Heu depuis deux pages vous parlez de libéralisme et de socialisme sans aborder le keynesianisme. C'est pas un peu bizarre comme approche?
Allez un petit article wikipedia c'est facile et rapide à trouver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Keyn%C3%A9sianisme
D'après moi en France mis à part quelques énargumène comme Madelin il n'y a pas de libéraux. De l'UMP au PCF tous abordent l'économie du point de vue de la régulation par l'Etat du marché (sécu sociale, RMI, indemnités de chômage, relative gratuité des études; aides au logement...). Personne, pas même à l'UMP ou au PCF ne parle de modifier cette approche. D'où peut-être le sentiment de la part des citoyens que les politiques sont tous pareils. Sarko ou Sego au fond ça revient au même. Les seuls différences étant dans les nuances, et les nuances ce n'est pas spéctaculaire comme prôner la révolution bolchevique ou mettre la priorité aux français

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Pour moi le fait le plus important concernant l'économie est le phénomène de la mondialisation qui a deux conséquences principales:
-des entreprises plus puissantes que les Etats
- la mise en concurence des systèmes fiscaux des Etats (le capital va là où cela rapporte le plus)
Par exemple il est impossible de supprimer l'énorme pression fiscale sur les salaires (payée en grande partie par l'entreprise). Dans le système actuel il suffit de réduire la masse salariale pour augmenter rapidement les profits (grâce aux gains de productivité, l'externalisation des activités (sous traitance) et le recoure aux intérimaires. Dans un système où les bénéfices des entreprises sont fortement taxés (à la place des charges patronales sur les salaires) il est plus difficile d'accroître la productivité du capital. Donc dans une économie mondiale si l'on décide de taxer fortement les profits pour défavoriser les activités qui ne génère pas d'emploi (c'était quand même ce qu'on leur demandait à la base) les capitaux se font la maloum. De plus on défavorise l'augmentation des salaires au profit de la rémunération du capital alors même qu'on sait qu'une forte part de la valeur ajouté versée aux salariés favorise la croissance (et donc une meilleur rémunération du capital à moyen terme)
De façon générale dans une économie mondialisée les Etats se font concurences pour réduire au maximum la pression fiscale sur l'entreprise. D'où la privatisation des entreprises publiques et toute la politique que l'on dit libérale.
Mais ces politiques dites libérales ne sont pas faite par convictions mais contraint et forcé (sinon le capital et l'emploi se fait la mal chez le voisin).
Un levié puissant fasse à cette mondialisation aurait été une Europe élargie et sociale mais faute de consensus il n'y en aura pas. Et ce pour le plus grand bonheur des personnes détenant le "capital" et tenant d'une politique libérale.
Alors pour qui voter?
Pour les grands partis interventionnistes qui ne peuvent mettre en place leur politique fétish? Pour des partis révolutionnaires qui ne savent même pas ce qu'être libre veux dire? Pour Le Pen-c'est-de-la-faute-aux-étrangers?
Comme je suis plus préoccupé par l'environnement que les questions économiques au sens large (de toute façon y'a rien à espérer de ce côté là) alors je voterai pour Hulot ou un candidat qui propose des réformes sérieuses pour réduire l'ampleur du règlement climatique (taxes CO2 etc...). Il n'y a guère là que je peux exprimer un choix politique important. Et puis j'ai pas peur de me faire agresser par les jeunes des banlieux.
Sinon sans doute Bayrou (bah oui l'UDF c'est le parti des cadres

), mais sans illusion sur la porté de ce choix.
édith: coup de gueule sur l'ENA
Quand à l'ENA, quand on sait que les profs qui font passer les concours préparent les élèves de science po Paris au concours de l'ENA. Que les profs des grandes prépa parisienne font passer les examens d'entré à Science Po Paris, on peut emmètre quelques doutes vis à vis de la pertinence de ce système et des abus qui en résultent.