Brunni (./59647) :
Uther (./59624) :
The_CUrE (./59621) :
Super la baisse des exos des micro-entreprises, on va tondre les petits pour financer les gros.
Je pense que c'est plus complexe que ça. Il faut voir que la grande majorité des micro-entrepreneur sont sous-traitants de grosses sociétés. Donc ces exonérations sont en fait un moyen détourné pour les grosses sociétés d'éviter de payer les cotisation.
En regardant de loin, ça m'a toujours trouducuté cette idée de tirer de façon extrême le coût de la vie vers le bas comme le fait la France, alors que de l'autre côté l'élite est inconcevablement ultra riche. La culture de "ne pas parler de son salaire" en France ne sert en fait qu'à dissimuler des différences extrêmes et outrageuses (et dont le péquin moyen peine encore à se rendre compte). Quoi qu'il en soit, tous ces problèmes sont juste le signe d'un système qui ne fonctionne pas, parce que tu ne peux pas avoir au sein d'une même population des gens ultra pauvres, qui ne pourraient littéralement rien faire sans subventions, et de l'autre des gens ultra riches qui cherchent à optimiser ce qu'ils donnent à la communauté (puisqu'il leur suffit justement d'utiliser les infrastructures conçues pour les pauvres). Un système efficace serait fait pour rendre très difficile le changement de classe, mais possible sans nécessiter de subventions (qui n'existeraient pas, tout ça d'économisé), et protéger suffisamment les riches pour qu'on puisse compter sur eux et qu'ils ne trichent pas trop. Ça me trouducute, mais me rend aussi triste, parce que c'est évident et documenté depuis des décennies mais il n'y a aucune véritable action. Foutu mondialisme aussi, les français vraiment ambitieux se sont exportés dans les pays plus propices, en plus, ce qui ne risque pas de leur permettre, bien qu'il pourraient être influents, d'aider à changer les règles du jeu.
C'est le principe du "néolibéralisme" en fait un horrible totalitarisme pro-riches mâtiné du pire de la féodalité qui part du principe que le peuple est une masse hébétée qui doit rester spectatrice sur le bas-côté pendant que l'élite fait absolument ce qu'elle veut, puis la traîne aux bureaux de vote périodiquement pour choisir entre Mickey et Mickey.
Le résultat c'est de transformer la planète en Tiers-Monde et d'en gros réduire le monde (à l'exception des milliardaires à la tête des grands cartels, ou bien à défaut les institutions financières -banques, fonds de placement) en esclavage pendant que la classe politique invente des histoires à dormir debout pour justifier la distribution de l'argent des impôts à ces mêmes réels maîtres du monde pour qu'ils fassent mumuse avec pendant que nous on meurt surendettée.
Et bien sûr que si tu peux avoir des ultra-pauvres et des ultra-riches, c'est l'Inde, l'Amérique Latine, simplement il faut d'abord supprimer les syndicats, supprimer le Code du Travail, supprimer la Sécu, instaurer un esprit de terreur face à la prespective d'une lutte populaire pour acquérir ou protéger des droits, et de cette manière le commerce existera pour lui-même, et le salaire des esclaves sera bouffé par les impôts pour nourrir les primes à la consommation et compenser les défauts de paiement des esclaves surendettée.
Oui c'est monstrueux, oui c'est intenable, mais à court terme, et si tu penses qu'il y a une élite vertueuse parce que riche et riche parce que vertueuse, alors il faut la protéger des salauds de pauvres. Pour ce faire il suffit d'instaurer l'État policier, puis d'autoriser la police à tirer dans le tas arbitrairement. Au bout d'un moment, la terreur sera telle que la perspective même de faire plus que de fermer sa gueule et d'attendre la mort sera trop terrifiante (c'est ce qui s'est passé à nouveau en Amérique Latine, mais aussi en Indonésie, aux Philippines, ce qu'on aide à instaurer en Somalie, je vais pas faire toute la liste ça serait trop long et personne ne la lirait en détails).
Les Français ont pris le train américain (cette idéologie vient encore une fois de l'Empire du Mal) en marche et ont décidé de faire pareil mais à la maison (Françafrique et avec des milliardaires locaux au lieu de milliardaires américains), tout simplement parce que cette idéologie s'appuie aussi sur le fait que le Prédisent est élu en vérité par l'élite financière qui finance sa campagne (depuis Pompidou c'est ne cas en gros, il a ouvert la brèche, Giscard y a plus ou moins résisté, Mitterrand a joué avec, et à partir de Chirac c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres), et maintenant, selon la vieille maxime "qui t'a fait roi?", il faut maintenant payer la dette.
Je pourrais continuer sur des pages parce qu'il suffit d'ouvrir BFMTV pendant 10 minutes pour avoir avec plus de grain à moudre, ou de lire 3 pages du Canard Enchaîné.
0> C'est plus du développement, c'est de l'argent gratuit (les grosses boîtes siphonnent la majorité des crédits pour mieux niquer les PME jusqu'au trognon). Le CICE a bu toute la "fiscalité verte" (mon cul) pour financer les dividendes qui récompensaient les licenciements et délocalisations (pudiquement appelés "plans de sauvegarde de l'emploi" -traduire "emploi" par "profits"), les primes à la casse c'était pour forcer à la consommation de voitures (comme le retour des vignettes), tu le sais comme moi je vais pas te faire toute la liste.
C'est du non-Keynes. Keynes parlait de soutenir l'économie réelle, pas de créer des marchés artificiels, il croyait à l'extinction possible du pouvoir boursier. L'État aujourd'hui dépense de l'argent n'importe comment parce qu'il est là pour alimenter artificiellement les boîtes privées qui le tiennent en laisse (et Maastricht, le CETA, le GATT et tout le reste font partie des entraves imposées aux nations par des politiciens cyniques qui se sentent pas concernés et appliquent la méthode AMLD).