Pour ma santé mentale : y'a que moi que ça énerve ?
TL;DR : développement posté sur mon blog, "les maçons se portent bien"
Alors que la machine spectaculaire marchande nous rejoue jusqu’à la nausée un de ses tours favoris; l’auto-célébration à n’en plus finir via le travestissement de faits historiques, faits historiques que notre monde ne sait même plus regarder comme tels, les percevant uniquement et absolument comme des démonstrations par l’absurde de son impeccable perfection, de sa légitimité indiscutable et de son infini supériorité dans le Bien, alors donc que les kapos-dévots de toutes sortes nous enjoignent, afin d’accéder à l’humanité, de commémorer ce qui est nous dit-on un événement, les maçons ne se sont jamais aussi bien portés et les murs, partout, fleurissent dans l’allégresse de ces mêmes préposés au Bien.
Vous comprenez, les nouveaux murs qu’ils érigent de toute leur force sont des murs gentils, sympas, bien cools, qui rassemblent et égalitarisent, pour notre Bien et le bonheur de l’humanité. Alors que l’ancien mur, lui le méchant, l’odieux, séparait les êtres humains !
Des radars aux quotas, de la promotion de la diversité à la loi Evin, de la castration physique à la loi Gayssot ( « la loi des sots » ), d’Hadopi à la pédéphilie obligatoire, de la reconnaissance de l’inceste à la discrimination « positive », de la criminalisation des désirs masculins au féminisme hystérique, de la négation perpétuelle du passé à la repentance, de l’antiracisme, cet antifascisme d’opérette pour débiles mentaux, au métissage impératif des cultures, gènes et capitaux ; seul capable de nous amener au bonheur, c’est-à-dire au global disneyland village, de la criminalisation des fumeurs à la légalisation de drogues dites douces, de l’enseignement de l’ignorance à la réécriture perpétuelle de l’histoire, partout, partout, on nous construit de nouveaux murs.
Et j’ai, ma foi, été fort bref dans cette rapide énumération. On pourrait encore évoquer cette frénésie narcissique et mimétique des pseudo-minorités, qui, pour bien s’affirmer dans leur néant, réclament des droits à ceci ou à cela, c’est-à-dire à faire chier tout le monde ( c’est leur seul objectif et leur seule satisfaction ), des politiques qui plus que jamais créent des chapelles artificielles départagées sur de fausses question, des marqueteux en tous genre qui achèvent de penser l’homme comme la réunion d’une quantité finie mais toujours plus grande de besoins précis satisfaisables par et uniquement par le Grand Marché, besoins bien découpés en sous-catégories et segments clos définissant des « styles de vie » voir des « philosophies de vie », auxquels, avons-nous besoin de le préciser ?, vous êtes enjoint de vous conformer au mieux après avoir choisi le plus avantageux en fonction de votre contexte et des vos possibilités.
Réussir sa vie est devenu se conformer totalement au stéréotype que vous avez choisi de représenter. Encore que l’on pourrait même discuter du choix : existe-il vraiment ? Le divers de banlieue a t-il un autre modèle que racaille, al pacino, dealer, rappeur ou footbolleux ? ( c’est la même chose ). Notre société ne lui laisse que ça, et le pire c’est qu’il en est fier, tellement fier qu’il croit même « s’opposer » à cette société voir pour les plus alphabétisés d’entre- eux « être subversif » , alors même qu’il ne fait que de se conformer le plus possible à une de ses vielles ruses, hurler « nique ta mère » ou « nique la police » en 2009 est le summum du conformisme pour rebellocrates en Nike Air.
De tous ces exemples, de tous ces murs que l’on érige plus que jamais sous les toners d’applaudissements des médiacrates, une et une unique caractéristique ressort systématiquement : une haine féroce de toute négativité, c’est-à-dire en définitive de toute liberté. Hier, un mur séparait deux mondes, deux foules, deux conceptions. Aujourd’hui, on en élève autour de chaque personne, c’est-à-dire entre toutes les personnes. On a, en quelques sortes, inventé le mur individuel.
Alors, pour faire oublier les seconds, on célèbre à l’infini la tombée du premier.
Je n’ai jamais été communiste, socialiste ou même progressiste, mais ils auront réussi à me le rendre sympathique, ce bon vieux mur.
edit: orth