Toutes les traductions vieillissent mal, c'est normal de retraduire les œuvres régulièrement. (Indépendamment du fait que la nouvelle traduction du club des 5 soit pourrie ou non.)
Bizarrement une œuvre étrangère traduite dans les années 30 ou même 50 paraîtra presque toujours bien plus datée qu'une œuvre en français du XIXe siècle. Je ne sais pas exactement pourquoi, probablement qu'un traducteur, même bon, écrit toujours de façon un peu artificielles, mais que cela passe inaperçu à l'époque où il écrit et est mis en évidence par le recul 20 ans plus tard.
Bon sinon j'ai un peu regardé l'article et c'est débile de comparer deux traductions directement sans référence au texte original, du coup son article ne vaut à peu près rien...
Accessoirement, le club des 5 c'est quand même de la sous-littérature dès le départ (j'avoue, j'aimais quand même bien les lire quand j'étais petit, mais à lire l'article on aurait presque l'impression que c'est intéressant voire bien écrit, faut quand même pas exagérer

) (ça n'excuse certes pas de l'édulcorer pour en faire quelque chose d'encore pire

)
Finalement le meilleur argument contre une retraduction, je trouve, c'est qu'on a écrit tellement mieux en littérature jeunesse depuis

Edit :
./35147 > je les trouve d'une lourdeur éléphantesque et je me rappelle que les virgule-tiret tous les 5 mots m'insupportaient quand j'ai dû lire les nouvelles histoires extraordinaires... en jetant un rapide coup d'œil sur wikisource j'ai l'impression que le texte original souffre un peu des mêmes défauts (et contient pas mal de tirets, mais non précédés de virgules...) mais c'est quand même nettement accentué par la traduction j'ai l'impression.
Exemple :
http://en.wikisource.org/wiki/Mystery_Tales_of_Edgar_Allan_Poe/The_Black_Cat /
http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Chat_noirtexte d'origine :
One morning, in cool blood, I slipped a noose about its neck and hung it to the limb of a tree; hung it with the tears streaming from my eyes, and with the bitterest remorse at my heart; hung it
because I knew that it had loved me, and
because I felt it had given me no reason of offense; hung it
because I knew that in so doing I was committing a sin—a deadly sin that would so jeopardize my immortal soul as to place it, if such a thing were possible, even beyond the reach of the infinite mercy of the Most Merciful and Most Terrible God.
traduction :
Un matin, de sang-froid, je glissai un nœud coulant autour de son cou, et je le pendis à la branche d’un arbre ; — je le pendis avec des larmes plein mes yeux, — avec le plus amer remords dans le cœur ; — je le pendis,
parce que je savais qu’il m’avait aimé, et
parce que je sentais qu’il ne m’avait donné aucun sujet de colère ; — je le pendis,
parce que je savais qu’en faisant ainsi je commettais un péché, — un péché mortel qui compromettait mon âme immortelle, au point de la placer, — si une telle chose était possible, — même au delà de la miséricorde infinie du Dieu très miséricordieux et très terrible.