Hum, voici un joli détournage de topic, en passant.
Pour les souris, je n'ai pas lu la 1ere page, mais je pense que quelques indications sont nécessaires (et celles-ci n'engagent que moi).
On peut penser que la vie d'une souris n'a pas d'importance. Dans les campagnes, on chasse la souris, on la tue presque gratuitement sous le prétexte d'une forme de "principe de précaution" (puisque ce mot est à la mode). On sait les dégats potentiels que peut faire une souris en milieu agricole, mais ce sont des dégats potentiels. On est dans un système à la Minority Report, ou la souris est condamnée sur une action qu'elle aurait pu connaître. Curieux, non ? Et pourtant, personne ne s'en soucie (moi le dernier). (Ce paragraphe peut sembler sans interêt, mais attention, il sera utilisé plus tard).
On peut penser que la vie d'une souris n'a pas d'importance, surtout en laboratoire, vu qu'elles sont élevées "pour la science". Et pourtant, on s'offusque quand les scientifiques les tuent sans justification décente. Curieux, non, la nature humaine ? Et ce qui est encore plus curieux, c'est que ça me choque qu'on tue des animaux en laboratoire (surtout quand la justification est douteuse), et pas en milieu rural.
Examinons les raisons sociales possibles :
En milieu rural,
on se protège d'un mal potentiel, qui, au demeurant, ne cherche qu'une chose : vivre.
on connaît l'effet de l'action des souris depuis des siècles.
la souris dans la nature est connue comme pouvant véhiculer divers maux, et même si c'est faux, elle paraît sale.
on tue la souris pour faciliter la vie de l'homme
En milieu laborantin,
on utilise un objet d'étude, qui, au demeurant, est bien plus qu'un objet.
on ne sait jamais si la souris a été tuée a bon escient ou si l'experience ne va rien donner
la souris de laboratoire est propre
la souris de laboratoire est élevée pour mourir
on tue la souris pour améliorer la vie de l'homme, mais ça, on n'en est jamais certain : à quoi vont servir les experiences ?
En réalité, il faut bien le dire, ce qui choque dans l'utilisation d'animaux en milieu laborantin n'est pas vraiment l'acte de tuer, mais l'idée qu'on en a. Et là, même si un problème d'éthique persiste, il n'en reste pas moins que le problème principal est un problème de communication. Personne n'est au courant de ce que font les scientifiques exactement, ni quelle en sera la destination. Et les scientifiques le savent-ils eux-même ? Einstein savait-il à quoi était destinée son invention, et même ce qu'elle deviendrait ? Dans un autre domaine, ceux qui ont fait des recherches sur les médicaments cardio-vasculaires imaginaient-ils mettre au point une pilule nommée "viagra" ? Non, et c'est ça aussi la magie de la science. Mais c'est aussi son danger, ce qui fait peur.
Non seulement les scientifiques ne savent pas communiquer (parce que trop dans leur douce folie, parce que désireux d'éviter les fuites vers la concurrence) - même si dans certains domaines ça a tendance à changer grace à certaines émissions/revues de vulgarisation - mais en plus les scientifiques ne savent pas vraiment si communiquer est une bonne chose, parce que médiatiser une recherche, c'est l'obliger à une obligation de réussite.
Et c'est un problème (ce sont des problèmes, plutôt) qui touche aussi les O.G.M. : les scientifiques ne savent pas en parler (ce sont les journalistes qui le font à leur place, donc...), et ne peuvent pas en parler, parce qu'ils ne savent même pas eux-mêmes quel sera l'aboutissement de leurs travaux. Hippopotame n'a pas tord en disant qu'on a toujours un risque similaire avec l'évolution naturelle (en opposition à l'évolution synthétique apportée par l'homme à l'aide de la science par transformation et non par croisements [comme ça se faisait avant /* parenthèses imbriquées pawa */]), mais je ne pense pas qu'on puisse négliger deux faits :
- La Nature est (généralement) bien faite. Effectivement, elle manque un peu d'optimisation, mais elle propose un équilibre cohérent entre les différents éléments qui la composent.
- L'Homme a un gros défaut : il oublie facilement. Il oublie facilement qu'il n'est pas le dernier utilisateur de la planête avant fermeture, et il oublie aussi trop facilement qu'il est devenu, au cours du XXe siècle un auto-catalyseur : tout processus qu'il engendre s'auto-accélère jusqu'à en devenir difficilement incontrolable (et non un con trollable [conneries pawa /* parenthèses imbriquées aussi */]).
Ces deux faits me conduisent à penser qu'il vaut mieux éviter d'agir avec trop de précipitation sur les éléments naturels. D'aucun pourraient objecter qu'il est déjà trop tard, mais je n'en suis pas certain; en cas de disparition de l'Homme, la Nature, en l'état actuel, pourrait absorber ses excès assez rapidement. Et - toujours à mon humble avis - elle a perdu beaucoup de ses facultés d'absorbtion. Mais si on modifie de façon trop sensible ladite nature, on risque de rompre définitivement l'équilibre donné par la Nature, et on risque ainsi d'être obligé de synthétiser une pseudo-nature à plus ou moins long terme. Et pour moi les O.G.M. sont une première réponse à cette synthèse, mais aussi un potentiel déséquilibre pour la Nature.
Il voulait écouter de la musique, mais celle de la lune lui suffisait. S’il avait pu, il aurait arrêté de respirer pour éviter de défaire cette journée, pour protéger ce qu’il avait vécu. C’est ainsi que la nuit le prit dans ses bras, lui accoudé à la fenêtre et elle l’enlaçant de son obscurité.