La logique était la mondialisation suite à la chute de l'URSS et l'ouverture de la Chine que j'ai expliquée.
Chaque pays se concentre sur ce qu'il sait faire mieux que les autres, c'est rentable tant que les frictions au commerce entre les pays sont faibles.
On connait ça depuis Adam Smith.
Sur les transports ça va, le coût d'un container s'est effondré
entre 1970 et 2000, et hors crise COVID reste négligeable.
Mais il reste des barrières réglementaires et tarifaires, et ces derniers temps on voit un certain retour au protectionnisme et au mercantilisme, pas seulement chez Donald.
Il y a beaucoup d'accords de libre-échange qui sont signés, mais surtout de manière bilatérale entre 2 pays plutôt que de grands accords.
Du coup ça devient compliqué, chaque pays regarde ses échanges avec un autre et fait ses calculs, ok on y gagne on signe ou on y perd on signe pas.
C'est non-seulement court-termiste, mais c'est compliqué à gérer pour les PME, et même les grands groupes galèrent à jongler.
Alors quand on rajoute les barrières sécuritaires dans la balance de type Ormuz, voire sanitaires avec le COVID, on voit les limites du système globalisé car les échanges ne sont plus du tout fluides.
Je pense que les calculs vont changer dans les domaines critiques type militaire, énergétique, télécom, bancaire etc.
On va voir de grands décideurs passer des commandes locales pour une partie des achats et en quelque sorte prendre une assurance contre les chocs.
C'est pas dit par contre que la grande distribution par exemple va faire le même calcul. Les marges sont beaucoup plus petites avec une forte concurrence, et ils doivent se dire que s'il y a pénurie elle sera pour tout le monde donc ils seront peu pénalisés.
Edit: Ca me fait penser à mes grands-parents qui sont nostalgiques des 30 Glorieuses et des grands projets industriels. L'Etat s'est désengagé de beaucoup de projets pour se concentrer sur le soutien financier (à la rigueur en PPP) et la mise en place de règles du jeu entre entreprises. C'était devenu tabou de laisser l'Etat ou une entreprise publique se lancer dans de grands projets. Macron est typique de ce tabou, par exemple ses fameux 150 Grands Projets Stratégiques qui sont un soutien financier. M'est avis que ça va changer, que les politiques vont vouloir du tangible pour montrer aux électeurs qu'il y a des jobs à venir.