Bon alors je me suis arrêté (pour le moment) quand il donne sûr de lui la formule "happiness = reality - expectations". Je pense que c'est un raccourci (ou même un "glitch" à ce niveau) sur lequel il n'est pas possible de bâtir quelle théorie que ce soit. Dommage parce que je me reconnais bien dans cette génération Y et ça aurait quelque chose de rassurant de savoir que je ne suis pas seul dans ce cas de figure.
Mais comme je le disais hier déjà, les blogueurs de nos jours ont tendance à avoir la main lourde avec ces raccourcis "j'ai tout compris à la vie". Dans la réalité ce n'est pas si simple selon moi. Je pensais aussi comme lui, mais j'ai compris à mes dépens récemment que le bonheur a au moins aussi une composante "biologique" (désolé si mon terme ne convient pas), c'est-à-dire qu'il est fabriqué par le cerveau lorsqu'on répond à nos besoins profonds et réels*. S'il peut rendre temporairement heureux de recevoir plus que ce que l'on attend, il n'est pas possible de bâtir un bonheur durable en baissant ses attentes pour être chaque jour surpris en bien.
On peut en revanche réorganiser sa vie autour de ses besoins réels pour être chaque jour surpris en bien pour de vrai. Mais c'est une tâche extrêmement difficile pour la génération d'idéalistes qui se prennent pour le point culminant de l'humanité, dont je fais partie. Et je sens que ce n'est probablement pas la seule chose nécessaire.
* Et en plus on n'est pas obligé d'avoir des résultats à la hauteur de ses attentes. Le simple fait de travailler à la satisfaction des choses vraiment importantes fabrique du bonheur et de la sérénité.



(mis à part ça on a tous envie de croire à un truc miracle, qui nous suffit pour retrouver le bonheur, et on croit que du coup ça s'applique à tous, mais pour l'instant je ne veux pas conclure un truc aussi simple que "happiness = reality - expectations" car je sais que ça ne s'applique pas à plusieurs personnes dont moi)


