vince Le 27/03/2006 à 09:47 Montreuillois a raison ! Il trouve qu'il ne paye pas assez d'impots et que l'argent qu'il verse n'est pas assez gaspillé, autant se faire une ardoise de trucs à réparer qui va alourdir la fiscalité, se répercuter sur les charges et ralentir les embauches !!!
vince Le 27/03/2006 à 13:54 ...qu'ils feront à l'oeil en TIG qui viendra ornementer leur CJ... #supayr#
C'est tellement cliché... faut arrêter 2 minutes quand même. D'ailleurs la plupart des éléments fauteurs de trouble passés en comparution immédiate sont des enfants sans CJ, scolarisés et non dits "à problème". Sources : tribunaux.
vince Le 27/03/2006 à 14:00 la différence entre un délinquant qui passe en comparution immédiate et un qui n'y passe pas, c'est juste que le prmier a été trop con pour se faire chopper.
42 >> Quelle analyse !! T'en connais un rayon de bijouterie
Nil Le 30/03/2006 à 13:15 [semi HS]
Je pense que ce la logique proposée par montreuillois en disant que "c'est logique qu'il y ait des débordements" est la même que celle qu'on retrouve dans les guerres, à savoir qu'aujourd'hui on ne supporte plus quand c'est "sale". Une guerre avec des débordements, de la torture, des morts, du sang, ça choque. Et aujourd'hui ce n'est pas normal. Or ce qui n'est pas normal ne sont pas ces débordements, mais la guerre en elle-même qui créent ces débordements, qui rentrent dans la logique même de la guerre.
Je ne cautionne absolument pas ce qui s'est passé à Grenoble ou ailleurs, c'est de l'irrespect, sur le dos du contribuable... ce sont les mêmes qui disent que les politiques volent l'argent qui ont un comportement qui (en plus d'être dangereux) a les mêmes conséquences.
On va me dire que comparer une telle situation à une guerre est un peu exagéré. Effectivement, ce n'est pas comparable dans les faits, mais au niveau de l'enchaînement des événements, on est dans une logique (et c'est bien le mot utilisé par montreuillois) très similaire. Plus que la loi en elle-même, c'est l'absence de consultation et de prise en compte des désirs de chacun des partenaires sociaux qui fait qu'on se retrouve dans un état de (le mot est fort, c'est pour l'image) guerre sociale.
Ce qui n'a pas été compris par le gouvernement (et ce pour un bon ensemble des décisions prises jusqu'à présent), c'est que nous sommes dans un régime démocratique où le gouvernement n'est pas le seul à avoir été élu. Les partenaires sociaux l'ont été (et encore, il y a un lourd déséquilibre à ce niveau : ces partenaires ne défendent que soit la tête des entreprises, soit les employés... les cadres intermédiaires sont souvent floués. Pire que ça, il y a deux catégories socio-pro qui sont absentes, les artisans et les intermittents du spectacle)... Je disais donc que les partenaires sociaux ont été élus pour représenter les travailleurs au sens large (dirigeants ou employés) et qu'ils n'ont pas été consultés auparavant, qu'il n'y a eu aucune négociation. Le gouvernement n'est plus dans une dynamique de république démocratique mais quasi oligarchique où les décisions sont prises de façon unilatérale. Ca ne veut pas forcément dire que ces décisions sont mauvaises (même si mon point de vue pour le cas présent est clair), mais ça implique surtout que quoi qu'il arrive on risque le conflit avec au moins un des partenaires sociaux. Il aurait été bien plus simple de proposer un projet très sévère, d'en débattre avec l'ensemble des partenaires, de revenir sur certains points, de faire des concessions, etc. et d'avoir un projet qui, parce qu'avalisé par les représentants des travailleurs, aurait fait beaucoup moins de vagues.

vince Le 30/03/2006 à 13:31 trois choses me dérangent dans ton discours :
- le gouvernement n'est pas élu et de ce fait n'a pas de comptes directs à rendre à de potentiels électeurs...
- ormi les categ sociopro lésées ou(inclusif est il besoin de le préciser) oubliées, tout le monde est selon toi représenté ? je serais plutôt d'avis de dire que ceux qui se syndiquent sont représentés. et c'est loin d'être la majorité. ça "va" parcque le consensus entre un extrème (le gouv) et l'autre (les "partenaires sociaux") est jusqu'à présent tombé assez près des intérêts du commun des mortels... (ps à ceux qui diraient "qu'est ce qui les en empêche de se syndiquer" de mon point de vue perso, les syndicats de nos jours sont d'autant plus de couleurs politiques de part leur liens trop vicéraux qu'ils entretiennent avec celle ci depuis trop longtemps... je n'ai pas de carte de parti, je ne veux pas en prendre, donc je ne prends pas de carte d'un syndicat qui n'est qu'une façade à un parti)
- oligarchie... peut être, mais j'estime que tu oublies l'un des problèmes actuels : la séparation des pouvoirs est malade. la justice reçoit ses instruction de l'exécutif (comme un juge qui doit aller se justifier dans l'hémicycle par exemple), le législatif n'est que le porteparole de l'exécutif(directives de vote, majorité trop "blinkerisée", 49-3...), l'exécutif est aculé par les pressions du judiciaires...(cour constitutionnelle, épée de damoclès des cassoreles que chacun traine derrière lui...)

