pal0uf (./16169) :
A partir du moment où ils déclenchent une psychose, on peut dire qu'ils l'ont causée, non?
Non, on peut dire que c'est un des facteurs qui l'ont causée (je pense par exemple à des problèmes "en germes" qui, si ils n'éclatent pas à un moment, peuvent éclater plus tard avec un autre déclencheur -- émotionnel, pyscotropique, etc. )
pal0uf (./16175) :
Y a pas deux catégories : consommateurs déséquilibrés Vs non-consommateurs équilibrés. Evidemment les deux groupes ne doivent pas être 'psychologiquement équivalents' mais ça parait évident qu'une consommation chronique de substances psychoactives a des chances de perturber la santé mentale, d'autant plus quand une étude montre une telle corrélation.
Il faudrait aussi regarder le coté positif des différentes drogues de masse : alcool, tabac, cannabis, ( cinéma, porno, séries tv, jeux vidéos... ). Beaucoup de gens se "défoncent" genre une fois par semaine et tiendraient psychologiquement beaucoup moins bien sans ce relâchement régulier. Imaginons la suppression de tous ce petits défouloirs dans une société pour le reste restée identique (toujours aussi aseptisé, contrôlée), combien aurait-on de fous et de dépressifs de plus ?
Orwell avait déjà bien compris que ce sont les petits vices qui fondent l'humanité commune, chaleureuse (vous préférer un pote qui ne dénonce pas la moindre de vos infractions, etc. ), et que les grands nettoyeurs hygiénistes ne sont jamais loin des totalitaires. (d'ailleurs, tonton Hitler.... ), en plus d'être absolument insupportables à vivre en pratique. ( un peu comme une fille frigide )
Il y a aussi une dernière chose à comprendre. Si les gens consomment tant de petites drogues, c'est que nos sociétés modernes en ont en large partie crée la nécessité.
Maintenant, tout cela bien compris, on peut parler des ravages de l'alcoolisme et des psychotropes, OK. Mais n'inversons pas la choses ni ne faisons de plan sur l'impossible. Le paradis n'est pas à portée de l'humanité terrestre.