L'information politique est un prisme à travers duquel on perçoit des choses bien différentes.
(tiens, j'en parlais à Folco cet après-midi, j'aurais dû parier avec lui que t'allais upper le topic)

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Zeroblog —
« Tout homme porte sur l'épaule gauche un singe et, sur l'épaule droite, un perroquet. » —
Jean Cocteau
« Moi je cherche plus de logique non plus. C'est surement pour cela que j'apprécie les Ataris, ils sont aussi logiques que moi ! » —
GT TurboJ'te jure, j'en ai plus que raz la gueule de ce genre de merdes. Ma sœur était juste à côté, c'était super calme.
Les flashball à hauteur de visage, c'est criminel putain de bordel de queues. Je suis impatient d'avoir les résultats de l'IGS.
vince Le 15/10/2010 à 00:31 L'IGS, c'est pas des tendres... Il se pourrait que les fautifs soient privés de chocolats pour noël...
Et au bout de 30 avertissements il peut avoir un blâme !
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou
J'ai posté ça dans plptp, je vais remettre ça là. C'est un petit témoignage d'un lycée que je connais bien.
Mercredi, il y avait des flics qui surveillaient autour du lycée.
Un groupe de racailles, extérieurs au lycée, sont venus foutre le bordel (brûler des poubelles et lancer des bouteilles).
Les flics ne sont pas intervenus.
Ensuite les journalistes sont venus filmer le résultat, c'est passé au JT.
Jeudi, l'inspection académique et la préfecture avait décidé d'une grosse présence policière, et d'interdire toute manif autour du lycée. Les flics aidaient à contrôler les carnets, de la manière la plus désagréable et insultante possible.
Dans une rue à deux pas de l'établissement, il y avait une voiture non identifiée qui distribuait aux élèves naïfs des drapeaux et autres babioles CFDT. C'était vraisemblablement un agent provocateur qui n'avait rien à voir avec la CFDT, qui participait à une manip médiatique comme il s'en fait tout le temps.
Dès que les flics ont vu les quelques signes syndicaux dans le troupeau d'élèves à l'entrée du lycée, ils ont chargé. Ils ont embarqués des mômes, certains ont fini au commissariat. Des gamines ont été traitées de salopes, des élèves ont été menacés par des flashballs brandies à bout portant sur leur visage.
Des professeurs ont du s'interposer entre les flics et les élèves.
Le proviseur est furax que les flics n'aient rien fait contre les violences de la veille et agressent les élèves ce jour là alors qu'il ne se passait rien. Il veut enquêter sur le mystérieux distributeur de drapeaux, mais c'est évident que ça n'aboutira jamais.
L'inspection académique a refusé la fermeture du lycée pour raison de sécurité. Le proviseur n'a pas été prévenu de quelle serait la présence policière du lendemain.
Résultat :
Les gamins les plus excités veulent passer à la vitesse supérieure (blocus du lycée, toussa).
La grande masse, ainsi que les parents, ont une trouille bleue mais sont très en colère.
Trouille de la police, évidemment.
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou
ça m'a plus choqué la vidéo du preneur de son de TF1 qui prend des coups que celle ci, le journaliste est pas en service, et il sort sa carte comme un bouclier qui le protege "on est pas comme les autres" (lol) , faut pas etre très malin pour aller négocier avec des CRS de toute façon, surtout de vouloir rester a negocier alors qu'on voit bien qu'il obtiendra jamais gain de cause...
Alors que le preneur de son est clairement identifié comme tel et qu'il prend des coups de matraque sans aucune raison valable, ça me choque bien plus...
very Le 17/10/2010 à 23:33 hippo > si caricaturale (mais vraie) cette histoire, où encore une fois flicaille == racaille.
«Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.» - Sören Kierkegaard
La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec.
D'ailleurs je peux continuer l'histoire...
Jeudi soir, une poignée de gamins parlaient de bloquer le lycée immédiatement, mais les profs ont réussi à les calmer.
Vendredi, ya pas mal de parents qui ont accompagné spontanément leur gosse au lycée (quand je dis "pas mal", c'est une ou deux douzaines). L'administration était aussi à l'entrée du lycée pour accueillir tout le monde, ainsi que des profs venus en renfort, et la télé était là. Il y a eu un peu de confusion. Les élèves ont fait un semi-blocus : ils faisaient un sitting devant le lycée et parlaient entre eux, mais n'empêchaient personne de rentrer. Toutefois il y a peu d'élèves qui sont rentrés, et peu de cours ont eu lieu. Dans la rue, les flics étaient présents, mais ils étaient calmes et corrects.