vince Le 30/03/2006 à 13:47 et un syndicat représentant 3 personnes d'une pme est invité aux négociations à matignon en tant que "partenaire social" ? laisse moi en douter.
spectras Le 30/03/2006 à 14:27Edité par spectras le 30/03/2006 à 14:33 Tout dépend du contexte, et d'ailleurs ce n'est pas leur but. Ils existent pour défendre les intérêts de leurs membres. Les syndicats "généralistes" interviennent quand tout le monde est concerné. Les syndicats plus spécialisés se concentrent sur leur domaine.
Regarde un simple petit google sort quelques exemples de syndicats :
SACRA - Syndicat des Auditeurs et Consultants en Risques d'Assurances
Sicfor - Syndicat des indépendants formateurs et consultants
SIA - Syndicat indépendant de l'automobile (syndicat présent uniquement chez Citroen)
SNARR - Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide
Voilà, juste pour te montrer que ton commentaire, ("les syndicats de nos jours sont d'autant plus de couleurs politiques de part leur liens trop vicéraux qu'ils entretiennent avec celle ci depuis trop longtemps... je n'ai pas de carte de parti, je ne veux pas en prendre, donc je ne prends pas de carte d'un syndicat qui n'est qu'une façade à un parti") est largement appuyé soit sur de l'ignorance, soit sur des idées reçues.
Nil Le 30/03/2006 à 14:28 Non, parce que pour faire partie des partenaires sociaux, il ne suffit pas d'être élu comme syndicat (la preuve, il existe des syndicats d'intermitents qui n'en font pas partie). Je ne sais plus comment sont choisis les partenaires sociaux (faudrait que je redemande à mon frangin).
Sinon, je suis d'accord avec ce que tu dis, les partenaires sociaux ne sont pas représentatifs de tout le monde et ont à l'heure actuelle surtout un rôle de contre pouvoir (qui devrait aussi être plus fortement présent dans les relations entre les 3 pouvoirs distincts que l'on a en France)
Sally Le 30/03/2006 à 15:58 Les syndicats (enfin les confédérations syndicales) dits représentatifs sont décidés par décret, il y en a 5 et ça fait je sais pas combien de temps que ça n'a pas changé (CFDT, CFTC, CGT, FO, CGC). Une autre confédération que celles-là, si elle veut devenir représentative, il faut qu'elle fasse du lobbying auprès du gouvernement pour qu'il la déclare telle. À ce propos, tiens, un des clashs entre Villepin et les syndicats (enfin une des fois où les syndicats ont refusé de le rencontrer, je crois) était dû au fait qu'il a refusé de rencontrer les syndicats non représentatifs en même temps que les autres (or il y a aussi l'UNSA et la FSU, entre autres, dans l'intersyndicale).

« Le bonheur, c'est une carte de bibliothèque ! » —
The gostak distims the doshes.Membrane fondatrice de la confrérie des
artistes flous.
L'univers est-il un
dodécaèdre de Poincaré ?
(``
·\ powaaaaaaaaa ! #love#
Nil Le 30/03/2006 à 16:29 (ok, c'est bien ce que j'avais retenu mais je ne voulais pas dire de bêtises)
vince Le 30/03/2006 à 16:40 et on se retrouve à faire des échantillons "représentatifs" d'échantillons "représentatifs"... cette notion n'est pas "héritée" si la majorité est de 5% parcque le panel de choix était très large, admettons que tu gardes 8% seulement des éléments majoritaire du pannel d'origine... il te reste quoi ? peanut... et c'est censé être toujours "représentatif" ???
Ben c'est le principe de la représentation indirecte. Chaque niveau d'indirection remultiplie par le taux de reconnaissance requis. Avec un niveau d'indirection pour une majorité absolue, il suffit théoriquement de 25% (élections présidentielles américaines par exemple).
Cela dit, les partenaires sociaux sélectionnés n'ont pour representativité que le titre, vu qu'ils sont choisis par décret, comme Sally l'a fait remarquer. C'est le terme "syndicat représentatif" qui prête à la confusion en fait.