fin Le 06/07/2011 à 18:40 « S’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe […] le traité de Lisbonne est illégitime ».
Un traité européen comme celui de Lisbonne est un acte juridique qui doit être qualifié correctement sur le plan juridique, ce que ne permet pas l’expression s’ « affranchir ». Celle-ci est particulièrement floue et ne décrit pas la politique que veut suivre le Front de gauche en la matière. Pour décider de la position de la France concernant le traité de Lisbonne, il n’existe que quatre solutions entre lesquelles le Front de gauche devra choisir clairement : appliquer le traité de Lisbonne ; dénoncer unilatéralement le traité de Lisbonne ; engager une action de révision du traité de Lisbonne ; ne pas appliquer de façon unilatérale certaines clauses du traité de Lisbonne.
Seminaire 2016 : Thor, Ugy, Stumpy, chabal, Scrat, sBibi, Julio, ?, ?, ?, ?, ?, ?, ?, ?, ?, ?,
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HURRRR !
fin Le 06/07/2011 à 18:59 « Nous voulons mettre un terme à la libéralisation des services publics ».
Encore une fois, le M’PEP est d’accord avec cette ambition. Mais elle est trop vague pour susciter la mobilisation populaire puisqu’elle est muette sur les moyens et la stratégie qui seront utilisés. Or les mobilisations populaires ne se développent pas simplement à partir de grands objectifs généraux, mais aussi et peut-être surtout à partir des moyens qui sont proposés pour les atteindre, c’est-à-dire la stratégie.
Mettre un terme à la libéralisation des services publics nécessite une double démarche : l’une portant sur les flux et l’autre sur les stocks. Agir sur les flux signifie refuser d’appliquer les articles des traités européens et les autres actes juridiques comme les directives européennes qui ne vont pas manquer de continuer à déferler sur les pays membres de l’Union européenne. C’est ce que le M’PEP appelle la désobéissance européenne. Ce point a été évoqué plus haut : pour être praticable la désobéissance européenne doit conduire à l’organisation d’un référendum pour réviser la Constitution afin d’en éliminer tous les articles qui la placent en infériorité par rapport au droit européen. Agir sur les stocks signifie abroger toutes les lois et les transpositions de directives européennes qui ont libéralisé les services publics : télécommunications, Poste, rail, énergie… Cette politique d’élimination systématique du néolibéralisme dans les lois et décrets français, pour être possible, doit aussi conduire à la tenue d’un référendum de révision de la Constitution afin de recouvrer notre indépendance nationale.
Ce premier référendum serait suivi d’un ou de deux autres référendums portant sur la sortie de l’Union européenne et sur la sortie de l’euro.
fin Le 06/07/2011 à 21:34 2.- Des formulations impossibles à décoder
« Nous reviendrons notamment sur la directive services ».
Que signifie « revenir » sur une directive européenne ? S’il s’agit de ne pas appliquer cette directive, autant le dire clairement et en tirer toutes les conséquences : organiser un référendum de révision de la Constitution.
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HURRRR !
fin Le 07/07/2011 à 15:39 Impossible d'accèder au serveur mysql, yAronet revient dès que possible.
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fin Le 07/07/2011 à 15:46 Toutes les propositions faites par le Front de gauche, même si elles sont modestes en termes d’augmentation du pouvoir d’achat des ménages et de nombre d’emplois créés, sont bonnes à prendre. Cependant, l’injection de ce pouvoir d’achat supplémentaire dans la société provoquera le même phénomène qu’en 1982-1983 quand la gauche avait mené une politique de relance après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de mai 1981. Ce pouvoir d’achat supplémentaire n’avait pas contribué au développement de l’emploi mais au contraire à la stagnation de l’emploi, puis à la croissance du chômage, car il avait alimenté l’augmentation des importations. C’est exactement ce qui va se passer si le Front de gauche, dans l’hypothèse où il dirigerait le pays, ne prenait pas de mesures de protection.
Le M’PEP propose que le gouvernement français négocie des accords bilatéraux avec les pays avec lesquels il commerce, sur la base de la Charte de La Havane. Rappelons que la Charte de La Havane est un texte qui a été signé par plus de 50 pays en 1948 et qui devait servir de support à l’Organisation internationale du commerce (OCI) devant être créée à la suite du FMI et de la Banque mondiale. L’OIC n’a pas vu le jour car le Sénat américain a refusé de ratifier le texte. Le commerce international a donc été régulé – ou plutôt dérégulé – d’abord par le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), en français Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, puis par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à partir de 1995.
