Personnellement, et après en avoir discuté avec des prêtres (ouais, parfois, on se pose des questions à la con), je ne suis pas particulièrment choqué par la destruction de la bible face à la survie d'un homme. Pour plusieurs raisons :
- la Bible nous enseigne du début à la fin que c'est le choix de la vie qui prime sur tout (et c'était même vrai dans l'AT où n'importe laquelle des règles imposées dans la religion juive ne peut prévaloir sur la vie d'un homme - en dehors des condamnations directement issues de la loi, bien entendu).
- si l'on voit la Bible comme étant une parole divine données aux hommes, alors le support importe peu, Dieu donnera à nouveau sa parole, si c'est pour sauver une vie (et le NT nous apprend que la même la vie du plus petit compte aux yeux de Dieu).
- si l'on voit la Bible comme étant une parole humaine inspirée indirectement par Dieu, alors l'homme, étant par essence d'inspiration divine, la réécrira.
- réduire sa foi aux textes (si sacrés soient ils), revient à passer à côté de beaucoup de choses.
MAIS...
c'est peut être plus en tant qu'humain indépendamment de ma religion que je refuserais la destruction, peut-être au prix d'une vie.
- parce que ça revient à faire disparaître un monument de ce qui a fondé la culture, la pensée et la philosophie occidentale moderne
- parce que ça reste un témoignage fort, même sans considérer l'aspect religieux, de l'histoire des hommes
- parce que (comme tu le dis), détruire un livre, c'est détruire une part de la liberté
Cela dit, ta question est vraiment à la con
