./2008 > À ce qu'on m'a dit, c'est à double tranchant. Sur ta peau se trouvent des "bonnes" bactéries et des "mauvaises", mais le gel tue aveuglément et peut déséquilibrer "l'environnement" de tes mains… Une fois que les bonnes bactéries ont laissé de l'espace, ce n'est pas dit que celles qui les remplaceront seront aussi "gentilles". (Ça me parait pas complètement débile, donc du coup j'évite les gels quand je peux. En plus ça tue les microbes, mais ça ne rend pas les mains "propres" pour autant ^^)
./2007 >

[pavé]
UEFI a une gestion intégrée du système de bootloader (sensible à l'implémentation du constructeur…), et en général une meilleure gestion du matériel. (C'est presque un mini-OS)
Pour l'utilisateur lambda, c'est comme un BIOS, mais dans la pratique c'est un système unifié avec une architecture bien définie, les constructeurs de matériel ont donc la possibilité de fournir aux OEM des drivers EFI (les mêmes pour tout le monde) pour gérer divers composants comme la carte graphique, la carte ethernet/wifi, la carte son, le lecteur d'empreintes digitales, etc.
L'UEFI démarre également nativement en mode protégé 64 bits (resp. 32 bits), et offre de nombreux services aux "applications" qui démarrent en mode EFI. Par exemple, l'accès aux disques (internes, USB, Thunderbolt, ou même disques réseau), un affichage graphique haute résolution, la gestion du pointeur de la souris. Le plus flagrant se produit quand tu démarres Windows en mode UEFI. En mode BIOS, tu constates facilement que ton écran LCD n'est pas à sa résolution native, mais en revanche, si supporté correctement par l'UEFI de ta carte mère, un Windows démarré en UEFI affichera un logo bien net et plus esthétique. (Adieu INT 10h pour changer la résolution de l'écran

)
En fait, un OS qui démarres en mode UEFI ne fera peut-être jamais clignotter l'écran de manière peu élégante comme on pouvait le voir assez fréquemment auparavant. Par exemple, Linux possède un driver spécifique pour le framebuffer (U)EFI (apparemment aussi un spécifique pour celui des EFI Apple) et peut démarrer directement en résolution native à la suite de l'écran de boot du constructeur de ton PC/ta carte mère. D'ailleurs depuis x versions, Linux peut être compilé pour qu'un stub EFI soit intégré dans le noyau. Concrètement, ton noyau linux est un binaire EFI, et peut donc être directement démarré par le système EFI, sans passer par un bootloader quelconque.
Si besoin, tu peux utiliser un bootloader EFI comme GRUB2, qui possède un mode graphique en grande partie configurable (tu peux le faire ressembler à ce que tu veux), et qui en plus de proposer nativement divers modules EFI utiles pour débogage, peut démarrer un système en mode UEFI ou en mode BIOS. (
rEFInd n'est pas mal aussi, je crois. C'est une version améliorée de rEFIt qui doit tourner ailleurs que sur Mac.)
Bien entendu, un système démarré en mode UEFI devra utiliser des API EFI, et un système démarré en mode BIOS devra utiliser les API (antédiluviens) BIOS pour certaines fonctions. (L'idéal étant de n'utiliser aucun des deux, mais il y avait par exemple encore beaucoup de drivers qui se reposaient sur le BIOS VGA (une antiquité !) pour gérer la carte graphique. Mais ce BIOS n'est plus forcément utilisable en mode EFI (tout au moins pas sous la même forme))
Un autre avantage plus direct pour ceux qui aiment faire du multiboot, EFI apporte le partitionnement GPT, qui supporte bien plus que les 4 "ridicules" partitions primaires supportées par le partitionnement MBR reconnu par les BIOS.
À ce sujet, Apple a "inventé" le système hybride GTP/MBR (c'est un hack assez crade en réalité), mais celui-ci n'est pas reconnu par Windows, qui t'imposera d'avoir partitionné en GPT si tu démarres en UEFI, et t'imposera d'avoir partitionné en MBR si tu démarres en mode BIOS traditionnel. (Bien que UEFI puisse parfaitement lire un disque MBR, et qu'il soit possible pour un BIOS de démarrer sur un disque GPT (cf hybride GPT/MBR))
Pour bidouiller ton disque, convertir de GPT à MBR ou de MBR à GPT, il existe l'outil
gdisk (aka GPT fdisk) si besoin…
Actuellement, la plupart des gens ayant un "BIOS" UEFI installent encore certainement leur Windows en mode BIOS, donc avec l'émulation BIOS démarrée par le firmware UEFI avant le chargement de l'OS. Ça induit une surcouche inutile, et l'émulation BIOS (c'est le cas sur les machines Apple) peut bidouiller les registres PCI pour altérer la perception du matériel par le système démarré. Au final, c'est une solution sous optimale, mais il y a des chances que ce soit le scénario le mieux testé par les constructeurs. (Et au moins, ça a le mérite de fonctionner)
Mais bon, concrètement, actuellement, l'UEFI ça reste assez compliqué à cause de ces histoires de compatibilité avec le BIOS. Une fois que tout (systèmes d'exploitation, drivers, bootloaders) aura migré correctement vers UEFI, ça marchera beaucoup plus simplement, mais il reste encore du chemin à faire. Dans l'immédiat, ça requiert quand même d'être assez "expert" dans la matière pour s'en tirer

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