulade les met debout), et partent en me promettant qu'ils n'en resteront pas là.
La nuit se termine paisiblement. La journée aussi, puisque mon rêve n'en fait pas mention.
Le soir, rentrant à la maison, j'ouvre la porte accompagné de tout le monde (femme, enfant, amie). Au moment d'ouvrir la grande pièce, un doute m'assaille. Je demande aux femmes de faire reculer la jeunesse, sors par la fenêtre de la cuisine et, par l'extérieur, me rend dans ladite toujours grande pièce. Bien m'en prends : un subtil assemblage de fils, détonateurs et explosifs n'attend que l'ouverture de la porte pour émietter nos chairs comme on peut le faire avec du thon gris en boite. J'hésite un instant. Dois-je moi-même tenter de désamorcer la bombe ? Et s'il y avait en plus une minuterie ? Je fais donc machine arrière, hurle d'évacuer l'immeuble, et pars à la recherche des démineurs (sans les appeler par téléphone, de crainte que les détonateurs ne soient sensibles aux ondes, ou simplement reliés à mon téléphone domestique).
Quelque chose (mon rêve, là encore, n'en fait pas mention... peut-être le groupuscule néo-nazi ?) retient pourtant ma petite famille trop près du danger. J'en prends conscience alors que je me rends au service de la gendarmerie spécialisé dans ce genre d'opérations.
Manque de chance, les démineurs sont en intervention pour un concert en plein air (oui, il semble qu'ils fassent partie du staff de sécurité). Je prends donc ma voiture, et me rend à 70km de là, empruntant petites routes et voies vicinales.
Chemin faisant, je croise un véhicule bleu que j'intercepte. Mon histoire est bien connue (merci les journalistes), et une gendarmette à la silhouette rappelant quelque part celle de Géant Vert contacte ses collègues afin qu'ils se rendent au plus vite sur les lieux.
Comme un rêve, c'est comme un film mais sans les clichés hollywoodiens, je n'assiste pas au désamorçage de la bombe : j'en suis simplement informé par le Talkie-Walkie de la sculpturale gendarmette. Ah, et ma famille va bien. Et nous faisons les manchettes des journaux du lendemain.
(Là, mon fils - mon vrai - a la bonne idée de se réveiller à 2h du matin, incommodé par une respiration difficile, elle-même provoquée par un rhume)
