vince Le 03/02/2013 à 16:11 Question : il y a quelques temps, un message britanique (à priori complet) crypté datant de la seconde guerre mondiale a été déclaré "impossible à décrypter". J'aimerai comprendre comment c'est envisageable vu que les "algos" de l'armée à l'époque étaient connus et qu'il ne manque en gros que la clé (donc de la bruteforce devrait permettre de la casser)...
vince Le 03/02/2013 à 16:15 On est daccord, mais dans ce cas, c'est pas "impossible" c'est juste "foutrement long"
Non. Si la clef est aussi longue que le texte, ce n'est pas possible de découvrir le texte d'origine, même avec un chiffrement de Vigenère tout bête.

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<Vertyos> un poil plus mais elle suce bien quand même la mienne ^^
<Sabrina`> tinkiete flan c juste qu'ils sont jaloux que je te trouve aussi appétissant
Les algos ne sont peut-être pas tous connus justement (ou ils ont été paumés/oubliés).
EDIT : cross avec Flanker, c'est peut-être un one-time pad tout bête, avec une clé paumée depuis longtemps.

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GT TurboIl me semble que c'était lié à une histoire de datation, genre le code n'était valable que si l'on savait quand il a été écrit, et une info s'est perdue... On trouvait des articles à ce sujet, ça doit encore être en ligne.

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Flanker a donné la bonne raison. La clé a été perdue ou volontairement détruite et elle a au moins la taille du message, ce qui fait que le message pourrait être totalement n'importe quoi, on n'a aucun moyen de savoir sans la clé. (Principe du One-Time Pad comme dit justement Zerosquare.)
La cryptanalyse ne peut fonctionner que si l'algorithme a des défauts (pour un One-Time Pad, en général, l'algorithme naïf (genre Vigenère ou XOR) est le meilleur!) et/ou si la clé est plus courte que le message (et là, ça dépend de l'algorithme si la cryptanalyse est faisable ou non, et c'est dans ce cas-là que les algorithmes complexes peuvent être utiles).
Enigma était facile à déchiffrer parce que les clés étaient très courtes et l'algorithme avait des défauts évidents.
Enigma est aussi lié à une source, hein ^^
C'est du chiffrement symétrique, qui est simplement bien plus élaboré que le Vigenère. Pour casser Enigma, il fallait donc deux choses :
- connaître la méthode de chiffrement (donc obtenir un exemplaire de la machine)
- connaître la clef qui changeait chaque jour (et c'est sur ça que les gens passaient du temps toute la journée, après avoir compris l'analyse à faire pour la trouver)

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<Vertyos> un poil plus mais elle suce bien quand même la mienne ^^
<Sabrina`> tinkiete flan c juste qu'ils sont jaloux que je te trouve aussi appétissant
Une erreur de manipulation de deux opérateurs avait aidé le déchiffrage d'Enigma, mais ce qui a le plus aidé, c'est de capturer une machine Enigma en état de fonctionnement...
Mais avoir une Enigma complète (et il y en a eu plusieurs, en fait, vu qu'il y a eu plusieurs versions) ne suffit pas, il faut déterminer la clef comme pour Vigenère.

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<Vertyos> un poil plus mais elle suce bien quand même la mienne ^^
<Sabrina`> tinkiete flan c juste qu'ils sont jaloux que je te trouve aussi appétissant
À chercher la toute petite bête, qu'est ce qui est le plus léger en terme de ressource pour rendre un nombre négatif (sans qu'il soit nécessairement positif) entre une condition et un calcul ?
if(nb > 0) nb*=-1;
nb=√(nb²)*-1;

« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »
— Legion, geth trolleur à portée galactique
Pen^2 Le 04/02/2013 à 15:40 PS : if (nb > 0 ) nb= -nb me semble mieux que la multiplication (et nb=-abs(nb) potentiellement encore mieux s'il y a des optimisations intelligentes)
Si la racine carrée est lourde, on peut utiliser n'importe quelle autre fonction mathématique qui pourrait être plus légère (comme abs()) pour rivaliser, en se basant sur des fonctions qui existent dans la majorité des langages.
L'idée est surtout : qu'est ce qui est le plus rapide, la condition avec opération simple ou une seule opération intégrant les nombres négatifs ?

« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »
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Pen^2 Le 04/02/2013 à 15:46 bah oui mais tu peux pas vraiment répondre dans le vide comme ça : ça dépend de la fonction (abs est sans doute une macro et quasi immédiate quand la racine est une fonction compliquée), du processeur (sur un proc récent la condition/saut ne coûte pas grand chose), etc.
very Le 04/02/2013 à 22:00 enfin si abs() est bien codé il doit utiliser ce genre de méthode, justement. (enfin j'ai rien contre réinventer la roue mais bon )
«Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.» - Sören Kierkegaard
La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec.