very Le 31/01/2009 à 21:04 M. Wherry dit : « Pete, ne nous laissons pas emporter par nos émotions. C’est une discussion, pas un
affrontement. Je voulais donc vous dire que vous n’êtes pas conscient de l’ampleur du plan à l’oeuvre
aujourd’hui dans les Etats Unis qui vise à contenir et contrôler les nègres.
« Cette vaste planification est dans les mains compétentes des leaders libéraux blancs. Ce sont eux
qui, avec leur maîtrise des émotions basiques, leur analyse en profondeur de la psychologie nègre, ont la
possibilité de projeter une image compréhensive et miséricordieuse.
« Il est vital pour les pasteurs nègres harcelés, assiégés, et les autres leaders noirs d’avoir la
possibilité de faire appel à eux. Pete, un mot de six lettres est la clef de voûte de ce grand oeuvre.
« Ce mot c’est "espoir". Cela veut dire que l’on croit pouvoir atteindre ce que l’on désire.
L’organisme humain quand il en est privé peut devenir imprévisible, destructeur, meurtrier. Pete, les
libéraux sont conscients que les masses nègres espèrent s’échapper des ghettos.
« Elles veulent se répandre dans le sein de la vie américaine et le polluer par leur esprit porté au
crime et à la convoitise de nos femmes. Ils veulent être sur un pied d’égalité avec nous. Ils veulent oublier
leur noirceur aux dépens de notre culture et de notre intimité. Ils veulent contaminer notre sang anglosaxon.
« Pete, la faute fatale du conservateur consiste à vouloir brutalement et stupidement étrangler l’espoir
chez les nègres. La rigidité de son comportement émotionnel ne lui permet pas de pratiquer les arts
subtils de la tromperie et de la ruse. Ce sont des armes essentielles dans notre stratégie visant à bercer, à
tenir en vie l’espoir chez le nègre sans pour autant céder à ses rêves insensés de liberté. Est-ce que vous
souscrivez à mes idées jusqu’à maintenant, Pete ? » (...) [coupe d’origine]
Les yeux fixes, plissés, du capitaine n’avaient pas quitté le visage affable, lisse, de son interlocuteur
pendant toute cette magnifique leçon de haine.
Le capitaine passa la langue sur ses lèvres et bafouilla :
« Non, Brad, je ne marche pas. Que faites-vous de tous ces négros que vous, les libéraux, vous avez
sortis des ghettos pour leur donner des places dans le gouvernement et dans l’industrie ? Vous, les
libéraux, vous avez mis des cols blancs autour de leurs cous noirs ; nous, les conservateurs, nous n’y
sommes pour rien. Vous avez trahi la race blanche et laissé les négros envahir notre société blanche. »
M. Wherry soupira et dit : « Pete, il est tragique de voir combien vos informations sont inexactes. Il y
a en réalité deux ghettos. L’un est physique, l’autre psychologique. Il est vrai que nous avons sélectionné
certains nègres pour leur faire porter des cols blancs.
« Presque tous se sont évadés physiquement du ghetto, avec notre aide, bien sûr. Nos motifs sont tout
d’abord de renforcer notre image libérale par des campagnes de presse bien orchestrées.
« Deuxièmement, ces nègres que nous semblons libérer sont précisément ceux d’un type peu courant
qui possèdent une intelligence et une formation universitaire. Il nous faut les séparer des masses noires
tourbillonnantes.
« Si nous ne le faisons pas ils pourraient servir à ces masses sans cervelles de têtes pensantes contre
la race blanche. Maintenant, Pete, irais-je trop loin, me suivez-vous encore ? »
Le capitaine semblait comprendre enfin que toutes ses bombes n’étaient que des pétards mouillés. La
sueur coulait sur son front tavelé. Il fit oui d’un signe de tête, l’air accablé. (...) [coupe d’origine]
« Pete, je vous suis reconnaissant de votre compréhension. Voyons que les différences extrêmes entre
le monde nègre et le monde blanc vont nous fournir les moyens de neutraliser et de retirer le venin de ces
évadés en col blanc des ghettos.
« Brièvement décrite, la technique est la suivante. Le nègre libéré, qu’il soit dans la politique ou dans
les affaires, ne va pas entrer dans le monde blanc sans trembler. Ses peurs, son sentiment d’insécurité
viennent de l’apparence insolite, inconnue, de cet étrange nouveau monde.
« Au-delà, bien entendu, agit son fort sentiment d’infériorité même s’il le dissimule bien. Il éprouve le
besoin immédiat, pressant, peut-être inconscient de se conformer aux moeurs, au protocole de ce monde
nouveau. Il a une peur mortelle de violer ses codes de façon évidente.
« Sa terreur est que ses protecteurs blancs remarquent ses erreurs et le renvoient dans le ghetto. Il se
contraint à contrôler ses émotions et à se conduire avec patience et urbanité.
« Nous le flattons à mesure qu’il devient plus semblable à nous. Son identité, ses féroces antipathies
raciales, s’il en a, se dissipent, se perdent peu à peu. S’il a du mal à accepter ce moule, nous nous
moquons de lui et nous soulignons son ridicule.
« On ne peut pas se conduire comme un nègre dans un environnement blanc civilisé. Nous écoutons
avec compassion ses demandes, maintenant imprégnées de culpabilité, d’aide pour ses frères noirs dans
les ghettos.
« Nous lui jetons quelques miettes de consolation. Mais bientôt il devient un étranger pour ses frères
noirs et ils commencent à le haïr. Ils comprennent qu’il les a vendus. Il n’a plus de valeur pour eux, il est
inestimable pour nous.
« Il a perdu sa capacité à les diriger pour nous faire mal. Si ce n’est sa négritude, sa façon de penser,
son goût pour le confort individuel en ont fait l’une de nos armes. Il nous aide sans le savoir à mener la
guerre sans concession contre sa propre espèce.
« Il vous faut le pardonner, Pete, si j’ai été quelque peu pédant dans mes explications. Mais je suis
profondément et personnellement impliqué dans ces questions raciales. »
«Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.» - Sören Kierkegaard
La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec.