Les Leaders de l’UE appellent à une devise mondiale
Si on en croit le Washington Post, le Président français et chef actuel de l’UE a promis de nous sauver des invisibles « banquiers et traders insouciants » qui sont à blâmer pour cette crise économique.
Sarkozy, Gordon Brown, et le chef de l’UE Barroso, sont en train de parler des avantages d’une réunion internationale pour discuter d’un « bouleversement drastique de l’architecture financière du monde », c’est-à-dire un nouveau Bretton Woods pour établir un nouvel ordre économique mondial. Sarkozy a réussi à parler à George Bush, et il voyagera à Washington samedi pour préparer une conférence sur le sujet.
En 1944, 44 nations alliées se sont réunis à un centre de villégiature à Bretton Woods, New Hampshire, pour élaborer des standards monétaires, fixer les taux de change, et créer le FMI et la Banque Mondiale.
Sarkozy et les leaders de l’UE veulent nous faire croire que ce nouveau Bretton Woods demanderait « une régulation calée mondialement de l’industrie financière, une élimination des paradis fiscaux et un système de compensation dans lequel les traders ne sont pas compensés de prendre des risques dangereux », parmi d’autres choses.
C’était la mort de Bretton Woods en 1971, insiste le Président de la BCE Jean-Claude Trichet, qui menait à l’abandon de régulation et le désarroi de marché après.
« L’explosion du premier Bretton Woods pourrait être interprété, d’une certaine façon, comme un rejet de la discipline », dit Trichet, selon Bloomberg.
Gordon Brown, anciennement ministre des finances, veut fixer ce désarroi avec une nouvelle série de régulations ciblées à la finance internationale. Le 13 Octobre à Londres, Brown a dit « Il faut concevoir de nouvelles règles pour un monde de flux de capitaux globaux, exactement comme les fondateurs de Bretton Woods « ont conçu des règles pour un monde de flux de capitaux limités. »
« Nous avons maintenant des marchés financiers mais ce que nous n’avons pas est rien d’autre qu’un règlement de surveillance national et régional », a lamenté Brown de Bruxelles.
Tout ça c’est du blabla. Il devrait être manifeste maintenant que les banquiers ont manipulé la crise actuelle pour consolider leur prise sur l’économie globale, et tout le discours sur les traders, les paradis fiscaux, et des cadres sur-compensés
ne sont que des discours, ou plus précisément un baratin publicitaire.
Ignoré dans les médias de masse, c’est la demande par l’élite globale qu’on établit une devise globale. « L’Europe veut présenter un plan pour un système de devise mondiale », selon Agence France Presse.
« Une autre sujet dans le monde de demain est celui des grandes devises » a dit Sarkozy le 16 Octobre selon Reuters. Toute discussion ne serait qu’académique, vu que l’élite régnante a décidée il y a longtemps de forcer l’arrivée d’une devise mondiale. En fait, une devise mondiale est le noyau de leur plan pour dominer le monde. Maîtriser la monnaie, et vous maîtriserez le destin des états, vous élimineriez la souveraineté nationale.
« La maîtrise de l’argent et du crédit frappe au cœur même de la souveraineté nationale » a observé AW Clausen, l’ancien président de Bank of America.
En tant que professeur à l’université de Georgetown, et historien du CFR, Carroll Quigley a dit que le but des familles des banquiers et de leurs subordonnés consiste a « créer un système de contrôle financier dans des mains privées, qui peuvent dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale. En gros… contrôler les banques centrales du monde d’une façon synchronisée par des accords secrets au terme de réunions privées et de conférences fréquentes. »
Il reste à voir si l’UE réalisera sa « solution » à la crise économique du monde. En 2007, Robert Mundell, « le père de l’euro » a noté que « la réforme monétaire internationale ne deviendrait possible qu’en réponse à la menace d’une crise globale. » Certainement, l’élite réelle mondiale a commanditée une crise globale appropriée et maintenant ils s’engageront pour établir une devise globale et par la suite un gouvernement global.



