Hippo> contre-exemple au
./124: certains agriculteurs (particulièrement mexicains) ont abandonné les pesticides au profit de la lutte biologique.
Comment qu'ils font ? Ils utilisent des espèces parasites de leur parasites.
D'où qu'elles viennent ces espèces ? De la faune locale, ou d'une faune exogène mais d'écosystème similaire.
Les conséquences ? Pour la faune endogène, absolument nulle (c'est normal, ça a toujours été là), pour l'exogène, faible, en autant que le choix des espèces ait été fait soigneusement.
Pour ceux qui ne voudraient pas prendre de risques avec l'introduction d'espèces étrangères (même de façon controlée-du moins à notre échelle-, hein, pas comme en Australie), ils pourraient rester aux pesticides. Comment réduire la pollution alors ?
Maintenant, on a pratiquement autant d'insecticides que d'insectes; il suffit de changer la méthode de lutte traditionnelle (une tonne de la même saloperie, pour se rendre compte qu'au bout de 10 ans les insectes y sont devenus résistants, ce qui demande à hausser les quantités, ou d'en crééer un autre), en partant d'un principe mathématique tout con: la probabilité qu'un insecte soit résistant à plusieurs insecticides à la fois est beaucoup moindre que celle qu'il le soit au DDT seul (exemple). Donc une partie de la solution: utiliser des mélanges d'insecticides (ou pesticides en général), les quantités nécessaires seront bien moindres.
Et histoire de compliquer la survie du parasite, il est encore mieux d'avoir des mélanges dont les proportions des constituants varient d'un champ à son voisin, d'un épandage à celui de l'année suivante. Et ça permet de réduire encore les quantités à appliquer.
Finalement, il faut tenir compte du coût-bénéfice: bien souvent les agriculteurs traditionnels des pays développés consacrent toute leur énergie à l'anéantissement total de parasites éventuels, par l'épandage justement de grosses qttés de pesticides. Or, ça coûte cher, très cher, pas juste en terme d'environnement. Il vaudrait mieux évaluer l'impact d'une population de parasites sur la récolte d'une année, et de vérifier si les pertes encourues dépassent ou non ce qu'il en coûterait de tout "désinfecter".
Si ça dépasse pas, on laisse pisser (ce qui facilitera la lutte l'année suivante, si le besoin s'en fait sentir), si ça dépasse, on applique de petites quantités de mélange (ce qui reste moins cher).
En gros à quoi ça revient tout ça ? Remplacer la frappe préventive telle qu'elle est actuellement effectuée par des frappes curatives au vu des conséquences économiques, bien moins dommageables et plus économiques. Mais évidemment ça demande un suivi plus régulier des champs, mais l'inconvénient est maigre.
Bref, la solution ne réside pas uniquement dans des OGM largués de façon incontrôlée dans le seul but de se faire du blé le plus vite possible ss souci des conséquencesé