./1767 > quand on voit le faible taux de reproductibilité des expériences dans des domaines normalement sérieux comme la pharmacologie, on se dit en effet que les "expériences" en "sciences sociales", souvent menées par des gens engagés politiquement, sont pour le moins hasardeuses. (d'ailleurs ils acceptent des papiers générés aléatoirement par ordi... ... ... )
ça ne veut pas dire que ce soit un domaine inintéressant, mais je pense que le coté "scientifique" est très sur-évalué. D'ailleurs ce sont surement ceux qui ont des approches non-scientifiques (au sens expérimentation, et non pas sérieux de la documentation) qui laisseront le plus de traces (de Gustave Le Bon à René Girard en passant par Claude Lévi-Strauss et Foucault )
Nil (./1764) :
En l'occurrence, ce n'est pas que ce que tu dis : les femmes se font effectivement couper la parole plus souvent, et ont du mal à la reprendre. C'est un problème social, mais qui a aussi une explication acoustique : avec une voix privée de fréquences basses, une femme qui (re)prend la parole ne va pas arriver à interrompre le signal de son interlocuteur masculin. Du coup, on peut ne même pas se rendre compte qu'on est en train de monopoliser la parole.
Parfois, la nature est bien faite.
Arvi89 (./1765) :
Bah je ne suis absolument pas d'accord. Les femmes qui coupent la parole c'est autant que les hommes pour moi, et un mec qui coupe la parole, il ne va pas le faire juste parce que c'est une femme en face, il le ferait avec tout le monde. Là ça fait juste passer les femmes pour des êtres faibles qu'il faut protéger contre les méchants hommes.
C'est vrai que c'est une tendance lourde du féminisme médiatique. Je pense que ça rentre dans le cadre plus large de la culpabilisation du mâle blanc hétéro occidental, responsable de taux les maux du monde depuis la création (cf.
White guilt,
white privilege, et
male privilege ). ça va avec une tentative de "communautariser" les femmes ( cf. élection américaine actuelle)
Le truc c'est que l'idée sous-jacente est tout-à-fait anti-féministe au sens noble, puisque ça revient à considérer les hommes comme plus forts (et brutaux, bêtes, méchants, abusifs, bref coupables ) et les femmes comme des victimes innocentes par essence, faibles et incapables de s'opposer (ou de dompter le mâle, etc. ). Dans cette logique, ce genre de message sexiste essaye théoriquement de ré-éduquer les mâles...
En pratique j'ai plutôt l'impression que ça renforce les (mauvais) stéréotypes, expliquant aux femmes qu'elles sont par essence des victimes qui ne peuvent rien faire... et aux mecs abusifs que les femmes sont des victimes faciles, les agresseurs ne se font condamner que 1% du temps quand elles se font violer, allez-y, c'est open. C'est vraiment un féminisme à chier, qui a probablement pour conséquence d'augmenter les viols, agressions sexuelles, etc.
En gros on se plaint des préjugées pour apprendre aux femmes à se plaindre et à pleurnicher plutôt qu'à se défendre. Et à regarder d'un œil suspect tout homme, dont la bête immonde peut toujorus se réveiller, etc. Bref faut pas apprendre à se défendre, mais psychoter h24 sur tout le monde... super idée... vraiment ... ça va dans le bon sens notre société...