vince (./57455) :
bah voilà, c'est pour ça que je pige pas le pb de la guerre de l'opium...
Ce sont des guerres qu'ils ont perdues parce qu'ils étaient technologiquement très inférieurs (entre autres). Il s'agissait plutôt d'une série de petites escarmouches où les chinois se sont fait latter à chaque fois, ce qui les a plus démoralisés que rendus créatifs. Ils ne se sont pas organisés en une économie de guerre avec un pays tout entier dédié à la guerre. Ils ont ensuite été contraints de signer des traités inégaux qui concédaient des ports aux occidentaux sans contrepartie aux chinois. De plus, les occidentaux se finançaient grâce au trafic d'opium (d'après wikipedia, un tiers des chinois usaient de l'opium à cette époque) sans que le gouvernement puisse s'y opposer.
Bref, rien de très joli joli ou glorieux de la part des occidentaux, c'est certain.
Non ce qui m'énerve plutôt, c'est le fait que les chinois de maintenant utilisent des évènements d'il y a 100-150 ans pour justifier leur propre complexe d'infériorité. J'ai du mal à rester calme quand un chinois me ressort que les français et les anglais ont pillé le palais d'été de l'empereur à Beijing et ont volé les trésors qui s'y trouvaient. C'est historiquement vrai, d'ailleurs les français l'ont reconnu officiellement mais ne se sont pas excusés, à ma connaissance. Mais putain c'était y'a
151 ans, ils peuvent pas admettre que tous les pays, y compris le leur et le mien, ont à un moment donné commis des actes regrettables, et qu'au bout d'un certain temps il faut laisser entrer ces évènements dans l'Histoire avec un grand H et arrêter de les utiliser politiquement.
De plus, ils ont comme souvent bien peu d'esprit critique et se contentent de recracher la propagande généralisée dans le pays. Quand on associe ce formatage de l'esprit à leur complexe d'infériorité, ça donne cette espèce de paranoïa présente dans l'article du Quotidien du Peuple: mélangeant propagande et demi-vérités, ignorant les contre-exemples, c'est très dur à réfuter et d'arriver à leur faire admettre qu'ils se contentent de nourrir leurs idées préconçues.
Heureusement la plupart des chinois en a rien à foutre de tout ça, sinon on passerait son temps à se disputer en vain.