C'est beaucoup plus compliqué que ça ^^ tu simplifies un concept, kim, c'est pas bien
Si, personnellement, j'avais à répondre à une telle question, j'essayerais de lister toutes les bonnes raisons d'écrire que l'on peut avoir.
Ensuite, je me poserais la question de ce qu'est qu'être écrivain (et c'est là où kim se fourvoie, c'est qu'il parle du concept d'écriture et pas du concept d'écrivain).
Puis, je rangerais les "bonnes raisons que l'on peut avoir d'écrire" dans deux grandes familles : celles qui sont propres aux écrivains qui ont un désir de publication (ou qui ont été publiés à leur insu, ça arrive aussi) et celles qui sont propres aux gens qui écrivent "comme ça" mais sans désir ou volonté d'être publiés.
A mon avis, tu as à travailler sur ce point : un écrivain, c'est quelqu'un pour qui l'étape d'ouverture au public est indispensable. Sans lecteurs, un écrit n'existe pas.
Or, si l'on écrit pour l'unique plaisir d'écrire, pourquoi se faire publier ? (je te laisse essayer de trouver des réponses, je ne vais pas tout faire non plus

)
Bien entendu, le XXème siècle - avec l'Oulipo, (mais aussi une bonne partie du XIXème avec, en particulier, les Parniassiens), a vu naître des mouvements qui prônaient l'art pour l'art (c'est d'ailleurs aussi valable pour d'autres arts, hein). Mais ne peut-on dire qu'à partir du moment où ces mouvements ont menés à des publications, le simple fait d'être publié est une façon de défendre les valeurs auxquelles on croit (ici l'art pour l'art ?).
C'est une question très complexe au final, où l'on peut se rendre compte que l'écrivain, et ce même malgré lui, défend quasi-systématiquement si ce n'est l'ensemble des valeurs auxquelles il croit, du moins sa vision de la littérature contemporaine (ou alors il se trouve en déphasage entre ce qu'il désire et ce qu'il produit, c'est paradoxal, mais ça arrive aussi).