http://www.20minutes.fr/article/659590/sante-assouplissement-loi-evin-nora-berra-denonce-un-coup-epee-dispositif-lutte-contre-tabac
MENSONGES, MENSONGES, MENSONGES !!!
le dispositif contre le tabac n’a compromis l’intégrité d’aucune oeuvre culturelle. Notre patrimoine n’est en rien menacé.
MENSONGE !
Le patrimoine est constitué des œuvres, uniques, et de leurs reproductions, potentiellement innombrables.
Même si aucune œuvre n’a été directement compromise, les reproductions, constituant le gros du patrimoine, le sont bel et bien.
C’est une régie publicitaire de droit privé qui est à l’origine de l’effacement de la pipe de Tati. Il faut absolument rétablir la vérité et faire savoir que la loi Evin n’impose pas ce type de censure.
MENSONGE !
La loi Evin ne concerne que les œuvres, uniques, pas leurs reproductions, et s’il n’y avait pas eu censure dans les cas concernés (Malraux en 1996, Sartre en 2005, Tati en 2009, Gainsbourg en 2010, etc.,
voir le rapport), je parie un rein que cette hypocrite aurait été la toute première à brandir la loi Evin pour s’indigner de la non-censure et exiger réparation.
Si elle était votée, elle donnerait, de manière détournée, la possibilité aux industriels du tabac de faire de la publicité.
MENSONGE !
Le texte est clair et précis, un enfant de 5 ans comprendrait cela, allez me chercher un enfant de 5 ans !
[Les dispositions de la loi Evin ne s'appliquent pas aux] œuvres artistiques ou culturelles, ou leur reproduction, mises à disposition du public au sein desquelles figure une image ou une référence liée au tabac, non financées, directement ou indirectement, par l’industrie du tabac et qui n’ont pas pour objet d’en faire de la publicité ou de la propagande.
L’amendement ne fait rien de plus qu’ajouter 2 virgules et 3 mots, ce que j’ai souligné ci-dessus,
en aucune manière elle ne « donnerait […] la possibilité aux industriels du tabac de faire de la publicité ».
Ça a d’ailleurs été bien mis en lumière lors du
compte-rendu du rapport lié plus haut :
M. Christian Kert, président. Avez-vous insisté sur le fait que pour bénéficier de cette exception, deux conditions doivent être respectées : le non-financement, direct ou indirect, par l’industrie du tabac et le fait que les œuvres en question n’ont pas pour objet de faire la publicité ou la propagande du tabac ? Il est important de le préciser, notamment en ce qui concerne la condition relative au financement par l’industrie du tabac.
M. le rapporteur. Le texte est extrêmement clair à ce sujet : l’exception qu’il prévoit ne bénéficiera pas, évidemment, à une exposition financée, par exemple, par Marlboro. De même, cette exception ne pourra bénéficier aux œuvres ayant pour objet de faire de la publicité ou de la propagande en faveur du tabac.
J’ai beau ne pas être pro-tabac, loin de là, cet amendement est pour moi complètement justifié.
Pour une fois que l’on a une proposition de loi en faveur de la Culture, et non de l’industrie de la « culture » (vous l’aurez deviné, cf. Hadopi), eh bien non, il faut qu’une digne représentante de la République du Grand Pipeautage vienne foutre sa merde

!
Le célèbre Super Menteur cher aux Guignols fait bien pâle figure à côté de la nouvelle génération…