Nord de Dunkerque, hein ?
Mais le dirais quand meme
Pen^2 Le 02/11/2015 à 01:05 Oui, très. J'avais lu un article la dessus il y a quelques temps.
Oui, et c'est une question qui est soigneusement évitée dans la grande majorité des débats publics sur la drogue, en particulier chez les jeunes : qu'est-ce qui amène les gens à se droguer ? On laisse toujours sous-entendre que c'est un choix personnel, parfois on avoue qu'il existe des prédispositions génétiques à l'addiction, mais on ne parle presque jamais des facteurs sociétaux.
Pourtant les liens entre les deux sont connus : la France est championne en consommation d'antidépresseurs par habitant, et les cadres qui sont défoncent aux stupéfiants pour tenir des objectifs intenables ne sont pas rares. Mais curieusement, quand ce sont des jeunes, personne ne semble se dire que s'ils consomment des drogues (de plus en plus tôt d'ailleurs), c'est souvent pour apaiser un mal-être et pas juste pour s'amuser. C'est vrai que c'est plus simple de traiter le symptôme que le problème de fond.

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Zeroblog —
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Jean Cocteau
« Moi je cherche plus de logique non plus. C'est surement pour cela que j'apprécie les Ataris, ils sont aussi logiques que moi ! » —
GT Turbo very Le 02/11/2015 à 01:32Edité par very le 02/11/2015 à 11:52 Au fond le truc c'est que, dans tout débat sur la drogue, on a du mal à faire la distinction nette entre l'usage festif ou raisonnable et l'usage addictif... notamment à cause de cette idée de dépendance physique qui arriverait forcément à force de consommer. Utilisations qui n'ont pourtant pas grand chose à voir.
Pourtant en France on a un vieux modèle testé et approuvé avec l'alcool : on a beau le mettre à toutes les sauces, la grande majorité des gens ne deviennent pas dépendants... et la plupart des gens qui tombent dans l'alcoolisme sont seuls/tristes à mourir/dépressifs/etc.
«Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.» - Sören Kierkegaard
La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec.
Impressionnant comme ça colle bien avec l'alcoolisme en effet. Comme tu dis Zerosquare, certains doivent avoir intérêt à ce que ça ne se sache pas (de bêtes ambitions politiques suffisent à ça).