Kevin Kofler (./46125) :
Les autocrates modernes ont compris le principe "any press is good press".
Le principe du culte de la personnalité est de n'avoir qu'une image officielle positive du dirigeant. Là encore tu confonds avec la popularité, où ta maxime fonctionne aussi bien avec les stars éphémères de télé-réalité. Ne t'en déplaise, les régimes communistes de Staline, Mao ou la dynastie des Kim sont des exemples notables de culte de la personnalité.
OBO (./46123) :
Que je sache, on n'a jamais eu de photos en 4x3 de Sarko à la sortie des aéroports, ni au milieu de chaque rond point de Paris. (et je ne parle pas de la télé d'état qui te disais limite à quel heure il était allé chier)
Il y avait tout autant de critique et de satyre sur lui. Plus que d'une image omniprésente, l'idée "Sarkozy" elle-même faisait vendre, quelque soit le point de vue où on se place. Ou alors il faudrait me prouver que les médias avaient des obligations à s'occuper de lui. Si le président a une équipe de presse qui passe son temps à donner son agenda et soigner son image, je trouve que cela fait davantage parti du jeu médiatique.
Tout ce qui m'importe est qu'on n'a pas eu de "culte de la personnalité du chef d'état", à mes yeux, depuis Pétain, voire De Gaulle pour les critiques. Certains chefs d'états étaient plus secrets, d'autres plus publiques. Si Sarkozy avait eu un cancer comme l'a eu Mitterrand, il faut se demander s'il l'aurait caché à son peuple ou s'il s'en serait servi comme un "courageux" président qui ne se laisse pas abattre.
Pour les photos géantes de Sarko, je n'ai pas vu en effet, mais je serais tenté de croire que c'est la Turquie qui a fait cela de sa propre initiative pour mettre Sarkozy dans de bonnes dispositions "notre pays vous adore".

« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »
— Legion, geth trolleur à portée galactique