Le principe central de la Charte de La Havane est que les pays qui commercent doivent éviter les situations d’excédent ou de déficit de leur balance des paiements. Le commerce entre deux pays, en moyenne, doit être équilibré. Le libre-échange, qui vise à « conquérir » des parts de marché chez les autres, qui est la guerre commerciale et la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle planétaire est donc écarté par la Charte de La Havane. Comme cet équilibre ne peut naître spontanément, les déséquilibres sont combattus par des mesures protectionnistes. Le protectionnisme, dans ce cas, ne vise pas à se protéger chez soi tout en maintenant une politique commerciale agressive envers les autres pays. Les mesures protectionnistes autorisées par la Charte de La Havane visent à parvenir à l’équilibre.
Il est assez prévisible que tous les pays sollicités ne signeront pas les accords bilatéraux proposés par la France. Dans ce cas, la France sera fondée à prendre des mesures protectionnistes unilatérales. Les moyens classiques seront utilisés : quotas, augmentation des droits de douane…
Si le Front de gauche ne propose pas ce genre de mesures, toutes les politiques sociales qu’il préconise seront anéanties dans les deux ans. Son électorat sera désorienté, la droite reviendra au pouvoir, l’extrême droite en fera ses choux gras, il faudra dix ou vingt ans pour remonter la pente.
fin Le 07/07/2011 à 15:53 Jusqu’à présent, les propositions formulées en matière d’emploi dans le projet de programme du Front de gauche, même si elles étaient sommaires et généralement abstraites, produisaient une petite musique qui convenait au M’PEP. Il en va tout autrement de la proposition de « mise en place d’un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie ».
Pour le M’PEP, l’autonomie passe de façon incontournable par l’emploi et le salaire qui va avec, et la reconnaissance et le sentiment d’utilité sociales. Pourquoi bricoler un « statut » particulier pour les jeunes et ne pas considérer qu’ils doivent avoir le même statut que tout le monde, lorsqu’ils ne sont plus dans le système éducatif ? Pourquoi cette discrimination, alors que les jeunes, au contraire, veulent vivre « comme tout le monde », même si c’est avec leurs spécificités ? Quels sont les raisons qui justifient cette mise à part de la jeunesse ? La proposition d’une « sécurité sociale » faite par le Front de gauche ne s’appliquerait-elle donc pas aux jeunes ? En réalité, le Front de gauche, en proposant un « statut » honteux aux jeunes, témoigne ainsi de son désarroi face à la question de l’emploi. Car si vraiment il croyait à ce qu’il écrit – « l’emploi pour tous est une nécessité » - le Front de gauche ne ferait pas de différence entre les jeunes ayant terminé leur scolarité et qui cherchent un emploi et tous les autres citoyens devant bénéficier de l’ « emploi pour tous ». Avec des propositions aussi scandaleuses, on ne voit pas comment le Front de gauche pourrait intéresser la jeunesse.
Encore une fois, le M’PEP regrette que le Front de gauche n’ait pas jugé utile de multiplier les concertations avant de publier son programme. Nous aurions pu présenter la manière dont nous voyons la suppression du chômage en général, et celui des jeunes en particulier.
fin Le 07/07/2011 à 16:14 Manifestement, les rédacteurs du projet de programme du Front de gauche ne croient pas eux-mêmes à ce qu’ils écrivent. C’est le cas de cette formule : « L’urgence écologique implique de relocaliser l’économie et l’urgence sociale commande de lutter contre le chômage ouvrier. » Certes, mais comment convaincre que c’est possible si aucune indication n’est donnée sur les moyens et modalités de mise en œuvre ? En outre, cette phrase a un contenu très contestable. La nécessité de la relocalisation de l’économie, en effet, ne tient pas simplement à l’ « urgence écologique ». Elle tient également à l’urgence sociale, car les délocalisations ont détruit des centaines de milliers d’emplois qu’il faut progressivement reconstituer par la relocalisation. Celle-ci concerne aussi les jeunes.
Encore une fois, nous mettons à disposition du Front de gauche nos propositions en la matière.
fin Le 07/07/2011 à 16:25 Le M’PEP est entièrement d’accord, sans aucune restriction, avec les proclamations suivantes :
« Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. »
« Libérer les finances publiques des griffes des marchés financiers. »
« Nous agirons pour établir le pouvoir de la société sur les banques et le crédit afin de produire autrement les richesses. »
« Initiatives pour mettre fin à la domination des USA sur le système monétaire international avec la création d’une monnaie commune mondiale alternative au dollar. »
« Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples. »
Mais un programme de gouvernement n’est pas un tract dans lequel on peut se contenter de slogans et de mots d’ordre. Il faut être précis, donner des détails, énoncer les moyens mis en œuvre, évaluer les délais de réalisation… Toutes choses que le Front de gauche se refuse à faire dans son programme. Pourquoi ?
vince Le 07/07/2011 à 16:28 Parce qu'ils n'en sont pas capables ou alors ils l'ont déjà fait et ce n'est pas glorifiant...