iwannabeasushi (./18854) :
de P. Bruckner
Ouh la la je crois que je vais éviter, hein.
iwannabeasushi (./18854) :
Pour quelqu'un qui se gargarise de la grandeur de la France (acquise on le sait par le pacifisme et l'amour du prochain)
La grandeur de la France n'a pas été acquise en envoyant nos soldats mourir en vain dans un théâtre qui ne nous concerne pas, pour marquer notre vassalité vis à vis d'une puissance étrangère.
La guerre en Afghanistan, bon d'abord on peut évacuer les "terroristes", le "joug des talibans", les "civils innocents", "les écoles qu'on construit pour les petites filles" et autres calembredaines pour amateurs de bisounours, ce n'est pas comme ça que fonctionne la politique internationale.
Nil (./18855) :
Bah la guerre en Afghanistan est l'exemple typique que la néoguerre est un concept qui n'a pas duré mais qu'on essaye d'entretenir autant que possible afin de masquer l'idée qu'on est entré dans une nouvelle phase : une paléoguerre sans ennemi évident, ce qui est peu ou prou la situation internationale que décrit George Orwell dans 1984 (il y a un ennemi ; qui il est dans les faits n'a pas d'intérêt, il faut juste entretenir l'idée d'une guerre lointaine, incompréhensible pour la plupart des gens, où alliés et ennemis sont substituables à loisir).
- Il n'y a pas de buts de guerre. En 2001 il y en avait un clair, mais très vite il y a eu un enlisement politique. Se placer dans une situation où l'on mène une guerre inutile que l'on ne peut pas arrêter sous peine de perdre la face, voilà le résultat d'un politique incompétente (ou malveillante).
- Il n'y a aucun enjeu. L'avenir du monde ne passe pas par une poignée d'éleveurs de chèvres sous développés paumés dans les montagnes d'Asie Centrale. La Chine, l'Iran, le Pakistan et quelques autres *stans y ont quelques intérêts, mais les États-Unis? La France?
Le prolongement de la guerre d'Afghanistan est le résultat de la préférence pour la guerre de la politique américaine contemporaine. Les États-Unis continuent leur politique de militarisme théâtral commencée dans les années 90. Il s'agit pour les américains de tester leur leadership et d'entretenir leur rôle de protecteur dans un monde où le danger international est historiquement bas.
se plaindre que la guerre n'est pas aussi propre
Que la guerre en général ne soit pas propre je m'en fous (en fin pas vraiment mais c'est dans l'ordre des choses).
Que la guerre "humanitaire" (cette négation du droit) soit une saloperie sanglante, voilà qui doit être bien clair, pour aider à virer ce concept absurde qui envahit les pratiques internationales depuis les années 80.
Yoshi Noir (./18857) :
OK, donc au lendemain du 11 septembre, tu aurais préféré qu'on passe l'éponge sur les 3.000 morts, envoyant du coup un signal fort aux terroristes qu'on ne viendra pas aller les embêter, leur permettant du coup de continuer à planifier des crimes ?
Bon déjà si tu veux réfléchir correctement dans le domaine international, il faut virer tous les présupposés moraux qui tu traînes dans ton vocabulaire ("crimes") et s'interroger sur les représentations des acteurs.
Peux-tu ignorer le sort du pays lors de son départ éventuel ?
Pfouu mais c'est tellement puéril.
Nous sommes les envahisseurs et nous sommes les tortionnaires.
Prétexter qu'on doit rester mettre des pansements aux afghans après leur avoir balancé des bombes, c'est rajouter l'ignominie à la brutalité. C'est aux afghans de nous foutre dehors (ça va peut être pas tarder et ça fera du bien à la situation internationale) et de s'occuper d'eux mêmes.
Sinon, si l'Afghanistan est un tel bourbier, c'est parce que y'avait le Deubeuliou tellement obnubilé par l'Irak qu'il a quasiment dilapidé
W était un incompétent. Comme effet collatéral bénéfique, il a fragilisé l'empire.
Obama est un ennemi plus dangereux parce que lui est compétent.
le budget qui aurait pu être consacré au déploiement des boys. Au lieu de cela, on a protégé tant bien que mal Kaboul et les Taliban ont pu tranquillement se réinstaller dans le sud-ouest du pays.
De toute façon ils n'avaient pas les capacités de faire mieux.