C'est un scénario de film catastrophe. Depuis plusieurs semaines, le ministère de l'Intérieur a reçu des courriers émanant d'un groupe inconnu se désignant comme «AZF» (comme le nom de l'usine chimique détruite par une explosion à Toulouse en septembre 2001), qui affirme avoir déjà disposé «dix bombes» sur le réseau ferré, programmées pour exploser selon un dispositif de dateur automatique. «AZF» réclamerait «4 millions de dollars et 1 million d'euros» (selon une source proche du dossier cité par l'AFP) pour ne pas faire exploser les charges.
Ces menaces sont très crédibles. Mardi soir, une réunion de crise s'est tenue au ministère de l'Intérieur sur ce sujet. Interviewé sur LCI, Michel Gaudin, le directeur général de la police nationale, a révélé que, sur indication des «prétendus terroristes», un engin explosif avait déjà été découvert près de Limoges, à Fole (Haute-Vienne), sur la voie ferrée Paris-Toulouse, le 21 février. La charge, munie d'un détonateur complexe se déclenchant lors de la vibration des rails au passage d'un train, a pu être désamorcée. L'ensemble constituait «un engin digne d'un artificier, ou à tout le moins d'un élève très doué», d'après une source cité par l'AFP.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=183150
Ca fou la trouille ...





)
)
