et ces intérêts représentent des sommes fabuleuses.
Pas du tout, fais le calcul.
Quelques pourcents de quelques milliards d'euros, ce ne sont que quelques dizaines de millions d'euros par an en tout... et des établissements d'enseignement/recherche qui auraient besoin d'une augmentation de crédits (ou d'une politique de dépense plus intelligente, et de moins de bureaucratie), il y en a plusieurs centaines. Autrement dit, le "grand emprunt" apporterait
quelques centaines de milliers d'euros par établissement par an. Le grand emprunt, tel qu'ils veulent l'implémenter, est
une vaste blague, et le décalage entre le joli effet d'annonce et la réalité est immense.
La France est assez bas dans le classement des pays par ordre décroissant du pourcentage du PIB consacré à la recherche. Je sais bien que l'argent ne fait pas tout (et aussi que le PIB n'est qu'une mesure partielle de la "richesse" d'un pays), mais il est évident que ça aide... Et comme en France, on est globalement mauvais pour la valorisation de la recherche, faut pas trop compter sur le privé pour fournir plus de sous...
Emprunter un peu plus, et donner le surplus de manière assez rapide aux établissements - ça pourrait peut-être aider. Mais en laissant les seuls intérêts accessibles, ce sont des miettes.
Et

le post de Sally qui précède le mien (cross), ainsi que celui qui le suit.
Des labos de recherche publics, j'en ai fréquenté deux pendant mes études, ça fait presque trois ans et demi que j'y travaille, et je discute avec d'autres personnes. J'ai vu, ou entendu, un certain nombre de choses - et Sally aussi, certainement 