RaZ :
{...]Alors que sur Atari, 10 ans après on continuer a ramer lourd des deux bras pour faire passer le code a travers la passoire du hardware retrograde qui compose la base de nos machines.
Il ne dit pas que c'est mal, il constate juste qu'on est à la ramasse, point barre.
Sans compter que... allez, j'me lance, j'vous explique mon sentiment. Depuis des lustres, les Ataristes se comportent comme des goujats prétentieux vis-à-vis des autres plateformes. Je vais faire une comparaison avec la politique.
Les Ataristes sont comme des communistes qui s'autopersuades constement que leur parti politique, c'est le meilleur, c'est l'idéal et la panacée, et que ceux qui ne se convertissent pas sont de gros nuls. Arrongance et aveuglement.
J'en faisait parti, jusqu'au moment où j'ai acheté mon Falcon grace en partie à l'héritage de ma grand mère. Mon Atari ST m'avait jusque là apporté beaucoup de satisfaction, mais je sentait que j'arrivais à un moment charnière, il me fallait prendre un autre essort. On était en 1995, les PC avaient bien évolués, les Mac avaient de bonnes caractéristiques (quoique très cher), et le Falcon avait la cote auprès des Ataristes passionnés.
Je venais de terminer 2 ans en internat, de 1993 à 1994) où j'avais eu l'opportunité de travailler sur des 386 et les dernier 486 à 33 MHz et 8 MiB de mémoire. J'avais donc un bon aperçu des capacités de ces machines, et je oit bien l'avouer, rivalisait déjà sans complexe sous Windows 3.11 avec l'environnement TOS et GEM que je connaissait si bien.
Pendant ces deux ans (1993-1994 donc), je retournais tous les week-end chez moi, et passait la plupart de mes soirée chez un ami dont le père s'était acheté un 486 DX2 66 MHz, configuration royale pour l'époque. Je me rapelle les soirée à jouer à Indiana Jones Fate of Atlantis, Eternam, Eye of the Bolder, X-Wing, Stunt Island, mais surtout Doom. C'est avec lui que je serais allé au forum des applications Atari à Levallois-Peret, et c'est lui qui m'aura convaincu au final de prendre un Falcon, bien qu'il connaissait majoritairement les PC.
J'ai donc eu mon super Falcon030 avec son "super DSP" qui était sensé pallier à tous les défauts de la machine, faire de la 3D mappée, de la synthèse vocale, etc... La plus grosse suprise, je dirais plutôt la plus grosse déception, ça aura été au premier démarrage : quelle LEN-TEUR ! Le Falcon ramait littéralement face au ST. Une loque finie, quasiment inexploitable, chaque ouverture ou fermeture de fenetre se soldait invariablement par une petite animation des plus inutile qui ralentissait l'utilisation globale de la machine. Navrant.
Alors je me suis demandé à ce moment si j'avais bien fait, ayant connu des PC à 33 MHz dont je m'était laissé convaincre par mes pairs ataristes que ce n'était que des bouzes qui n'équivalaient qu'à un Falcon à 8 MHz. Forcément, c'est de notoriété publique, Intel, ça suxxx ! Mais quand même, là, je ne comprenait plus rien. J'avais sur des 386 DX 25 MHz réussi à imprimer sans problème, fait du réseau local (pas encore InterNet à ce moment là) sans aucun problème.
Or sur mon "super Falcon030" qui avancait plus lentement qu'un escargot dans le coma, j'avais essayé de brancher l'imprimante du PC à mon copain (en parallèle, l'USB n'avais pas encore cours), mais pas moyen d'imprimer quoi que ce soit. Sauf du texte brut avec séquences d'échappement epson, autant dire ridicule. Sur les PC de l'école, j'imprimait invariablement des images et du texte formaté, sans forcément avoir besoin d'un logiciel particulier. Où était donc cette soit disans supériorité d'ergonomie et cette expérience inoubliable que le Falcon était sensé apporter ?
J'aimais bien les démos, et j'avais eu l'imporession que les quelques unes qu'on trouvait alors sur Falcon030 rendait honneur à ma machine si chèrement acquise. C'est alors que mon copain réussit à mettre la main sur quelques unes pour son PC, connaissant ma passion (n'oublieez pas qu'à ce moment, c'était des échanges de disquettes dans les cours de récré, pas d'internet, et de trop rares connectés à des BBS). Et là je dois dire : LA CLAQUE ! Mais vraiment l'UPERCUT !
Sur une pauv' Intel suxx de machine sensée n'être qu'une daube à l'esprit d'un atariste fanatique, la démo faisait des trucs tout simplement et visiblement hors de portée de mon Falcon030, et ce malgré son "super DSP". Un seul mot ne me venait à l'esprit : RESPECT !
Les Ataristes fanatiques ne faisait que continuer à se persuader que leur machines étaient dépourvue de tares, un super processeur 68030, une mémoire non paginée, un son PCM à 50 KHz (mieux qu'un CD), un "super DSP", forcément ça ne pouvait qu'écraser les autres bouzeux. Mais là, chez mon copain, devant mes yeux s'étalait une miriade de couleurs, des objetx en 3D texturés et illuminés, le tout agrémentée par une musique à faire pleurer Djam ou 505.
Et ces gars, il avaient réussis à faire quelque chose de cet 'Intel suxxx', à maitriser la mémoire paginée, haute, étendue, etc... Il faisaient fi de la carte graphique et avaient écrits leur propres accesseurs VBE, et que tu avais une carte Adlib, Rolland ou sound blaster, ça marchait impec' ! Qu'avait donc au final le Falcon030 pour lui ?