Vue la situation, le proviseur a accordé aux élèves le droit de faire une AG dans la cour, vers 9h ou 9h30. Deux tendances se sont dégagées : certains voulaient organiser une action pacifique, avec sitting et manif ensemble samedi. D'autres, menés par quelques élèves du lycée professionnel, étaient beaucoup plus agressifs, et voulaient défier la police. C'est cette deuxième tendance qui a été la plus suivie, la plupart des élèves était dans une idée de vengeance après les violences de la veille.
La matinée s'est poursuivie dans la rue, avec les flics et les gamins qui se faisaient face. Entre les deux, les parents et les profs se sont interposés, pour éviter des dérapages inconsidérés (un groupe d'élèves voulait bousculer des voitures, mais ils ont été dissuadés)... Les gosses ont été rejoints par des élèves d'un lycée voisin, qui défilaient pacifiquement.
Finalement c'est un adjoint envoyé par la municipalité qui a réussi à calmer les élèves. À midi ils sont parti manifester en ville. Les adultes (parents, profs ainsi que des élus du coin) sont restés avec eux pour les cadrer. Les flics ont géré la circulation, une voiture devant et une voiture derrière. Tout s'est bien passé et la manif s'est dispersé calmement.
Et je viens de recevoir à l'instant les nouvelles du jour :
Ce lundi, les flics étaient nombreux et ont à nouveau fait de la provoc, aussi bien envers les élèves que les professeurs. Un officier de police a balancé par la fenêtre de la salle des profs une table et une chaise qui trainaient dehors, en accusant les profs de "complicité interne" avec les élèves.
De nouveau, un incendie a eu lieu à l'entrée du lycée.
La sécurité n'étant plus assurée (notamment à cause de la police), les profs se sont réunis en AG à 11h, et ont décidé d'exercer leur droit de retrait pour le reste de la journée.
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou
J'ai eu des nouvelles, y'a encore une chance pour son oeil, ils ont reporté son opération le temps que l'hématome dégonfle. En tout cas il est polyfracturé et y'a un vraiment sentiment de peur et de haine mêlé chez les jeunes (dont ma soeur fait un joli panel).
Les jeunes, les jeunes, les jeunes, les jeunes, les jeunes, les jeunes, les jeunes...
Ça me fait marrer qu'on en parle comme ça, "des jeunes", comme "les étrangers", "les portugais", "les arabes", "les campagnards", "les citadins".
Un peu comme une catégorie sociale à part entière.
Or, si en tant que "citadin" on ne peut pas forcément comprendre le "campagnard", le problème ne se pose pas pour les "jeunes", après tout, on l'a tous été à un moment ou à un autre, non ?
Bref même si un gamin c'est franchement con, c'est triste que ce genre de choses arrivent.
Nan, mais pour le cas présent, c'était lors des manifestations lycéennes et les collègues du jeune homme.
Après, les victimes n'ont pas d'âge.
À une époque, ce genre de mouvement ça vivait dans les grandes usines, les grands quartiers industriels, type renault billancourt.
L'industrie française ayant été délocalisée et détruite (et ces grands ensembles industriels ayant été sciemment démantelés), c'est tout une culture ouvrière est morte.
Les seuls lieux où on trouve encore une présence massive de personnes partageant le même mode d'existence, où des révoltes sont susceptibles de mûrir, où la taille fait caisse de résonance, ce sont les lycées et les universités, après tout. Donc les "jeunes" deviennent une catégorie en soit.
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou
very Le 19/10/2010 à 00:35 il faut aussi noter que par euphémisme on (les journalistes) emploie à tord et à travers le mot "jeune" à la place du mot plus juste de "racaille"
«Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.» - Sören Kierkegaard
La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec.
C'est presque un deuxième sens d'ailleurs, un journaliste facétieux pourrait écrire : une bande de jeunes est venue caillasser la manifestation des jeunes...
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou
il y a l'exces inverse aussi (mêmee si c'est pas par les journalistes, je te l'avoue)