iwannabeasushi (./3249) :
Et tes questions sur le sens de la vie, c'est bien joli, mais n'est pas Hegel qui veut.
Et bien c'est quand même (de manière inconsciente, ressentie, souvent non formulée, vaguement sentie ) ça qui fait la société et l'évolution de la société. Et on ne peut pas comprendre le mouvement de société de
pénalisation (du conducteur, du fumeur, de l'homophobe, du négationniste, etc. ) sans ça. C'est le point centrale, le ressenti et la "psychologie" de l'époque.
Sinon on reste dans des débats éternels qui de toute façon n'éclaireront rien (sauf peut-être notre conception personnelle de certaines valeurs )
iwannabeasushi (./3249) :
Non mais tu m'excuseras si je ne mets pas sur un même plan une contravention de 90€ et le retrait de 2 points sur ton permis face à la peine de mort..
-c'est une question de méthode: l'argumentation "par l'émotion pure" (ie sans aller plus loin): "ho oui y'a trois morts bhouuu pleurons ensemble et ça mérite donc de tout faire pour y remédier" n'est pas une argumentation sérieuse (raisonnable, qui utilise la raison), c'est le effectivement le niveau zéro du débat intellectuel, je n'y peut rien. (en fait, ça en appelle juste aux instincts primaires, justifie tous les moyens par la fin, etc. )
-y'a des gens qui perdent leur permis (et donc leur travail
1 ), d'autres qui vont 6 mois en prison ferme (sans avoir tué personne ), y'a une mentalité d'oppression qui est infernale (se sentir surveillé
et déresponsabilisé tout le temps.), etc. Bref, ce n'est pas la peine de mort, mais ça a des conséquences. (c'est d'ailleurs bien sur les conséquences de la répression que vous comptez..... donc bon.... )
iwannabeasushi (./3249) :
C'est le choix de la sévérité qui a fait baisser le nombre d'accidents. Tu es totalement à côté de la plaque là.
Non. Non. Non. Jette un oeil sur les chiffres ? Regarde la baisse "spécifique" au moment du "choix de la sévérité" ? une légère inflexion. La baisse linéaire depuis 1990 a à peine été légèrement infléchie, à un moment.
Et puis visiblement, selon les expériences dans les autres pays, ce qu'on a gagné au début est assez vite reperdu, au moins en partie....
En situation stable, (ie prendre un pays répressif depuis longtemps, type USA, et un laxiste depuis longtemps. ), il n'y a même pas de corrélation évidente...
M'enfin bon l'efficacité de ce genre de moyens est un autre débat. C'est la nature même de ces moyens qui devrait les faire refuser.
iwannabeasushi (./3249) :
Ce que tu décris, c'est le poujadisme, et tu en es un bel exemplaire.
Eh bien en fait des élites comme toi ("bon le peuple c'est gentil mais les trucs sérieux comme la peine de mort ou l'Europe, c'est trop important pour qu'on le laisse décider, et puis de toute façon y'a pas de vrai choix à faire puisque c'est le Bien. Au laisse au peuple juste les choix entre propositions raisonnables" ) amènera naturellement les gens du peuple à ne plus croire en la démocratie, et encore moins en leur élites (j'emploie le futur, mais bon... )
Et après de s'exclamer: "du poujadisme ! ces salauds n'ont pas compris qu'on avait fait leur Bien ! après tout ce qu'on a fait ! etc. etc.". Tu me fais penser aux socialistes en 2002... Quand "l'élite" trahit le peuple, la réaction "poujadiste" est tout à fait normale. (le problème, aujourd'hui, c'est que comme le peuple s'est trahit lui-même ce n'est même plus possible. ). Poujade a d'ailleurs amené De Gaule, et les gens qui votaient poujade n'attendaient que ça.
(sinon je suis critique sur tout: les élites, le peuple, toi, moi, la vie, les femmes, les hommes, l'Amérique, etc. Pas pour ça qu'il faut me taxer de poujadisme, élitisme aristocrate, misanthrope, misogyne, androgyne, anti-américanisme primaire, etc. C'est le principe de la réflexion honnête, d'être critique. Mais l'époque fait -et t'en est assez représentatif - que l'on ne peut plus être critique sur rien, sauf sur les vielles valeurs déjà tombés en ruines (patriarcat, église, machisme, nazisme, fumeurs, chasseurs, etc.) )