Alors je l'excusa, il n'avait à ce moment que 4 MiB (quelle dérision quand on y pense, c'est tout juste exploitable, sur PC on pouvait au moins rajouter 40 MiB de mémoire virtuelle). Mais après l'achat de mon extension 14 MiB, je ne pu me sentir qu'un peut plus confortable dans le chargement de mes applications et des données idoines, mais mon Falcon030 ramait toujours autant.
Alors on me conseilla NVDI (alors en version 3 ou 4, je ne sait plus) à 600 francs, une carte accélératrice à 2500 francs, etc... Sauf qu'étant étudiant, je n'avais plus un rond, et je ne voyait surtout pas ce que pouvait m'offrir ces extensions couteuses. Mon Falcon030 'multimédia' était incapable d'être utilisé confortablement, n'imprimait pas, était un enfer à configurer (je vous raconte pas les prises de tête avec AUTOSORT), demandais une plétore de logiciels TSR et ACCS pour être un rien plus confortable (WINX, EDISON, DESKPIC, etc...).
Tout ça pour finir par acheter mon premier PC en 2002 pour mon nouveau job, programmation sous... Windows, et oui ! Mais plutôt que de penser être tomber bien bas, j'eu alors l'opportunité de découvrir un monde qui m'avait été 'interdit'" jusque là, me sentant presque accusé de félonie. Mon 'pauvre' Athlon Palomino (et oui, pas un Intel, un méchant réflexe) 1700+, une carte Matrox G550, un peu de mémoire, et zou...
Internet fluide, impression sans soucis, programmation objet confortable, lecture de DVD et DivX, pourquoi m'étais-je interdit tout ça depuis si longtemps ? Parce que 'Intell suxxx' avec sa mémoire partagée, son Norton Commander, etc ? Tssss, fini l'aveuglement sectaire imbécile, il n'y a pas que des cons sur les plateformes concurrentes, et je m'en était rendu compte dès 93-94. Il aura quand même fallu 8 ans pour que franchisse le cap à mon tour.
En 2003, j'ai eu l'occasion de trouver une CT60 d'okaz à pas trop cher, j'étais content, j'allais pouvoir 'enfin' utiliser mon Falcon030 avec tout le confort que je rèvais depuis si longtemps, et je l'espèrait, avec un confort au moins similaire à mon PC. Pour faire bien, je mis 256 MiB de mémoire dessus. Et bien que nénni, si on ouvrait enfin une image JPEG en 3 secondes au lieu de 30, ça restait très instable (parait que NVDI corrige ça), et le système d'exploitation du Falcon030 (TOS 4.02) restait invariablement monotache. NeoN ou Apex n'en profitaient pas et plantent au démarrage (comme bon nombre d'autre logiciels). J'essayait alors le super système MultiTOS vendu avec le Falcon que j'avais presque immédiatement remisé tellement c'était ridicule sur un Falcon de base, mais pareil, plantage.
Alors je compris définitivement qu'Atari avait eu raison de disparaitre, parce qu'en nous faisant croire qu'on avait plein pouvoir quand on a une machine qui permet que "tout ce qui communique communique", mais qui nous placait invariablement dans la préhistoire de l'informatique, alors que la lutte PC et Mac (et Amiga sous l'égide Escom/Gateway) battait son plein, c'était quand même bien dérisoire.
Alors quand de nos jours, on se dis que c'est super de faire du syncscroll et de l'overscan, que ça révolutionne le monde, sur une machine qui offre théoriquement tant de facilités qu'il n'y a aucun honneur à avoir, alors qu'une plateforme aussi mal foutue que le PC à fait tourner des truc aussi fous que Wing Commander (sorti en 1990 sur PC à partir d'un 286 à 12 MHz et 640 KiB de mémoire) alors qu'on en est ENCORE AUJOURD'HUI infoutu, 16 ans après, de faire pareil, même avec une CT63 boostée, ça me fait HONTE !
J'ai HONTE d'avoir été aussi aveugle et aussi imbécilement partisant. Alors depuis 2002, oui, je me suis converti à la démocratie libérale, et ça a du bon, marre de me battre contre les fantomes d'un parti désuèts et depuis longtemps renversé. Après tout, y'a que les cons qui changent pas d'avis !
Alors voilà, j'arrives au terme de mon discours, tout ça pour dire qu'on a jamais eu vraiment d'excuses (suivant les arguments des Ataristes concernant l'architecture idéale de leurs machines) pour avoir aussi bien, sinon mieux que ce qu'on pouvait trouver sur les plateformes concurrentes !
Comparez donc un Moon Speeder à un Wipe Out, Sheer Agony à un Call of Chtulhu, un GEM 3.4 à un WorkBench ou Windows 3.11, et vous comprendrez où je veux en venir. Sur des machines plus mal foutues que les notres, il y avait mieux, BEAUCOUP mieux, en OS, jeux, démos, etc... A partir de là, pourquoi vouloir tant péréniser une plateforme aussi... minable ?
Kochise
EDIT : Oula, je viens de poster et m'apercevoir que j'ai pondu un roman. Y'a pas, ch'us en forme, je pourrais presque tenir toutes les rubriques d'un fanzine à moi tout seul

Ah oui, vrai, je le faisait à l'IUT !